jeudi, 05 février 2009

Le président de la République s'exprime devant les Français ce soir!

 

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Expliquer la crise et le plan de relance aux Français: c'est l'exercice auquel va se livrer Nicolas Sarkozy, jeudi soir 5 février. Le président s'efforcera de convaincre du bien-fondé de sa politique lors d'une émission spéciale à la télévision, une semaine après les manifestations du 29 janvier et alors que la contestation menace de se propager dans le pays.
Pé-da-go-gie: ce sera le maître mot du chef de l'Etat, qui sera interrogé à l'Elysée par quatre journalistes pendant 70 à 90 minutes (> en direct  à 20h15 sur nouvelobs.com).
Nicolas Sarkozy, dont la dernière longue intervention télévisée -hors communication quotidienne- remonte au 30 juin 2008, a allégé son agenda mercredi et jeudi pour préparer cette émission.

Vigilance des syndicats
Les syndicats ont indiqué qu'ils décideraient des suites du mouvement du 29 janvier en fonction des réponses apportées par le chef de l'Etat. Tous réclament des mesures en faveur de la consommation et des salaires: hausse de salaires, conditionnement des aides aux entreprises, contrôle accru des plans sociaux, ou encore arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique.
Mais l'heure n'est pas au changement de cap à l'Elysée. Nicolas Sarkozy "souhaite d'abord mettre en perspective (...) son action face à la crise", et "le but, ce n'est pas une émission consacrée à des annonces", a expliqué mercredi Luc Chatel. Cette émission "n'est pas faite uniquement pour les 1 à 2,5 millions de Français qui ont manifesté" jeudi dernier. "Elle est faite aussi pour les 63 millions de Français qui n'ont pas manifesté", a prévenu le porte-parole du gouvernement.
"Il y a des inquiétudes dans notre pays. J'aurai l'occasion d'y répondre, mais pas au prix de l'immobilisme" et "du conservatisme", avait averti dès mardi Nicolas Sarkozy, lors d'un déplacement à l'Isle-Adam (Val-d'Oise).

Garder le cap
Rodant son argumentation, il a défendu sa décision de lutter contre la crise en misant sur l'investissement plutôt que sur la consommation des ménages. "Il y a tous ceux qui me disent: "y a qu'à augmenter les salaires, les prestations'", mais "s'il faut financer ça par l'augmentation d'impôts et l'augmentation des charges, (...) ça consiste à donner d'une main et à reprendre de l'autre", a-t-il souligné. Et puis, la relance par la consommation a déjà été tentée en 1981 et en 1974, et "ça n'a servi à rien".
"Il n'y aura pas de tournant dans la politique économique et sociale", a insisté de son côté le Premier ministre François Fillon lundi.
Nicolas Sarkozy pourrait en revanche être interrogé jeudi sur le très attendu plan de soutien au secteur automobile, qui devrait être dévoilé "rapidement" selon Luc Chatel, une fois obtenu le feu vert de Bruxelles.
Alors que le nombre de chômeurs a encore progressé de 2,2% (+45.800) en décembre, le chef de l'Etat va surtout devoir trouver les mots pour désamorcer une contestation montante, d'autant plus périlleuse pour l'exécutif qu'elle gagne les universités.
Les principaux syndicats de l'Enseignement supérieur ont en effet annoncé mercredi qu'ils s'associaient au "mot d'ordre de grève totale, illimitée, reconductible", lancé le 2 février par la coordination nationale des universités contre la politique du gouvernement. Nicolas Sarkozy avait préféré retirer fin 2008 la réforme des lycées plutôt que de risquer une flambée de la jeunesse.
L'UMP, elle, a ouvert la boîte à idées. Alors que le villepiniste François Goulard demande la mise entre parenthèses du bouclier fiscal, d'autres suggèrent le lancement d'une "grand emprunt". Hervé Mariton, lui, a appelé à "ne pas se disperser": "la priorité aujourd'hui c'est l'emploi".
Dans ce contexte, l'exemple américain pourrait en tout cas devenir embarrassant pour Nicolas Sarkozy. Alors que le président français est parvenu avec peine à convaincre les banquiers de renoncer à leurs bonus, Barack Obama projette de limiter d'autorité à 500.000 dollars (388.600 euros) par an le salaire des dirigeants d'établissements financiers recevant des aides de l'Etat. "La situation des banques américaines n'est pas la même que la situation des banques françaises", a rétorqué Luc Chatel, en assurant que le gouvernement était "très vigilant" sur cette question.

