lundi, 08 décembre 2008
Xavier Bertrand devient secrétaire général de l'UMP
C'est officiel : le ministre du Travail Xavier Bertrand devient secrétaire général de l'UMP par intérim, remplaçant Patrick Devedjian jusqu'au 24 janvier, a annoncé lundi 8 décembre le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.
Xavier Bertrand devient donc le favori pour prendre, en janvier, les rênes du parti de Nicolas Sarkozy.
"Aujourd'hui, notre équipe dirigeante s'est réunie et a pris la décision de confier la fonction de secrétaire général par intérim à Xavier Bertrand", a déclaré Frédéric Lefebvre lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP.C'est le choix du président de la République et c'est l'engagement de Xavier Bertrand", avait confirmé plus tôt le nouveau ministre de la Relance Econnomique, Patrick Devedjian.
"C'est une bonne nouvelle"
Interrogé sur RTL sur ce qu'il pensait de la nomination de Xavier Bertrand, Patrick Devedjian a répondu : "C'est une bonne nouvelle, c'est un garçon très énergique".
"Je considère, et Xavier Bertrand aussi, que c'est un travail à plein temps, et il est disposé à le faire à plein temps, c'est-à-dire à quitter le gouvernement: c'est un bel effort", a-t-il salué.
"Il faut ensuite la confiance du président de la République, il faut être loyal à l'égard du président de la République. C'est le choix du président de la République et c'est l'engagement de Xavier Bertrand", a-t-il ajouté.
"Pour se parler franchement, non je n'ai pas la même histoire avec Xavier Bertrand qu'avec d'autres membres de la direction, comme Brice Hortefeux", a reconnu Patrick Devedjian, rappelant qu'il connaissait Brice Hortefeux depuis 35 ans". Mais celui-ci "ne voulait pas" du poste de secrétaire général de l'UMP, a-t-il indiqué.
Pas de cumul
Xavier Bertrand, ministre du Travail, devrait donc quitter prochainement le gouvernement.
Il a lui-même pris les devants en jugeant dimanche sur Europe 1 que "si on veut remplir complètement ses fonctions de secrétaire général de l'UMP, il faut faire ça à plein temps".
Il quitterait retrouverait ainsi sa place à l'Assemblée au côté de son grand rival Jean-François Copé, le patron des députés UMP.
Dans les heures qui avaient suivi la nomination au gouvernement de Patrick Devedjian et sa démission immédiate de la rue de la Boétie, c'était pourtant le nom de Brice Hortefeux, fidèle parmi les fidèles du chef de l'Etat, qui avait le plus circulé.
Source: nouvelObs
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Le Président de la République se rend lundi à Londres
«Sans l'Allemagne, rien ne peut se faire» en Europe : en toute autre circonstance, cette déclaration d'un porte-parole d'Angela Merkel, vendredi dernier, aurait pu passer relativement inaperçue. Mais avant la rencontre, lundi à Londres, entre Nicolas Sarkozy et Gordon Brown que la crise a considérablement rapprochés ces dernières semaines, le propos de Berlin résonne comme un avertissement. «La chancelière n'est pas isolée, l'Allemagne n'est pas isolée», s'est d'ailleurs cru obligé de rajouter le porte-parole allemand.
Lundi après-midi, Nicolas Sarkozy se rend donc dans la capitale britannique en compagnie du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour des entretiens dominés par la crise économique. Les trois dirigeants auront une réunion de travail en début d'après-midi à Downing Street, suivie d'une rencontre à Lancaster House, au centre de Londres, avec des représentants des milieux d'affaires qui exprimeront leur point de vue et débattront à propos des divers plans de relance récemment annoncés dans l'Union européenne. Sur la liste d'une cinquantaine de participants figurent des économistes, des représentants d'institutions importantes (tel le patron de la Banque d'Angleterre) et des grands patrons français et britanniques (Christophe de Margerie, Louis Gallois, Carlos Ghosn, Terence Conran, Lakshmi Mittal…).
"Une boite à outils"
«Nous cherchons à mettre en place une “boîte à outils” où chacun pourra piocher, étant entendu qu'il faut faire face à la crise de façon coordonnée, mais pas identique», souligne-t-on à l'Élysée en réfutant toute «mise sous pression» d'Angela Merkel pour l'inciter à s'engager plus massivement sur le front de la relance.
