La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé, jeudi 4 février, à l'occasion de l'assemblée générale de l'organisation patronale, que le contexte économique actuel était "exceptionnellement difficile", et s'est dite "parfois en état de sidération" devant l'ampleur de la crise.jeudi, 05 février 2009
Parisot parfois "sidérée" par la crise
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé, jeudi 4 février, à l'occasion de l'assemblée générale de l'organisation patronale, que le contexte économique actuel était "exceptionnellement difficile", et s'est dite "parfois en état de sidération" devant l'ampleur de la crise."Une politique de l'offre"
Elle a estimé que, face à celle-ci, il fallait "avoir toujours l'approche d'une politique de l'offre, qui favorise l'investissement, l'appareil de production", et s'est dite persuadée que "les solutions ne passent pas par des manifestations mais par un dialogue international fort et par un dialogue social fort". Elle a proposé aux syndicats d'entamer des "délibérations sociales", moins formelle qu'une négociation, sur une nouvelle modernisation du marché du travail et sur la modernisation du paritarisme.
Interrogée sur le message qu'elle souhaite adresser à Nicolas Sarkozy, elle a jugé que "le plus important, c'est que le président fasse de la pédagogie".
"Consternée" par les manifestations
La présidente du Medef s'exprimait également, le matin même, dans La Tribune, où elle se disait notamment "consternée" par les images des manifestations de jeudi dernier: "je sais que tous les investisseurs qui pouvaient être en train de se demander s'ils iraient en France ou ailleurs donneront ce jour là dans leurs délibérations un point négatif à la France".
Laurence Parisot a également critiqué la décision de Barack Obama de limiter à 500.000 dollars (388.600 euros) par an le salaire des dirigeants d'établissements financiers recevant des aides de l'Etat fédéral américain. "C'est le risque que partent des hommes ou des femmes qui sont peut-être pour partie responsables du drame économique actuel. Mais qui sont aussi les plus compétents pour mettre en place les solutions".
Des propos qu'elle a ensuite tempérés en ouverture de l'assemblée générale, en estimant qu'"il n'est pas normal non plus que certains dirigeants qui ont eu une part de responsabilité dans le désastre actuel n'aient pas eux-même dit qu'ils renonçaient à leurs bonus". Une phrase qui visait prioritairement, selon elle, "des dirigeants de quelques établissements financiers américains".
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Le PDG du goupe PSA contesté en pleinne crise économique!
Le président de PSA Peugeot Citroën, Christian Streiff, serait contesté à la tête du groupe par une partie de la famille Peugeot et des cadres de l'entreprise, qui lui reprocheraient un manque de vision stratégique, selon La Tribune du jeudi 5 février.
"Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën suscite la fronde croissante d'une partie de la famille Peugeot, de ses cadres, voire des pouvoirs publics", écrit le quotidien économique. Un homme de terrain interrogé par le quotidien réclame ainsi davantage de rigueur rappelant avoir été habitué avec Jean-Martin Folz (le prédécesseur de Christian Streiff) "à des exposés précis, détaillés et chiffrés".
Certains membres de la famille Peugeot, qui détient 30,27% du capital et 44,87% du droit de vote, s'interrogeraient donc désormais sur le maintien de Christian Streiff à son poste.
Le constructeur automobile s'apprête à annoncer, à l'occasion de la publication de ses résultats le 11 février, un gel de certains projets d'investissements et le report du lancement de nouveaux modèles.
Le climat est aussi tendu du fait que le français rechigne à prendre des engagements sur l'emploi dans le cadre des discussions avec l'Etat sur le plan d'aide à l'industrie automobile.
Vers 10h45 (9h45 GMT), le titre Peugeot perdait 4,09%, à 13,37 euros, dans un marché en baisse de 1,15%.
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Bernard Kouchner : pourquoi on veut m'abattre
Mis en cause par Pierre Péan dans son livre "Le Monde selon K", le ministre des Affaires étrangères se défend.
LE FIGARO.- Comment réagissez vous aux attaques dont vous êtes l'objet. ?