Appelle aux Présidents d’université pour ne pas paralyser les établissements

Benjamin LANCAR, Président des Jeunes Populaires, appelle les Présidents d’université et les enseignants à ne pas paralyser les établissements, pour ne pas pénaliser les étudiants qui souhaitent se donner les moyens de réussir.

Aubry.jpgBenjamin LANCAR, président des Jeunes Populaires, et l’UMP Campus, branche étudiante des Jeunes Populaires, ne peuvent accepter que les cours soient perturbés dans les universités par les professeurs. Les enseignants jouent un rôle moteur dans la construction de l’avenir de leurs étudiants. Cependant, leurs inquiétudes et leur droit légitime de manifester ne peuvent en aucun cas mettre en péril la réussite académique de leurs élèves.

L’UMP Campus soutient les enseignants et les étudiants qui, conscients de la nécessité de réformer notre université, pour en faire un lieu de recherche valorisée pour les enseignants et un lieu d’apprentissage efficace pour les étudiants, ne cèdent pas à l’immobilisme.

L’UMP Campus en appelle à la responsabilité des enseignants et leur demande de cesser les perturbations de cours, les rétentions de notes et les non-corrections de copie. Les enseignants ne peuvent en aucun cas utiliser le mécontentement actuel pour mobiliser les étudiants contre un projet qui ne les concerne pas.

Dans un esprit d’ouverture et de dialogue, l’UMP Campus invite prochainement l’ensemble des syndicats étudiants à se réunir afin de trouver des pistes de travail communes pour l’avenir de notre système d’enseignement.

lundi, 02 février 2009

Le Président de la République s'exprimera jeudi à la télévison

Aubry.jpgNicolas Sarkozy devrait s'exprimer jeudi sur la crise économique. C'est ce qu'a indiqué lundi le ministre de la Relance Patrick Devedjian, sans préciser sous quelle forme. L'Élysée n'a cependant pas confirmé sa participation jeudi, sur TF1 et France 2, à "une émission exclusivement consacrée à la crise économique, ses causes, et les solutions envisagées pour en sortir", comme l'a révélé samedi Le Figaro . Outre les deux présentateurs vedettes du 20 heures, Laurence Ferrari et David Pujadas, le Président serait interrogé par des journalistes économiques de RTL et France Inter, précise le quotidien.

"Le président s'est donné le week-end pour réfléchir", a affirmé un de ses conseillers cité par le journal, qui reconnaît toutefois que la logique voudrait qu'il s'exprime "à chaud", c'est-à-dire une semaine après la grève massive de jeudi dernier . C'est également le seul soir de la semaine où l'agenda officiel du président de la République ne mentionne aucune activité. Déjà, au soir de cette journée de mobilisation, le chef de l'État a concédé que la crise économique suscitait une "inquiétude légitime" et imposait aux pouvoirs publics un "devoir d'écoute", de "dialogue" et "une grande détermination à agir".

Le Président confirmait ainsi la volonté de maintenir le dialogue avec les syndicats, mais sans pour autant apporter la moindre concession à leurs revendications. "La France doit sortir plus forte de cette épreuve", poursuivait Nicolas Sarkozy, en prenant soin de remercier "les agents du service public qui ont eu à coeur de faire fonctionner le service minimum". Le locataire de l'Élysée devrait rencontrer courant février les partenaires sociaux "afin de convenir des réformes à conduire en 2009 et des méthodes pour les mener à bien". Il n'est donc plus question de dire, comme le 5 juillet dernier devant des cadres et des militants de l'UMP : "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit."

Référents communication

Le Premier Ministre valide le plan de relance !

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François Fillon, accompagné à Lyon par vingt ministres, a validé lundi l'accélération d'un millier de projets de chantiers qui seront financés dans le cadre du plan de relance de l'économie.

"Nous allons financer des projets concrets qui soutiendront l'activité, qui vont donner du travail à nos entreprises, qui vont protéger des emplois", a décrit le Premier ministre devant le Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires.