Toutefois, «comme la majorité des Européens, nous pensons qu'un engagement plus massif est davantage susceptible de ramener la confiance», ajoute-t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. Pour la presse britannique, il ne fait aucun doute que le sommet de lundi a pour principal objectif de convaincre Angela Merkel de participer à un large plan de relance économique à l'échelle de l'Union européenne. Comme l'a relevé pour sa part la presse allemande, la chancelière n'a pas été invitée au rendez-vous organisé lundi par Gordon Brown et pourtant baptisé «Global Europe Summit.»
En l'espace d'une dizaine de jours, Londres et Paris ont dévoilé des plans de relance nationaux, dotés respectivement de 23,5 et 26 milliards d'euros. Ces deux capitales aimeraient que Berlin aille plus loin que son plan de 32 milliards d'euros, qui ne compte en fait que 12 milliards d'engagements nouveaux sur les deux prochaines années. Le président de la Commission européenne a proposé une enveloppe de relance et d'aides fiscales de 200 milliards d'euros, destinée à renforcer les économies des Vingt-Sept. Un plan dont l'Allemagne paierait un quart de la facture, ce que refuse pour le moment Angela Merkel.
Des convergences manifestes
D'après le Guardian, quotidien proche du parti travailliste, certains ministres de Gordon Brown estiment que l'attitude plus que réservée d'Angela Merkel vis-à-vis de Nicolas Sarkozy explique en partie son peu d'entrain à participer à l'effort européen. «Par-dessus tout, la chancelière n'apprécie pas l'activisme et redoute que les plans de relance se succèdent, sans évaluation, et avec des perspectives incertaines», analyse une source diplomatique allemande pour justifier la démarche progressive préconisée par Angela Merkel. Elle ne pourra toutefois pas ignorer les convergences à l'œuvre dans l'UE. À quelques jours du sommet européen, jeudi et vendredi à Bruxelles, Nicolas Sarkozy s'est efforcé, samedi à Gdansk, de rallier au «paquet énergie-climat» les pays de l'Est pour mieux circonvenir ensuite les réticences allemandes. C'est peu ou prou la même logique d'alliance qu'il jouera, aujourd'hui à Londres, sur la crise économique.
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30 heures de bonnes générosité !
L'édition 2008 du Téléthon s'est terminée tôt dimanche après 30 heures d'appels à la générosité, qui ont permis de récolter 95.200.125 euros de promesses de dons pour la recherche sur les maladies génétiques. Un résultat proche des 96,2 millions promis l'an dernier, même si la crise a vraisemblablement pesé dans la décision des Français.
La mobilisation pour le Téléthon 2007, perturbée par des intempéries de grande ampleur, avait permis d'engranger 102,3 millions d'euros, contre 106,7 millions l'année précédente.
Première utilisatrice des fonds récoltés, l'Association française contre les myopathies (AFM) s'est félicitée de ce nouveau coup de pouce donné à la recherche, alors que, pour la première fois au monde, une thérapie génétique devrait recevoir dans quelques mois l'aval de l'agence européenne du médicament.
"La solidarité sans faille, dont ont fait preuve les Français, nous donne la force et les moyens de poursuivre notre combat vers d'autres victoires, à l'image de la guérison d'Aleyna. Merci mille fois. Ce soir, plus que jamais, notre force, c'est vous!", a déclaré Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM, dans un communiqué publié sur le site du Téléthon dimanche matin.
De vendredi 19h à dimanche 1h, quelque 22.000 manifestations ont eu lieu dans toute la France. France Télévisions et Radio France ont relayé l'événement au cours d'émissions spéciales. La 22e édition du Téléthon avait pour ambassadeur le petit Thomas, atteint de la myopathie de Duchenne et était parrainée par le chanteur Julien Clerc.
Les promesses de dons n'ont pas toutes émané de particuliers. Pour faire "rimer commerce et générosité", sept grands groupes industriels (Aoste, Cadbury, Campbell, Colgate-Palmolive, Danone, Laboratoire Vendôme, Orangina-Schweppes) et 12 de leurs marques se sont ainsi engagés à reverser au Téléthon 12 à 18% du prix de vente des produits achetés par les consommateurs.
Quelque 330 magasins et trois sites de shopping en ligne (liste sur le site du Téléthon) ont également participé à cette opération.
L'un des coups d'éclat de ce marathon caritatif est venu de l'ancien homme d'affaires et ex-ministre Bernard Tapie, aujourd'hui comédien, qui a fait savoir samedi que la totalité de ses cachets perçus pour la pièce "Oscar", actuellement à l'affiche à Paris, seraient reversés à l'AFM.