Je suis l'objet de la publication d'un livre calomnieux, d'une entreprise de déstabilisation qui est évidemment politique mais aussi éditoriale. L'auteur du livre est coutumier du fait. Quand on choisit de répondre positivement à l'offre d'un homme, le président de la République, pour lequel j'ai de l'amitié et du respect mais pour lequel je n'ai pas voté, parce qu'ayant voté à gauche toute ma vie (sauf une fois pour de Gaulle), on s'attend à être, à un moment donné une cible.
Est-ce que j'ai servi mon pays ? Oui. J'ai été avec d'autres à l'origine de l'action de Médecins sans frontières et de Médecins du Monde. Aurais-je à rougir de mon action au Biafra, du Rwanda, du Darfour, du Vietnam, des Boat People ? J'ai à rougir de quoi dans la vie ? Six mois par an sur le terrain, bénévolement. D'où sortent les imposteurs qui me dénoncent ? Je n'en sais rien. Il y a une alchimie des impostures, insinuations, glissements et lâcheté.
Il ressort du livre le sentiment d'une confusion des genres entre votre action humanitaire et votre position politique, souligné par le fait que vous auriez pu toucher de l'argent de la part de dirigeants qui ne sont pas parmi les plus recommandables…
Sur ces deux points je démens formellement. Vous ne m'avez pas demandé comment j'ai gagné ma vie pendant quarante d'ans humanitaire bénévole. J'ai été douze ans ministre, dont dix ans dans un gouvernement de gauche, m'a t-on jamais accusé de la moindre malversation ? Toutes ces attaques sont menées sous la forme d'insinuations. J'ai été nommé à la tête d'Esther par Jean-Pierre Raffarin mais c'est moi-même qui ai fondé cette structure destinée à jumeler des hôpitaux européens et africains, plus de cinquante, et à former des personnels de santé en Afrique, plus de deux mille. J'en ai été le président bénévole. Esther était dirigé par un conseil d'administration au sein duquel les ministères et les ONG était représentés et qui décidait des pays dans lesquels intervenir.
Était-ce légal ? Oui. Était-ce public ? Oui. Était-ce déclaré ? Oui. Ai-je payé mes impôts ? Oui. Ai-je arrêté mes activités professionnelles une fois nommé ministre ? Oui. Tout le reste est faribole et volonté de nuire. Cette intention de mettre en avant des sommes fantaisistes masque autre chose, le coup éditorial de quelqu'un qui veut vendre son livre. C'est tout de même extraordinaire qu'il ait rencontré tant de gens sauf moi… Vous trouvez cela normal ? C'est un livre entièrement à charge mais sans le début d'une preuve contre moi.
A combien se montaient vos honoraires en tant que consultant ?
Je n'ai jamais touché les sommes dont parle Pierre Péan. J'ai été bien moins payé que la plupart des experts internationaux (Banque mondiale, OMS…).
J'ai été rémunéré moins de 6 000 € par mois après impôts sur trois ans pour un travail considérable dont tout le monde peut se féliciter. La moitié de la population du Gabon étant des indigents, privés de la possibilité d'aller se faire soigner à l'hôpital, j'ai aidé avec d'autres experts à faciliter leur accès au système de santé.
Etes vous intervenu directement ou indirectement, en tant que ministre des Affaires étrangères pour obtenir le règlement des factures qui vous étaient dues pour vos activités de consultants ?
Non, non et non ! La première fois que j'ai rencontré le président Bongo après avoir été nommé ministre, c'était pour lui dire que je ne pouvais plus m'occuper de la sécurité sociale du Gabon. Ce n'est pas à moi que le Gabon devait de l'argent. Péan n'a aucune preuve de ce qu'il avance. Non seulement je ne rougis pas de mon activité de consultant mais j'affirme que c'était une activité légale, transparente et même morale. Je suis fier d'avoir fait la première caisse d'assurance maladie dans un pays d'Afrique.
Même si le livre de Péan n'apporte pas de preuves, il vous fait du tort en terme d'image…
Je sais que ce livre cherche à me faire du tort. C'est son but.
Le Rwanda occupe une partie importante du livre. Pierre Péan vous accuse d'avoir été partie prenante en faveur des Tutsis et du président Kagame ?