La réunion a validé la liste des chantiers dont la réalisation sera accélérée dans le cadre du plan de relance, pour un total de près de 4 milliards d'euros l'an prochain. Il s'agit de "projets ciblés", "prêts à démarrer tout de suite", a décrit François Fillon.

L'Etat soutiendra des projets en matière de transports, de construction ou de rénovation de logements ou encore d'équipements militaires, qui étaient déjà programmés mais qui ne devaient pas être lancés cette année. "Les investissements que nous avions prévus de faire en cinq ou dix ans, nous allons les réaliser en deux ans", a expliqué François Fillon.

Les collectivités locales seront en outre incitées à réaliser de nouveaux investissements par une avance de 2,5 milliards sur le remboursement de la TVA par l'Etat.

Référents communication

Plan de relance du PS : un contresens économique qui coûte cher

Un plan d'urgence socialiste, pas si urgent que cela...

Présenté le 21 janvier, ce plan "ntervient cinq mois après la faillite de Lehman Brothers, quatre mois après le débat sur la crise financière qui s'est tenu à l'Assemblée, trois mois après la présentation du plan de sécurisation du système financier, deux mois après la présentation du plan de relance du gouvernement et un mois après que ce plan de relance a commencé à être débattu devant l'Assemblée. 
C'est un peu tard... Où est le sens de l'urgence et des responsabilités du Parti socialiste ?

Quand l’idéologie l’emporte sur la raison

Le plan de relance du parti socialiste est essentiellement tourné vers une relance de la consommation. Il consiste à distribuer de l’argent à tout le monde, sans contrepartie d’activité supplémentaire.
Il s’agit là d’une véritable erreur économique.

Les raisons :

Comme l’a affirmé le premier Ministre, le 27 janvier dernier à l’Assemblée nationale, « la France a d’abord un problème de compétitivité. L’aide à la consommation, elle existe déjà et elle est importante : c’est la baisse des prix. L’inflation, en 2009, sera, dans notre pays, à un niveau historiquement bas et les salaires réels ont progressé au troisième trimestre de +1 % »

Au-delà du geste sympathique qui consisterait à faire un chèque de 500 euros aux Français, à augmenter le SMIC ou encore à baisser la TVA comme le proposent les socialistes, il convient de s’interroger sur les conséquences économiques.

  • Un chèque anti-cirse ? ERREUR
    Ce chèque anti-crise irait non pas vers la consommation mais plutôt vers l’épargne, les Français inquiets pour leur avenir étant moins enclins à dépenser. Ou bien, ils dépenseront cette somme pour acheter des produits importés, ce qui dégraderait le déficit commercial.

  • Baisser d'un point la TVA ? ERREUR
    Concernant la baisse d’un point de la TVA, il s’agit d’une mesure coûteuse sans réel impact sur le porte-monnaie des ménages. Comme l’a souligné François Fillon, « aucun pays de la zone euro n’a retenu l’idée d’une baisse de la TVA. Et parmi les 27 de l’Union, le Royaume-Uni est le seul à l’avoir décidée. L’effondrement de sa consommation et son économie de services nous distingue des Britanniques. […] pour l’heure, au premier mois de cette baisse de la TVA, les ventes de détail ont baissé outre-manche de 3,3%, soit la plus mauvaise performance depuis quatorze ans ».

  • Augmenter le SMIC de 3% ? ERREUR
    Quant à une hausse de 3% du SMIC, une telle mesure est « inadaptée et dangereuse pour l’emploi », car elle freinerait considérablement la compétitivité des entreprises déjà fragilisées par la crise.  « Dans le contexte actuel, c’est en réalité condamner des dizaines de milliers de salariés au chômage ! » a estimé François Fillon.
    Et lorsque le Parti socialiste met en avant l’exemple de ce que José Luis Zapatero a fait en Espagne en doublant le salaire minimum, il oublie de préciser que celui-ci est de 600 euros, alors que le SMIC français s’élève à plus du double