"Nous avons le plaisir de vous faire savoir, qu'à la demande de M. Bernard Tapie, (...) la totalité de ses cachets (soit 5% de la recette) sera reversée à votre association, à l'occasion du Téléthon 2008", précise le communiqué adressé à la direction de l'AFM et transmis à l'Associated Press.
Si l'émission, assurée en alternance par France-2 et France-3, a pris fin, les dons, eux, continuent:
- par téléphone: 36 37 (0,15euro/mn), jusqu'au 12 décembre
- sur le Net: http://www.telethon.fr
- par courrier: AFM Téléthon - BP 83637 - 16954 Angoulême Cedex 9
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dimanche, 23 novembre 2008
Mouvements sociaux à la SNCF !
Sud-Rail est le seul syndicat à maintenir son appel à la grève à la SNCF pour dimanche soir. FO et la CGT ont décidé de consulter leurs militants, et la CTFC s’est retirée du mouvement lancé à l’origine contre la réforme du fret. Sur les mêmes revendications, la Fgaac (conducteurs autonomes) et la CFDT avaient décidé dès jeudi soir de lever leur propre préavis de grève lancé pour vendredi soir. Pour les usagers, les conséquences sur le trafic du mouvement devraient être limitées lundi.
A l’origine, se trouvait une même revendication : le retrait d'un décret réformant la réglementation du travail dans le fret SNCF. Deux mouvements de protestation avaient alors été lancés. Le premier, celui de la Fgaac (conducteurs autonomes) et la CFDT, devait débuter vendredi soir. Cet appel à la grève a été levé jeudi. Le second, lancé par l'intersyndicale CGT-Sud-FO-CFE-CGC-CFTC court toujours à partir de dimanche soir. Mais semble de plus en plus faible puisque seul Sud-Rail le revendique encore. Pour les usagers, les conséquences sur le trafic devraient donc être limitées lundi. "Faiblement perturbé", selon la SNCF.
La grève lundi touchera essentiellement les trains régionaux et l'Ile-de-France où le trafic ne doit être assuré qu'"à hauteur de 60 à 70%" à partir de dimanche 20 heures. Les régions PACA, Languedoc Roussillon, Aquitaine, Bretagne et Limousin ne seront pas du tout affectées par ce mouvement. Pour tous les autres types de trains (Corail, Eurostar, Thalys, Alleo, Theoz et Lyria), le trafic sera "normal", a assuré la SNCF.
Ainsi, d'après les informations obtenues par Europe1, les prévisions de trafic de lundi sont les suivantes:
Trains Corail, Eurostar, Thalys, Alleo, Lyria, Theoz : Normal
TGV : Un train sur deux en moyenne, uniquement pour les liaisons Province-Province
TER : Trafic normal en PACA, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Bretagne et Limousin. Trafic assuré à hauteur de 60 à 70% dans les autres régions.
Transilien au départ de :
Paris – Est : trafic assuré à 70 %
Paris – Nord : trafic assuré à 60%
Paris – Saint-Lazare : trafic assuré à 50%
Paris – Montparnasse : trafic assuré à 65%
Paris – Lyon : trafic assuré à 50 %
RER A : normal
RER B : trafic assuré à 50% (sur la partie SNCF, donc la partie nord du tronçon)
RER C : trafic assuré à 60%
RER D : trafic assuré à 50%
RER E : trafic assuré à 70%
Au centre du conflit, se trouve la réforme du fret et les modifications sur la réglementation régissant le temps de travail des conducteurs. Les syndicats craignent la création d'un deuxième statut moins favorable, d’abord sur la base du volontariat puis qui deviendrait la norme. La semaine dernière, devant la perspective d'une grève dure des conducteurs, la SNCF a accepté de revoir sa copie en matière de déréglementation du travail. Le front syndical s’est alors désuni.
La SNCF a ainsi décidé de reporter de plusieurs mois la mise en oeuvre de la réforme du fret qui devait être expérimentée par des conducteurs volontaires à partir du 14 décembre et de réduire à 6h30 le temps de conduite en période nocturne, au lieu de 7h30 annoncé dans un premier temps. En réponse, FO a fait savoir que ses militants seraient consultés lundi sur la marche à suivre. La CGT a également choisi de se tourner vers sa base. La CFTC a elle annoncé qu’elle se retirait du mouvement. "Le mouvement est évidemment affaibli, mais nous devons restons mobilisés", a indiqué Christian Mahieux de Sud Rail.