Moi, j'étais présent sur place et j'ai vu des gens tués à la machette, les massacres, les fosses communes. Je récuse la thèse du double génocide. Je pense que c'est faux. Qu'il y ait eu des massacres de retour, des exactions, c'est sûrement vrai. Il y a eu sous nos yeux toute une partie du peuple, majoritaire, qui s'est précipité sur l'autre et qui l'a tué. J'ai été appelé par l'ambassadeur en Europe de Paul Kagame, qui n'était alors pas encore président, pour faire sortir les enfants des orphelinats. Je les ai fait sortir et je les ai aussi vu massacrés. Ce n'est pas un souvenir dont j'ai parlé souvent parce que l'on ne pouvait pas en parler. Il a fallu attendre cinq ou dix ans. J'ai fait accepter à Paul Kagamé l'Opération Turquoise, je ne peux pas être suspect. Je ne pense pas une seconde que les militaires français ont participé en quoi que ce soit au génocide.
Pensez-vous être la cible d'une sorte de complot de la part de certains qui vous reprochent vos prises de position sur le Rwanda ?
Je suis attaqué, sans preuves. Hélas, sur ce sujet, les preuves sont nombreuses et connues de tous. Il s'agissait d'un véritable génocide. Je n'en ai jamais fait un argument contre mon pays que j'estime avoir servi autant que d'autres. Je ne cherche pas de récompense, ni de reconnaissance particulière. Mais que l'on ne vienne pas m'accuser, après avoir été bénévole pendant quarante ans, d'avoir gagné ma vie légitimement et légalement.
Que répondez-vous aux accusations de conflit d'intérêt liées à la nomination de votre épouse Christine Ockrent à la tête de l'audiovisuel extérieur ?
Je comprends que l'on puisse avoir une certaine jalousie à l'égard des journalistes de talent… J'en resterai là. Mais mélanger tout cela est vraiment indigne. C'est un tissu de mensonges nauséabonds.
D'où viennent toutes ces attaques ?
Je n'en sais rien. Il y a des raisons évidentes qu'il faut additionner. La première, c'est la jalousie de tous ceux qui pensent que je suis illégitime. La deuxième, certains pensent à gauche que je les ai abandonnés et certains à droite ne m'aiment pas parce que je ne suis pas de leur camp. Je suis un signe d'ouverture qui doit gêner des gens. Dans cette situation, servir son pays est un peu difficile. Je suis fier de servir mon pays et la politique extérieure définie par le président de la République. Lorsque je lis des phrases sur la «contre-France», je pense immédiatement à l'«anti-France» et cela me rappelle de façon répugnante une autre époque. Quand je suis accusé de «cosmopolitisme», j'y vois la même origine.
Comment allez vous répondre ?
Comme je vous réponds en ce moment, et sur le plan judiciaire je n'exclus rien.
Cette affaire peut-elle vous conduire à quitter le gouvernement ?
Qui me le demande ? En tous cas pas le président, ni le premier ministre. Croyez-vous que j'ai peur ? J'ai risqué un peu plus dans ma vie. Je ne suis pas abattu, loin de là !» Les nouveaux règlements de comptes africains de Péan
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REGARDEZ - Barack Obama reconnaît avoir "foiré"!
Les soucis s'accumulent pour les membres de l'administration Obama. Après une affaire de financement de campagne qui a conduit Bill Richardson, appelé à devenir le secrétaire au Commerce, à jeter l'éponge début janvier , et les problèmes fiscaux du secrétaire au Trésor Timothy Geithner, c'est au tour du secrétaire à la Santé désigné Tom Daschle de renoncer à son poste. À 61 ans, l'ancien chef de la majorité démocrate au Sénat (entre 2001 et 2003) s'est fait épingler pour avoir "omis" de déclarer plus de 100.000 dollars de revenus, une somme relative à l'utilisation d'une voiture de fonction. Une belle ironie, car 20 ans plus tôt, le même Tom Daschle alors élu à la Chambre des représentants, prônait l'exemplarité des hommes politiques, se vantant même d'utiliser sa voiture personnelle pour tous ses déplacements ...