Supprimer la loi TEPA ? ERREUR

Par ailleurs, le plan de relance socialiste propose de supprimer les mesures fiscales adoptées à l’été 2007 (loi TEPA). C’est-à-dire, en réalité, à une augmentation des impôts de 11 milliards d’euros ! « La gauche prétend vouloir donner du pouvoir d’achat en plus aux classes moyennes, et elle le finance par du pouvoir d’achat en moins pour les classes moyennes ». Comme l’a fait remarquer le premier Ministre dans sa réponse aux socialistes lors du débat sur la motion de censure déposée par l’opposition, que les socialistes précisent ce qu’ils veulent supprimer :
« Il serait socialement injuste de supprimer l’exonération des heures supplémentaires qui a bénéficié à 6 millions de foyers fiscaux modestes. Reprendre aux Français qui travaillent davantage les 3 milliards d’euros qui les récompensent serait inique. Supprimer le crédit d’impôt logement, au moment même où il faut compenser le tarissement du crédit immobilier et l’essoufflement du secteur du logement, ce serait totalement irresponsable. Enfin, supprimer l’exonération des successions et des donations, à l’heure où les familles sont soucieuses de s’entraider, ce serait injuste. »

Augmenter le coût des licenciements ? ERREUR

Autre défaut de ce plan, il propose d’augmenter le coût des licenciements dits boursiers. Martine Aubry (déjà elle) avait mis en place cette mesure dans le cadre de la loi de modernisation sociale, sans pour autant que les plans sociaux ne diminuent.

Geler les suppressions de postes dans la fonction publique ? ERREUR

Enfin, le plan de relance des socialiste engage des dépenses qui seront durables pour notre économie et qui sont vouées à rendre impossible toute remise en ordre ultérieure de nos finances publiques.
Parmi ces dépenses, figure le gel des suppressions de postes dans la fonction publique. Comme l’a fait remarquer François Fillon, « il n’est pas un pays d’Europe, qu’il soit libéral ou qu’il socialiste, qui n’ait modernisé l’organisation de son Etat et qui n’ait réduit ses effectifs ! 30.000 emplois dans la fonction publique, réclamez- vous : ce n’est pas un choix ponctuel pour répondre à la crise, c’est simplement un choix idéologique !
Sans réforme de l’Etat, sans révision de nos politiques publiques, nous n’arriverons jamais à rééquilibrer nos comptes ! Et par là même, nous n’arriverons pas à rétablir la confiance qui s’attache à la saine gestion de la France ».

Ce plan d’un autre âge montre combien les socialistes ne sont pas en phase avec les réalités économique et n’ont pas changé d’idéologie.

Un plan entre mauvaise foi et mensonge

Le plan de relance du gouvernement n’oublie pas les plus fragiles et fait jouer la solidarité avec les plus modestes :

  • une prime de 200 euros sera versée en avril 2009 aux futurs bénéficiaires du RSA, soit près de 4 millions de personnes ; et une prime exceptionnelle de 220 euros sera versée aux allocataires de minima sociaux ;
  • 500M d'euros sont affectés aux nouvelles politiques actives de l'emploi ;
  • les pensions retraites ont été revalorisées de 0,8% en septembre 2008 ; les petites retraites agricoles sont augmentées.
  • le minimum vieillesse augmentera de 7% en 2009
  • la prise en charge de 50% du montant des cartes de transport est en cours de généralisation ;
  • un tarif social du gaz a été instauré

Certaines propositions que le PS met en avant sont judicieuses. Problème, le gouvernement les a déjà mises en oeuvre.

Un cessez-le feu très fragile!

arton23956.gifUn Palestinien a été tué et quatre autres blessés, lundi 2 février, dans un raid aérien israélien dans la bande de Gaza, ont indiqué des sources médicales et des témoins.
Le raid, mené dans la ville de Rafah, a visé une voiture transportant des membres des Comités de la résistance populaire, un groupe armé palestinien, selon les mêmes sources. L'armée israélienne a confirmé le raid sans plus de précision.
Ce raid vient s'ajouter aux nouveaux accrocs à la trêve entre le Hamas et Israël qui se sont produits ce week-end, laissant craindre une reprise des affrontements à quelques jours des législatives israéliennes.