Infos voyageurs : plus de renseignements sur le site sncf.com pour toutes les lignes ou sur le site abcdtrains.com pour les prévisions Transiliens par gare. Deux numéros verts : le 0805 90 36 35 pour les Grandes lignes et TER et le 0805 700 805 pour le Transilien.
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vendredi, 14 novembre 2008
Extrêmes embrouilles du coté extrême gauche.
Les propos d'Olivier Dartigolles, portes-paroles du PCF, viseraient à empêcher la constitution d'une grande alliance gauche, du NPA de Besancenot au nouveau Parti de Gauche de Mélenchon.
Le Parti communiste souhaiterait faire capoter la proposition d'un large «front de la gauche» en vue des élections européennes de juin , lancée mercredi par le sénateur (ex-PS) Jean-Luc Mélenchon et qui irait du PCF au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en passant par le tout nouveau Parti de gauche (PDG), qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Sortant de sa traditionnelle langue de bois, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a vertement critiqué, jeudi devant la presse, le leader trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). «Aujourd'hui, Olivier Besancenot, c'est des grands discours, des envolées sur des jours meilleurs, mais dans les actes c'est la vieille LCR, une descente aux enfers dans le sectarisme», a-t-il accusé.
Pourquoi cette charge ? Sans doute, pour hypothéquer l'avenir et rendre impossible toute entente avec le NPA. Explication. mercredi, en présentant les contours du futur PDG, Jean-Luc Mélenchon a expliqué souhaiter réunir pour les européennes toutes les forces de gauche, qui ne se reconnaîtraient pas dans la social-démocratie qu'incarnerait aujourd'hui le PS. Le NPA n'était pas exclu de ce rassemblement. «Nous croyons encore possible d'agir ensemble», expliquait Mélenchon. Tandis que le NPA se fait toujours prier, le PCF, lui, s'est empressé de dire banco à Mélenchon. Une réunion de travail est prévue mardi. Mais en tapant ainsi jeudi sur le NPA, le porte-parole communiste rend ce rassemblement à trois désormais difficile.
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Sabotages SNCF: 9 personnes en garde à vue
Neuf personnes étaient toujours en garde à vue vendredi dans le cadre d'une enquête portant sur la mouvance anarcho-autonome afin de déterminer si elles sont impliquées dans les récents actes de sabotage ayant visé la SNCF, a-t-on appris de source judiciaire. Une personne, la mère d'une des femmes gardées à vue, a été remise en liberté jeudi soir à Nancy, a-t-on précisé de même source.
Le procureur de la République de Paris doit tenir une conférence de presse ce vendredi à 17h30 pour faire un point sur les deux enquêtes, l'une portant sur les sabotages à la SNCF et l'autre sur les agissements prêtés à un groupe de la mouvance anarcho-autonome. Jusqu'ici, les personnes en garde à vue ne se sont pas exprimées, selon la même source.
Ces suspects, cinq femmes et quatre hommes, interpellés mardi, sont en garde à vue, non pas dans le cadre de l'enquête sur les dégradations perpétrées sur le réseau ferré ouverte lundi, mais dans celui d'une enquête préliminaire diligentée en avril pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" visant la mouvance anarcho-autonome.
Cinq actes de malveillance, commis entre le 26 octobre et le 8 novembre, ont visé la TGV, un fer à béton en forme de crochet ayant été posé sur des caténaires en Moselle, dans l'Oise, l'Yonne, la Seine-et-Marne entraînant des retards de train.
Pour rattacher les personnes en garde à vue à ces actes, les enquêteurs exploitent notamment les objets saisis lors des perquisitions à leurs domiciles comme la documentation liée à la mouvance anarcho-autonome, des cartes du réseau ferré, des horaires de passage des trains, des gilets pare-balles, quatre cartes d'identités falsifiées, des émetteurs-récepteurs.
Leur garde à vue dans les locaux de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) peut durer jusqu'à 96 heures et expire donc samedi matin.
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mardi, 11 novembre 2008
A qui attribuer ces sabotages?
L'enquête sur les "sabotages" à la SNCF a conduit à l'interpellation de vingt personnes selon une source proche du dossier, dont dix ont été placées en garde à vue, a précisé à la presse la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie mardi 11 novembre, selon laquelle aucune n'appartient à l'entreprise. Les dix personnes qui ont été placée fairaient parties du milieu de l'"utra gauche".