"Ce matin, Tom Daschle m'a demandé de renoncer à le nommer secrétaire à la Santé et aux Services sociaux. J'accepte cette décision avec tristesse et avec regret", a commenté Barack Obama dans un communiqué. Un peu plus tard, dans une interview sur CNN, le nouveau président a toutefois abandonné le langage châtié de la Maison-Blanche, déclarant simplement : "J'ai foiré. J'en prends la responsabilité et nous allons faire en sorte de régler le problème pour être sûrs que cela ne se reproduira pas." Il a reconnu qu'après avoir fait campagne sur le thème du changement, il ne pouvait donner l'impression d'appliquer "deux poids et deux mesures, pour les puissants d'un côté, et de l'autre, pour les gens ordinaires qui travaillent tous les jours et qui payent leurs impôts".
Peine perdue. Peu après, celle qui aurait dû devenir la contrôleuse du Budget, Nancy Killefer, a également annoncé son retrait. Elle aussi a dû faire face à des informations sur des impôts qu'elle n'aurait pas payés pour une employée de maison. Mauvais effet pour celle qui aurait dû veiller au bon fonctionnement des programmes fédéraux et combattre le gaspillage... Dans une lettre publiée elle aussi par la Maison-Blanche, Nancy Killefer a affirmé se rendre compte que, "dans le climat actuel", ses "problèmes personnels" avec le fisc pourraient être exploités "pour détourner l'attention" de la tâche à accomplir.
Aucun soupçon sur Barack Obama
Avant même son intronisation, Barack Obama a été éclaboussé par l'affaire "Blago" , du nom du gouverneur démocrate de l'Illinois, Rod Blagojevich, qui avait tenté de vendre aux enchères son siège de sénateur de l'Illinois laissé vacant. Les écoutes du FBI prouvent que le gouverneur a bien été en contact avec l'équipe Obama. Elles démontrent aussi que ces contacts n'ont pas abouti, puisque Blagojevich y traite Obama de "fils de p...", qui refuse de lui donner "quoi que ce soit d'autre que ses remerciements" en échange de la nomination au Sénat de sa candidate...
Enfin, sur un terrain moins politique, c'est un des demi-frères du président Obama qui a été sous les feux de la rampe. Samedi 31 janvier, George Obama a été arrêté au Kenya en possession de cannabis, et placé en détention. Dans ses mémoires, le nouveau président américain a décrit son demi-frère comme "une affaire douloureuse". George Obama fait partie des quelques proches du président américain qui n'a pas assisté à sa cérémonie d'investiture à Washington le 20 janvier.
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L’ultimatum du pape à l’évêque négationniste
Après deux semaines de polémique, Rome s’est finalement décidé hier à calmer les esprits en demandant à l’évêque intégriste Richard Williamson, qui niait l’existence de la Shoah, de retirer ses déclarations.
L’ultimatum de Benoît XVI n’est sans doute pas étranger à l’intervention de la chancelière allemande Angela Merkel, qui estimait mardi « insuffisantes » les prises de position du pape vis-à-vis du prélat négationniste anglais.
Outre cette exigence, Williamson et les trois autres évêques fondamentalistes de la Fraternité Saint-Pie X dont le pape a levé l’excommunication le 24 janvier devront clarifier leur position. Rome les somme en effet de reconnaître le concile Vatican II, socle de l’Eglise catholique moderne depuis plus de quarante ans (reconnaissance de la liberté religieuse, abandon de la messe en latin sans toutefois qu’elle soit interdite et de la doctrine attribuant aux juifs la responsabilité de la mort du Christ). Là encore, le Vatican en fait une condition préalable à la pleine réintégration de la Fraternité Saint-Pie X dans l’Eglise. Une exigence à laquelle le Saint-Siège avait pourtant renoncé en juin 2008, mais les remous récents l’ont contraint à ce revirement.
A Rome, en effet, personne n’a su anticiper la tempête mondiale déclenchée après l’interview de Richard Williamson. Le communiqué publié hier par le Vatican affirme que Benoît XVI n’était pas informé des orientations négationnistes de l’évêque britannique. Certains soutiennent également que la levée de l’excommunication des quatre ecclésiastiques aurait été recommandée au pape par le très conservateur cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, préfet de la congrégation pour le clergé.