Nouveaux accrocs

Dimanche, des militants palestiniens ont tiré au moins dix roquettes et obus de mortier sur le sud d'Israël, faisant trois blessés. Le Premier ministre Ehoud Olmert a averti que l'Etat hébreu riposterait de manière "dure et disproportionnée", au moment qu'il choisirait. La riposte israélienne est venue dans la soirée. Après avoir survolé la ville de Rafah, l'aviation israélienne a bombardé la zone frontalière entre la Bande de Gaza et l'Egypte, où le Hamas a creusé de nombreux tunnels, a-t-on appris de source palestinienne.
Tsahal a confirmé ce raid, indiquant que ses appareils avaient frappé six de ces tunnels utilisés à des fins de contrebande ainsi qu'une position non précisée du Hamas sur la pointe nord de la Bande de Gaza. L'aviation israélienne a également bombardé un commissariat de police, vide au moment du raid, dans le centre de la bande de Gaza, ont affirmé des témoins qui n'ont pas fait état de victime.

Elections en vue

Les tirs du Hamas de dimanche, nouvelle violation de la trêve décrétée le 18 janvier après trois semaines d'une offensive israélienne meurtrière et dévastatrice sur la Bande de Gaza, sont intervenus un peu plus d'une semaine avant les élections législatives israéliennes, le 10 février, qui mettent face à face l'actuelle cheffe de la diplomatie Tzipi Livni et le dirigeant "faucon" du Likoud Benjamin Nétanyahou, donné favori.
Une reprise des combats, soulevant des questions sur l'efficacité de la récente offensive qui a fait près de 1.300 morts, dont plus de la moitié de civils, pourrait influer sérieusement sur le résultat du scrutin. Le pari est donc risqué pour Tzipi Livni, qui a remplacé Ehoud Olmert, (lui-même ne se représente pas), à la tête du parti centriste Kadima.

Violations répétées
Depuis l'entrée en vigueur de cette trêve non-écrite, ses violations ont été croissant. Des militants palestiniens ont tiré des roquettes sur Israël et tué un soldat à la frontière, tandis que l'Etat hébreu a pilonné les tunnels de contrebande sous la frontière égyptienne et tué trois Palestiniens, apparemment des fermiers, dans des accrochages à la frontière.
Dimanche après-midi, trois personnes, deux soldats et un civil, ont été blessées dans des tirs d'obus de mortier sur le village de Nahal Oz, en lisière de la Bande de la Gaza, selon la police. Un peu plus tôt, une roquette était tombée près d'un jardin d'enfants d'une communauté proche du territoire palestinien, déclenchant des sirènes et la fuite de la population vers les abris.

Riposte aérienne
Au cours du Conseil des ministres, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a estimé que les tirs de roquettes avaient "atteint un niveau" exigeant une réponse d'Israël : "Nous ne dirons pas par avance aux terroristes comment nous allons répondre, où nous allons répondre et quand nous allons répondre, mais nous allons répondre", a-t-il averti. "Si on tire sur des habitants du Sud (...) et sur nos forces, il y aura une réponse israélienne qui sera dure et disproportionnée par sa nature".
Au cours de cette même réunion, Tzipi Livni a jugé que la riposte devait être "dure et immédiate". Devant la presse, Benjamin Nétanyahou a quant à lui estimé que l'Etat hébreu devait travailler à "l'élimination du régime Hamas à Gaza, et à l'élimination de la menace des roquettes sur la banlieue de Tel Aviv".
Au ministère israélien de la Défense, on précisait qu'une nouvelle incursion de chars et d'unités d'infanterie était peu probable. On disait ne pas avoir encore préparé cette riposte, mais qu'il devrait plutôt s'agir de frappes aériennes, y compris peut-être pour tenter d'abattre des chefs du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis juin 2007.

Diplomatie

En Egypte, des ingénieurs étrangers sont arrivés sur la frontière avec Gaza, au terminal de Rafah, continuant l'installation de matériels de détection de tunnels de contrebande, caméras de surveillance et radars. Israël exige que l'Egypte prenne des mesures en vue de mettre un terme à la contrebande d'armes destinées au Hamas à Gaza, via son sol.
En visite au Caire, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a, pour sa part, exclu tout "dialogue" avec le Hamas tant que le Mouvement de la résistance islamique n'aura pas reconnu l'OLP et respecté les engagements que cette dernière a pris - soit la reconnaissance d'Israël, des accords passés, et la solution de deux Etats côte-à-côte.
Mahmoud Abbas était ensuite attendu lundi en France notamment, où il doit rencontrer le président Nicolas Sarkozy avant de poursuivre sa tournée par la Grande-Bretagne, l'Italie, la Pologne et la Turquie.
De son côté, le chef du Hamas en exil, Khaled Méchal, arrivait à Téhéran, où il a rencontré le président Mahmoud Ahmadinejad et doit avoir des entretiens consacrés à l'offensive israélienne sur Gaza.