La série noire avait continué à la SNCF. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avait en effet annoncé, lundi sur Europe 1, qu'un TGV avait percuté des plaques de béton posée sur une voie dans la région de Narbonne (Aude), ce qui constituerait "apparemment un nouvel acte de malveillance".
Deux plaques de béton
Dimanche, il avait déjà souligné, sur RMC, l'augmentation du nombre des actes de malveillance visant le réseau ferroviaire: "j'ai demandé à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de faire en sorte que nos policiers, nos gendarmes sur le terrain aient un oeil particulièrement acéré sur la surveillance des voies ferrées".
La SNCF a confirmé cet incident: dimanche soir, vers 23h15, un TGV assurant la liaison Bruxelles-Paris-Perpignan a en effet percuté deux plaques de béton posées sur une voie, au niveau de la commune de Coursan (Aude). Le trafic a été interrompu pendant 70 minutes et des dégâts mineurs sur le TGV sont à déplorer, mais aucun blessé.
La compagnie a porté plainte. Le procureur de la République de Narbonne, Bertrand Baboulenne, a saisi lundi la section de recherche de la gendarmerie de Montpellier et la Direction de la police judiciaire, et a souligné qu'il n'excluait aucune hypothèse: "aucun élément ne permet pour l'instant de supposer que ça fait partie d'une action concertée, on peut aussi penser à l'acte d'un irresponsable", a-t-il expliqué à l'AFP.
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Le chef de l'état, la première dame de france accompagnée du prince charles et de son épouse pour la commémoration du 11 novembre.
Dans son disours de commémoration de l'armistice, prononcé à Douaumont dans la Meuse, le Chef de l'Etat a notamment estimé que les fusiliés pour l'exemple de 14-18 ne s'était "pas déshonorés"
Le mot "réhabilitation" n’a pas été prononcé, mais Nicolas Sarkozy a tenu à consacrer une partie de son discours aux fusillés de 14-18.
Pendant la Grande Guerre, 675 soldats portant l’uniforme français ont été fusillés pour désertion, mutinerie, simple refus d’obéir ou crimes de droit commun.
Régulièrement, des voix réclament leur réhabilitation ou encore l’ouverture d’archives les concernant.
Commémorant le 11 novembre 1918 à Douaumont, dans la Meuse, le président de la République a d'abord rendu homage à tous les combattants français et étrangers de ce conflit mondial, pour ensuite évoquer le sort des fusillés.
"Cette guerre totale excluait toute indulgence, toute faiblesse. Mais 90 ans après la fin de la guerre, je veux dire au nom de notre Nation que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches mais que simplement ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces" a déclaré Nicolas Sarkozy.
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La côte d'ivoire toujours pas decidé!
Les principaux dirigeants politiques ivoiriens ont reporté lundi l'élection présidentielle prévue le 30 novembre et demandé à la Commission électorale de fixer une nouvelle date avant le 31 décembre.
Ce scrutin, déjà reporté à plusieurs reprises, est censé sceller le processus de paix lancé après la guerre civile de 2002-2003 dans le premier pays exportateur mondial de cacao.
Le Comité permanent de consultation (CPC), qui regroupe le président ivoirien Laurent Gbagbo, son Premier ministre et chef des ex-rebelles Guillaume Soro, et des dirigeants d'opposition, a été reçu lundi à Ouagadougou par le chef de l'Etat burkinabé, Blaise Compaoré.
"Le CPC a noté l'impossibilité d'organiser l'élection présidentielle à la date officielle du 30 novembre 2008. Il a immédiatement invité le président de la Commission électorale indépendante à arrêter sans délai un calendrier précis pour l'identification du corps électoral et les inscriptions. Ce calendrier doit être publié" d'ici au 31 décembre".
"Je souhaite que nous puissions nous retrouver en janvier avec des perspectives beaucoup plus claires pour ce qui est de la date des élections à venir mais aussi de la résolution des différentes questions en suspens, qui sont aussi déterminantes pour le processus mais que je m'emploierai à résoudre avec le President et le Premier ministre", a déclaré Blaise Compaoré.
L'élection, qui devrait voir le président Laurent Gbagbo briguer un nouveau mandat, est considérée comme le point d'orgue de l'accord de paix conclu le 4 mars 2007 par le gouvernement et les Forces nouvelles (FN, ex-rebelles), qui contrôlent la moitié nord du pays depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002.