« Le malaise se dissipe »
Des spécialistes des affaires vaticanes regrettent que Benoît XVI ne s’adapte pas au caractère hautement sensible que revêtent plusieurs aspects de sa charge. Un examen plus minutieux de la question aurait sans doute permis d’éviter la publication du décret au lendemain de l’interview contestée. La machine arrière du Vatican parviendra-t-elle pour autant à éteindre la polémique ? C’est ce qu’espère Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France. « Le malaise venu de ces déclarations négationnistes faites au moment même où Benoît XVI faisait un geste d’ouverture extraordinaire se dissipe, nous a-t-il déclaré hier soir. Certes, avec un temps qui a pu paraître long à certains, il a indiqué qu’il restait vigilant. »
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Journée mondial contre le cancer.
Alors qu'il est souvent considéré comme une maladie des pays riches, le cancer fait aujourd'hui plus de victimes dans les pays en développement que le sida, la tuberculose ou le paludisme. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer est après les maladies cardiovasculaires, la deuxième cause de mortalité dans les pays en développement, avec chaque année environ 7,6 millions de morts. C'est dans les pays pauvres qui représentent 82 % de la population du globe que la majorité des morts du cancer (67 %) est répertoriée. Mais en proportion, c'est dans les pays riches (18 % de la population mondiale) qu'il y a le plus de morts du cancer (33 %).
L'alerte est lancée par des experts internationaux à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Le Pr David Kerr (université d'Oxford) cofondateur d'AfrOX, une organisation aidant les pays africains à mettre en place des programmes de contrôle et de prévention du cancer tire la sonnette d'alarme : «Le taux de survie dans ces pays est exceptionnellement bas.»
Même constat mardi lors d'une conférence de presse du Dr Joseph Saba, un ancien infectiologue d'Onusida, qui dirige la firme de consultants Axios. «Les prévisions internationales pour 2030 sont de 12 millions de morts par an du cancer. Les raisons sont multiples : le manque de sensibilisation des populations, le manque d'infrastructures et de spécialistes, l'absence de programmes et de politique de lutte contre le cancer, le coût élevé des médicaments et des soins contre le cancer.» Les données fiables manquent aussi : alors que 97 % des cas sont répertoriés dans des registres aux États-Unis et 57 % en Europe, seuls 11 % des cas africains sont enregistrés. Or la mesure efficace de l'incidence, de la prévalence et de la mortalité par cancer est un prérequis indispensable pour connaître l'efficacité des quelques programmes pilotes existants.
Déjà, des progrès simples dans la lutte contre le cancer existent : ainsi dans plusieurs pays d'Afrique du Nord, un test au vinaigre (ou au Lugol, un réactif coloré) appliqué sur le col de l'utérus détecte immédiatement les lésions à risque (dysplasies) et une technique instantanée de destruction locale par le froid (cryothérapie) est appliquée, elle est efficace et peu coûteuse.
À Taïwan, depuis l'introduction de la vaccination contre l'hépatite B en 1984 pour tous les nouveau-nés, l'incidence des cancers du foie dus à l'infection par le virus est passée de 0,5 cas pour 100 000 enfants nés entre 1974 et 1984 à moins d'un cas par million.
Unités pilotes
Autre initiative, celle du Pr Jean Lemerle qui a soigné les cancers d'enfants pendant 19 ans à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif). Il préside depuis 1999 le groupe franco-africain d'oncologie pédiatrique. Avec des médecins africains, son groupe a installé des unités pilotes en Algérie, en Tunisie, au Sénégal, au Cameroun, au Mali, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. On y soigne, avec des protocoles élaborés avec les médecins locaux, des lymphomes de Burkitt (tumeurs dues à des infections par le virus d'Epstein-Barr) et des cancers du rein. Plus de 1 500 enfants ont été traités sur place à ce jour. «Nous avons observé, après des débuts très difficiles, que le taux de guérison augmentait de près de 10 % chaque année.»
Citons enfin le Programme cancer de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui aide à former des radiothérapeutes et des physiciens et achète quelques machines de radiothérapie par an.
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13:52 Publié dans Réactions sur l'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarko, sarkozy, gouv, gouvernement, xavierbertrand, jeunes, jeunes78
Eric Besson ne laissera pas faire les choses!
Eric Besson a annoncé mercredi qu'il voulait "déclarer la guerre" aux réseaux d'immigration clandestine, et qu'il allait permettre aux préfets d'accorder des titres de séjour aux clandestins qui dénonceraient leurs passeurs.