Source: nouvelobs.fr

Référents communication

Retour en force pour Kadhafi.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA), réunis en sommet à Addis Abeba, ont élu, lundi 2 février, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à la tête de l'organisation pour un an, en remplacement du président tanzanien Jakaya Kikwete, a annoncé une porte-parole de l'UA.

Diriger l'UA pendant un an

"Le Guide libyen a été élu, au cours d'une séance à huis clos, par les chefs d'Etat pour diriger l'UA pendant un an", a déclaré à l'AFP Habiba Mejri-Cheikh, porte-parole de l'UA.
"Il s'adresse actuellement, en tant que nouveau président, à l'Assemblée pour présenter son programme et ses intentions", a-t-elle ajouté.
L'Union africaine compte 53 membres.

Début de l'audience disciplinaire

Aubry.jpgAprès deux procès d'assises qui ont révélé le fiasco judiciaire d'Outreau, Fabrice Burgaud, magistrat qui a instruit ce dossier, comparaît devant le Conseil supérieur de la magistrature. Dès lundi matin, et pendant toute la semaine, il devra répondre des fautes qu'il aurait commises en menant cette enquête très critiquée. Son «procès» constitue l'épilogue de l'affaire d'Outreau qui a durablement ébranlé le monde judiciaire et la confiance des Français dans leur justice.

 

 

  • Qu'est-il reproché au magistrat?

Les acquittés et leurs avocats estiment que le juge d'instruction n'a jamais voulu renoncer à des accusations «absurdes», dans cette affaire hors norme où treize personnes ont été acquittées après avoir passé jusqu'à trois ans sous les verrous. Comment un tel drame a-t-il pu se produire ? La commission d'enquête parlementaire a mis à nu une procédure jalonnée de fautes, démontant, notamment, les rouages d'une instruction menée trop à charge. En juin 2006, l'Inspection générale des services judiciaires a elle relevé «de très nombreuses insuffisances» des magistrats, mais sans préconiser de poursuite disciplinaire. Face à ce sujet sensible, Pascal Clément, alors ministre de la Justice, a toutefois décidé de saisir le Conseil supérieur de la magistrature sur la responsabilité du juge d'instruction et du procureur de la république Gérald Lesigne. Quels que soient les manquements en aval, l'instruction elle-même reste au cœur du dossier. Formellement, la Chancellerie a dressé une liste de griefs à l'encontre de Fabrice Burgaud, comme la non-prise en compte d'éléments à décharge, l'absence de réponses aux exigences légitimes des mis en cause, le trop grand crédit accordé aux déclarations des enfants ou les insuffisances dans les interrogatoires.

 

  • Comment va-t-il se défendre?

Fabrice Burgaud s'est entouré de trois défenseurs, deux avocats chevronnés, Patrick Maisonneuve et Jean-Yves Dupeux, ainsi que le haut magistrat Jean-Yves Montfort, qui entendent d'emblée contester la note rédigée fin janvier par la directrice des services judiciaires. Celle-ci dénonce en effet «le caractère systématique voire volontaire» des «manquements» du juge et le tient pour seul responsable du fiasco car, selon elle, ses «pratiques ont compromis, pour les autres magistrats (….), le contrôle d'un dossier rendu confus…». Devant les sages se succéderont les témoignages d'autres magistrats impliqués dans l'affaire ainsi que des collègues de Fabrice Burgaud (après Outreau, il fit un passage à l'antiterrorisme) et les présidents des principaux syndicats de magistrats. Le manque de moyens du tribunal de Boulogne, l'importance accordée à l'époque par tous les spécialistes à la parole des enfants, la jeunesse et l'inexpérience du magistrat, qui a souvent dit avoir agi selon les enseignements qu'il avait reçus, devraient notamment être invoqués.

