mardi, 11 novembre 2008
Le chef de l'état, la première dame de france accompagnée du prince charles et de son épouse pour la commémoration du 11 novembre.
Dans son disours de commémoration de l'armistice, prononcé à Douaumont dans la Meuse, le Chef de l'Etat a notamment estimé que les fusiliés pour l'exemple de 14-18 ne s'était "pas déshonorés"
Le mot "réhabilitation" n’a pas été prononcé, mais Nicolas Sarkozy a tenu à consacrer une partie de son discours aux fusillés de 14-18.
Pendant la Grande Guerre, 675 soldats portant l’uniforme français ont été fusillés pour désertion, mutinerie, simple refus d’obéir ou crimes de droit commun.
Régulièrement, des voix réclament leur réhabilitation ou encore l’ouverture d’archives les concernant.
Commémorant le 11 novembre 1918 à Douaumont, dans la Meuse, le président de la République a d'abord rendu homage à tous les combattants français et étrangers de ce conflit mondial, pour ensuite évoquer le sort des fusillés.
"Cette guerre totale excluait toute indulgence, toute faiblesse. Mais 90 ans après la fin de la guerre, je veux dire au nom de notre Nation que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches mais que simplement ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces" a déclaré Nicolas Sarkozy.
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La côte d'ivoire toujours pas decidé!
Les principaux dirigeants politiques ivoiriens ont reporté lundi l'élection présidentielle prévue le 30 novembre et demandé à la Commission électorale de fixer une nouvelle date avant le 31 décembre.
Ce scrutin, déjà reporté à plusieurs reprises, est censé sceller le processus de paix lancé après la guerre civile de 2002-2003 dans le premier pays exportateur mondial de cacao.
Le Comité permanent de consultation (CPC), qui regroupe le président ivoirien Laurent Gbagbo, son Premier ministre et chef des ex-rebelles Guillaume Soro, et des dirigeants d'opposition, a été reçu lundi à Ouagadougou par le chef de l'Etat burkinabé, Blaise Compaoré.
"Le CPC a noté l'impossibilité d'organiser l'élection présidentielle à la date officielle du 30 novembre 2008. Il a immédiatement invité le président de la Commission électorale indépendante à arrêter sans délai un calendrier précis pour l'identification du corps électoral et les inscriptions. Ce calendrier doit être publié" d'ici au 31 décembre".
"Je souhaite que nous puissions nous retrouver en janvier avec des perspectives beaucoup plus claires pour ce qui est de la date des élections à venir mais aussi de la résolution des différentes questions en suspens, qui sont aussi déterminantes pour le processus mais que je m'emploierai à résoudre avec le President et le Premier ministre", a déclaré Blaise Compaoré.
L'élection, qui devrait voir le président Laurent Gbagbo briguer un nouveau mandat, est considérée comme le point d'orgue de l'accord de paix conclu le 4 mars 2007 par le gouvernement et les Forces nouvelles (FN, ex-rebelles), qui contrôlent la moitié nord du pays depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002.
Le chef de l'Etat a lui-même émis des doutes sur la possibilité de tenir l'échéance du 30 novembre 2008, déjà repoussée plusieurs fois depuis octobre 2005.
La Côte d'Ivoire avait lancé fin août une vaste opération d'identification des électeurs et de distribution de documents d'identité avant l'inscription sur les listes, et ce à temps pour le 30 novembre. Mais le processus - compliqué, coûteux et politiquement sensible - a peu avancé.
A la date du 9 novembre, moins d'un million de personnes, sur les neuf millions d'électeurs potentiels, avaient été identifiées, a déclaré Alassane Ouattara, leader de l'opposition dans le nord du pays.
"Les élections sont reportées parce qu'à chaque fois c'est comme si on mettait la charrue avant les boeufs. Maintenant, il faut s'assurer que tout le processus d'identification et d'enrôlement se déroule bien pour déboucher sur la fixation d'une date", a déclaré pour sa part l'ancien président Henri Konan Bédié.
Depuis l'accord de réconciliation nationale de mars 2007 prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale dirigé par Guillaume Soro, l'Etat central a fait des efforts pour réimposer son autorité sur l'ensemble du territoire.
Les casques bleus de l'Onuci et les soldats français de "Licorne" se sont ainsi progressivement retirés de la "ligne de confiance" qui coupait le pays en deux pour faire place à des unités composées de soldats de l'armée et des ex-rebelles.
Par l'agence Reuters
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Obama déjà à la maison blanche?

Barack Obama est entré pour la première fois dans le bureau ovale de la Maison Blanche aujourd’hui. Le président élu a été invité par le président sortant, George Bush, pour un entretien d’environ une heure. Pendant ce temps, l’actuelle first lady, Laura Bush, accueillait Michelle Obama.
Un avant-goût, 71 jours avant. Barack Obama a foulé les parquets du bureau ovale pour la première fois aujourd’hui. Il était venu plusieurs fois à la Maison Blanche, mais sans jamais entrer dans le “saint des saints”, d’où il dirigera les Etats-Unis pour les quatre prochaines années.
C’est à l’invitation de l’actuel locataire des lieux, George W. Bush, que le vainqueur de l’élection doit cet apéritif présidentiel.
Le couple Bush a accueilli les Obama sous le portique où le président salue habituellement les chefs d’Etat étrangers. Après les coups de sabre de la campagne, pendant laquelle Barack Obama a tiré à boulets rouges sur le bilan de son prédécesseur, l’heure était à la cordialité. Les deux hommes se sont serrés la main, tandis que leurs femmes s’embrassaient, tous sourires dehors, comme deux familles américaines se rencontrant sur leurs perrons.
Tandis que Laura Bush emmenait Michelle Obama visiter les lieux, les deux présidents, le 43ème et le 44 ème, se sont tout de suite engouffrés dans le bureau ovale, sans faire aucun commentaire.
Environ une heure plus tard, George Bush a raccompagné Barack Obama à sa voiture, sans que rien n’ait filtré de l’entretien, sinon que les discussions ont été “ constructives et amicales ”, selon l’entourage des deux hommes.
Les rencontres entre le président sortant et le nouvel élu sont habituelles dans la démocratie américaine, mais elles se déroulent en général plus tard. Cette fois, les évènements semblent accélérer le rythme d’une transition que certains décrivent comme la plus délicate depuis la prise du pouvoir par Abraham Lincoln, en 1861, à la veille de la guerre de Sécession.
La crise économique d’abord, qui devait dominer la discussion, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.
Le président Bush a promis de tout faire pour que la transition se déroule en douceur. Son administration assure d’ailleurs être en contact avec les collaborateurs de Barack Obama pour la préparation du G 20 de Washington, vendredi et samedi prochain, qui doit refonder le système financier mondial. “Le président élu (Barack) Obama a remercié le président Bush pour son engagement en faveur d’une transition douce et pour sa gracieuse hospitalité ainsi que celle de la Première dame Laura Bush en accueillant les Obama à la Maison Blanche”, a commenté Stéphanie Cutter, porte-parole du démocrate pendant la transition.
Barack Obama n’assistera pas au G 20, mais il a souhaité travailler avec l’administration en place pour être tout de suite opérationnel le 20 janvier, quand il reviendra dans le bureau ovale, seul cette fois.
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