"Je veux déclarer la guerre aux passeurs, je veux déclarer la guerre aux filières clandestines, je veux déclarer la guerre à celles et ceux qui exploitent la misère humaine", a lancé le ministre de l'Immigration, sur Europe-1.
M. Besson a déclaré qu'il voulait "absolument doter les préfets de nouveaux outils pour lutter contre les filières clandestines", et annoncé qu'il signerait symboliquement jeudi une circulaire donnant aux préfets "la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoires, et qui peuvent être ensuite renouvelés, aux clandestins victimes de filières clandestines, qui décideraient de coopérer avec la police, et donc, pour parler clairement, de dénoncer ces filières clandestines".
Evoquant une "vaste opération de démantèlement" d'un réseau mercredi matin, Eric Besson a estimé qu'"aujourd'hui il y a une recrudescence de ces filières clandestines d'immigration". "Ce sont des filières mafieuses, des filières criminelles", a-t-il insisté, évoquant un "business tristement mais hautement lucratif".
Onze personnes ont été interpellées mercredi matin en région parisienne dans le cadre d'une enquête sur une filière d'immigration clandestine asiatique, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Huit personnes soupçonnées d'avoir organisé l'arrivée de clandestins d'origine chinoise ont été placées en garde à vue par les enquêteurs de la Police aux frontières. Trois Asiatiques en situation irrégulière ont également été interpellés. Ces arrestations interviennent dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction.
"Je vous donne un ordre de grandeur, ils faisaient payer, ils font payer des ressortissants d'origine asiatique, 3.000 euros pour faire leur sale travail", a précisé Eric Besson.
Le ministre de l'immigration a par ailleurs déclaré qu'il avait un objectif de 27.000 reconduites à la frontière, "chiffres qui m'ont été donnés par le président de la République et par le Premier ministre la semaine dernière", a-t-il précisé.
13:40 Publié dans Réactions sur l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarko, sarkozy, gouv, gouvernement, xavierbertrand, jeunes, jeunes78
Nouveau parti d'extrême gauche!
Olivier Besancenot a affirmé, jeudi 5 février, qu'il n'avait "aucun regret, que de l'enthousiasme", alors que la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) doit entériner sa dissolution ce jour. Il s'agit d'un dernier congrès de La Plaine-Saint-Denis avant la naissance du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). A la LCR, "on a une histoire, on en est extrêmement fiers, et moi je n'en rougis pas, sans mauvais jeu de mots", a déclaré le porte-parole de la LCR sur France-Inter, indiquant : "On a un héritage politique qu'on veut contribuer à apporter dans le cadre du Nouveau parti anticapitaliste".
"On n'est pas des 'losers'"
"Aujourd'hui ce n'est pas simplement une dissolution, c'est d'abord la veille de la construction d'un nouveau parti", a-t-il lancé. Le NPA a "pour but de changer d'échelle, c'est-à-dire d'assumer qu'on n'est pas condamnés dans la gauche radicale à être éternellement minoritaires". "On n'est pas des 'losers', on a envie que nos idées voient le jour", a ajouté Olivier Besancenot, mais pas "dans le système actuel", qu'il réfute. Les membres du NPA seront "des militants qui ont une autre histoire que la nôtre, qui peuvent venir de la culture libertaire, communiste, socialiste, écologiste" ou "qui ont un engagement syndical, associatif", a-t-il précisé.
Une suite à la journée de mobilisation
Par ailleurs, le leader de l'extrême-gauche a annoncé qu'il attendait de l'intervention radiotélévisée de Nicolas Sarkozy, jeudi soir, "sûrement des motivations supplémentaires à continuer le combat", et rejeté le besoin de pédagogie. "Il faut qu'il comprenne maintenant qu'on est un certain nombre dans ce pays à les connaître, ses réformes, et on n'en veut pas." "La manifestation du 29 janvier, qui a été un gros succès (...), ça marque pas simplement l'exaspération sociale par rapport à la crise économique, ça marque aussi une révolte profonde par rapport à la façon dont le gouvernement traite la crise économique", a-t-il ajouté, formulant le vœu qu'il y ait une suite à la journée du 29 janvier.
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08:37 Publié dans Réactions sur l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarko, sarkozy, gouv, gouvernement, xavierbertrand, jeunes, jeunes78