 

  • Quelle sanctions encourt-il?

L'échelle des peines que peut prononcer le Conseil supérieur de la magistrature va de la simple réprimande à la révocation. Toute la difficulté pour le Conseil sera de déterminer quelles actions de Fabrice Burgaud relèvent de l'«acte juridictionnel», intouchable par nature, ou d'éventuelles fautes, pouvant, elles, être sanctionnées. Par ailleurs, la loi d'amnistie votée en 2002 joue en faveur de Fabrice Burgaud comme elle a protégé le procureur Gérald Lesigne, contre qui les sages n'ont retenu en juillet aucune faute professionnelle. En revanche, le calendrier politique, estiment ses défenseurs, ne lui est pas favorable, puisque le gouvernement veut supprimer la fonction de juge d'instruction. Par la note qu'elle a versée au dossier, la Chancellerie a en tout cas montré qu'elle comptait réclamer une lourde sanction. Fabrice Burgaud symbolise à lui seul le fiasco d'Outreau, qui, aux yeux de l'opinion, estime-t-elle, ne peut rester impuni.

Bug général sur Google.

Entre 14h30 et 15h25 samedi, le moteur de recherche pointait du doigt l'ensemble des sites Web comme dangereux. Google explique ce bug par une erreur humaine interne.

Aubry.jpg"Ce site pourrait endommager votre ordinateur". L'ensemble des résultats de recherche proposés par Google étaient accompagnés de ce message entre 14h30 et 15h25 ce samedi 31 janvier 2009. Une alerte publiée en théorie pour les seuls sites susceptibles de représenter une menace de sécurité pour l'internaute. Et ironie du sort, même le site de Google était affublé de la sorte. Le bug s'est limité au moteur de recherche principal, et ne concernait pas le moteur d'actualités.

Quelques minutes après la résolution du problème, Marissa Mayer, vide-présidente de Google, a publié une note sur son blog expliquant l'incident par une erreur humaine tout en incriminant StopBadware.org : un fournisseur de listes de sites dangereux avec lequel le groupe travaille. 30 minutes plus tard, StopBadware.org dénonçait cette mise en cause. Une heure après, Google publiait un mea culpa, reconnaissant être seul responsable.

Il semble en effet que StopBadware.org ne soit pas à l'origine de l'incident. Explication : Google parcours en permanence le Web par le biais d'agents intelligents pour repérer les sites dangereux, que ce soient les sites de phishing ou les malware – générant l'installation de codes malicieux sur le poste de l'internaute. C'est à partir des données issues de cette opération que Google génère ses alertes de sécurité. Ces informations sont ensuite reprises par StopBadware.org qui les exploite pour publier des rapports d'analyse ciblant les directeurs techniques, pour les aider à nettoyer leur site par exemple.

L'erreur aurait eu lieu lors de la mise à jour de cette liste de sites jugés dangereux dans les bases de Google. Les adresses Internet en question auraient été décochées par erreur, et la fonction d'alerte cochée par mégarde pour l'ensemble des URL du moteur de recherche.

Suite à ce mauvais paramétrage, le bug aurait commencé à apparaître entre 14h27 et 14h40. Dans la foulée de sa résolution, il aurait disparu entre 15h10 et 15h25. "C'était clairement une erreur de notre part, et nous sommes désolés pour la gêne occasionnée pour les utilisateurs", a donc reconnu Google, en promettant de tout mettre en œuvre pour qu'un tel problème ne se reproduise pas, notamment par la mise en place de nouveaux points de contrôle. La société a de plus indiqué qu'une enquête plus approfondie était en cours.

Référents communication

mercredi, 24 décembre 2008

Le Brésil achète Français!

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Le Brésil a signé, mardi 23 décembre, l'achat de 50 hélicoptères de transport français EC-725 qui seront assemblés au Brésil, et quatre sous-marins d'attaque Scorpène. Un cinquième sous-marin, à propulsion nucléaire, sera construit avec la coopération française. Ces contrats ont été signés en présence du président français et de son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Selon une source à la présidence française, le contrat sur les sous-marins est de 6,7 milliards d'euros dont 4,1 milliards pour la France, le reste allant à des entreprises brésiliennes.
Celui des hélicoptères se monte à 1,9 milliard d'euros pour les entreprises françaises, a indiqué la même source.
Ces accords s'accompagnent d'importants transferts de technologie, une priorité brésilienne qui veut développer son industrie de défense.