Le chef de l'Etat a lui-même émis des doutes sur la possibilité de tenir l'échéance du 30 novembre 2008, déjà repoussée plusieurs fois depuis octobre 2005.
La Côte d'Ivoire avait lancé fin août une vaste opération d'identification des électeurs et de distribution de documents d'identité avant l'inscription sur les listes, et ce à temps pour le 30 novembre. Mais le processus - compliqué, coûteux et politiquement sensible - a peu avancé.
A la date du 9 novembre, moins d'un million de personnes, sur les neuf millions d'électeurs potentiels, avaient été identifiées, a déclaré Alassane Ouattara, leader de l'opposition dans le nord du pays.
"Les élections sont reportées parce qu'à chaque fois c'est comme si on mettait la charrue avant les boeufs. Maintenant, il faut s'assurer que tout le processus d'identification et d'enrôlement se déroule bien pour déboucher sur la fixation d'une date", a déclaré pour sa part l'ancien président Henri Konan Bédié.
Depuis l'accord de réconciliation nationale de mars 2007 prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale dirigé par Guillaume Soro, l'Etat central a fait des efforts pour réimposer son autorité sur l'ensemble du territoire.
Les casques bleus de l'Onuci et les soldats français de "Licorne" se sont ainsi progressivement retirés de la "ligne de confiance" qui coupait le pays en deux pour faire place à des unités composées de soldats de l'armée et des ex-rebelles.
Par l'agence Reuters
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Obama déjà à la maison blanche?

Barack Obama est entré pour la première fois dans le bureau ovale de la Maison Blanche aujourd’hui. Le président élu a été invité par le président sortant, George Bush, pour un entretien d’environ une heure. Pendant ce temps, l’actuelle first lady, Laura Bush, accueillait Michelle Obama.
Un avant-goût, 71 jours avant. Barack Obama a foulé les parquets du bureau ovale pour la première fois aujourd’hui. Il était venu plusieurs fois à la Maison Blanche, mais sans jamais entrer dans le “saint des saints”, d’où il dirigera les Etats-Unis pour les quatre prochaines années.
C’est à l’invitation de l’actuel locataire des lieux, George W. Bush, que le vainqueur de l’élection doit cet apéritif présidentiel.
Le couple Bush a accueilli les Obama sous le portique où le président salue habituellement les chefs d’Etat étrangers. Après les coups de sabre de la campagne, pendant laquelle Barack Obama a tiré à boulets rouges sur le bilan de son prédécesseur, l’heure était à la cordialité. Les deux hommes se sont serrés la main, tandis que leurs femmes s’embrassaient, tous sourires dehors, comme deux familles américaines se rencontrant sur leurs perrons.
Tandis que Laura Bush emmenait Michelle Obama visiter les lieux, les deux présidents, le 43ème et le 44 ème, se sont tout de suite engouffrés dans le bureau ovale, sans faire aucun commentaire.
Environ une heure plus tard, George Bush a raccompagné Barack Obama à sa voiture, sans que rien n’ait filtré de l’entretien, sinon que les discussions ont été “ constructives et amicales ”, selon l’entourage des deux hommes.
Les rencontres entre le président sortant et le nouvel élu sont habituelles dans la démocratie américaine, mais elles se déroulent en général plus tard. Cette fois, les évènements semblent accélérer le rythme d’une transition que certains décrivent comme la plus délicate depuis la prise du pouvoir par Abraham Lincoln, en 1861, à la veille de la guerre de Sécession.
La crise économique d’abord, qui devait dominer la discussion, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.
Le président Bush a promis de tout faire pour que la transition se déroule en douceur. Son administration assure d’ailleurs être en contact avec les collaborateurs de Barack Obama pour la préparation du G 20 de Washington, vendredi et samedi prochain, qui doit refonder le système financier mondial. “Le président élu (Barack) Obama a remercié le président Bush pour son engagement en faveur d’une transition douce et pour sa gracieuse hospitalité ainsi que celle de la Première dame Laura Bush en accueillant les Obama à la Maison Blanche”, a commenté Stéphanie Cutter, porte-parole du démocrate pendant la transition.
Barack Obama n’assistera pas au G 20, mais il a souhaité travailler avec l’administration en place pour être tout de suite opérationnel le 20 janvier, quand il reviendra dans le bureau ovale, seul cette fois.
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