Transferts de technologie
En vertu du transfert technologique, les hélicoptères seront assemblés au Brésil à Itajuba, dans le Minas Gerais (sud-est) par la société Helibras, détenue à hauteur de 45% par Eurocopter, filiale d'EADS, le géant européen de défense et d'aéronautique.
Les premiers appareils pourraient être livrés en 2010, avait indiqué la société en juin.
Avec la technologie française pour la coque, le Brésil construira aussi un sous-marin à propulsion nucléaire mais aura la maîtrise d'oeuvre exclusive du moteur. Une base de sous-marins sera également construite sur la côte, près de Rio de Janeiro.
Ces sous-marins sont construits par les chantiers français DCNS, avec la société espagnole Navantia.
En tout, la France avait prévu de vendre pour 8,6 milliards d'euros d'armes au Brésil, dont 5,2 reviendront directement à DCNS et Eurocopter ainsi qu'à leurs sous-traitants. Une série d'accords bilatéraux entre la France et le Brésil était par ailleurs attendue.
Le Brésil dispose actuellement de cinq sous-marins conventionnels. Le pays a lancé en 1979 un programme de mise au point d'un sous-marin nucléaire, que Lula a relancé l'an passé. Il a annoncé 390 millions d'euros supplémentaires pour ce programme et l'enrichissement d'uranium.
Selon le ministère brésilien des Affaires étrangères, les deux présidents devraient également signer des accords en matière de développement durable, sur la protection de la forêt amazonienne, ainsi que dans le domaine de l'éducation, des sciences et de l'énergie nucléaire.

"Cette crise, on s'en sortira"
Aubry.jpgNicolas Sarkozy, qui est arrivé au Brésil pour participer à son dernier sommet en tant que président en exercice de l'Union européenne, a déclaré que le Brésil devrait jouer un rôle plus important dans les affaires internationales, et qu'il devrait occuper un siège permanent aux Conseil de sécurité de l'ONU.
Le président français, qui prendra après ce sommet quelques jours de vacances avec son épouse Carla Bruni, a également félicité son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour ses efforts visant à sensibiliser la communauté internationale à la préservation de l'environnement, et il lui a demandé de jouer un rôle de leader sur cette question.
Le sommet UE-Brésil devait être dominé par la crise économique et financière. Après avoir connu une croissance de 5,6% en 2008, le Brésil devrait encore bénéficier d'une progression de son PIB (produit intérieur brut) estimée à 3,2% en 2009 par la Banque centrale brésilienne.
Nicolas Sarkozy a défendu lundi la nécessité d'un plan de relance pour faire face à la crise. "Cette crise, on en sortira. On en sortira en investissant davantage, en créant les infrastructures dont on a besoin, en investissant dans la recherche et dans l'innovation, en s'interdisant le protectionnisme, en s'alliant les uns aux autres", a plaidé le président français.

"Lula et moi, on s'est toujours compris"
"Nous ne voulons plus un monde de spéculateurs et nous ne voulons pas que ceux qui nous ont mis dans la situation où nous sommes aujourd'hui soient ceux qui nous expliquent comment on s'en sort. Nous ne voulons pas que les mêmes causes produisent demain les mêmes effets. Lula et moi, on n'est pas du même continent, on n'a pas les mêmes histoires, on n'est pas forcément du même courant politique mais (...) on s'est toujours compris", a-t-il assuré.
Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva devaient notamment tenter d'aplanir leurs différences sur les négociations de Doha dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces discussions se trouvent au point mort depuis l'échec des discussions en juillet dernier sur le volet agricole entre pays émergents d'une part, Union européenne et Etats-Unis d'autre part.
Cette visite sera aussi l'occasion de lancer l'année de la France au Brésil, prévue en 2009.
Nicolas Sarkozy devait ensuite rester jusqu'au 29 décembre au Brésil, pour quelques jours de vacances en compagnie de son épouse Carla Bruni.

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