samedi, 07 février 2009

Valérie Pecresse, un nouveau visage pour l'Ile-de-France

 

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La semaine prochaine, retrouvez Valérie Pecresse le :

- Vendredi 6 février, à Roissy (Complexe sportif, 54 rue Houdard, à 20h)


- Samedi 7 février, à Saint-Maurice (salle Louis Jouvet, 14 rue Paul Verlaine, à 18h)

 

!!!! Mais aussi à ne pas manquer, dans le cadre de la primaire de l’UMP pour les élections régionales de 2010 en Ile-de-France, huit grands débats sont organisés entre les différents candidats, un dans chaque département. voici les 3 prochaines rencontres:

 

-Le Mardi 3 février, au Raincy, à 20h30 (centre culturel Thierry le Luron, 9 bd du Midi)


! REPORTE !

- Le mercredi 11 février, à Marly-le-Roi, à 20h15 (salle des fêtes, Hôtel de ville, place du Général de Gaulle)

! REPORTE !


- Le jeudi 12 février, à Rueil-Malmaison, à 20h15 (Théâtre André Malraux, place des Arts).

 

Nous nous retrouverons après les vacances scolaires de février pour les autres débats.

Venez nombreux !

INTERVIEW - Le secrétaire général de l'UMP suspend les débats Karoutchi-Pécresse en Ile-de-France.

 

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LE FIGARO.- Avez-vous noté un infléchissement de Nicolas Sarkozy face à la crise ?
Xavier BERTRAND.- Les Français attendent une meilleure répartition des richesses, davantage de lisibilité sur la justice des mesures et un contrôle plus efficace du système financier international. Le président a répondu à ces attentes, tout en confirmant qu'il faut faire du travail la priorité et, dans le même temps, renforcer la solidarité pour ceux qui sont éloignés de l'emploi. Nous sommes très attachés au soutien aux classes moyennes. Les réformes vont continuer, mais avec une volonté encore plus forte de protéger les Français les plus exposés à la crise.

Comment compenser la suppression de la taxe professionnelle pour les communes ?
Il y a des pistes, comme la taxe carbone par exemple. Avec ce que l'État compense déjà aujourd'hui, le manque à gagner serait de 8 milliards d'euros et il a vocation à être compensé, bien évidemment. La taxe professionnelle n'existe chez aucun de nos voisins européens. Sa suppression est un outil anti-délocalisations, voire un moyen nouveau de relocaliser des emplois.

Approuvez-vous le plafonnement des rémunérations des dirigeants d'entreprise ?
Certains systèmes doivent être totalement revus, notamment pour les traders, mais un plafonnement systématique n'a pas de sens. On ne peut pas traiter de la même façon un Bill Gates et un Bernard Madoff !

Les syndicats vont-ils saisir la main tendue par Nicolas Sarkozy ?
En tous cas, le président leur donne la possibilité de travailler ensemble à des solutions à la crise. Il offre aussi à la gauche l'opportunité de sortir d'une opposition systématique qui est rejetée par l'opinion. La façon dont Martine Aubry a réagi aux propositions sur le chômage partiel montre d'ailleurs qu'il est possible de mettre un terme, même provisoire, à des querelles d'arrière-garde. Cette crise exceptionnelle exige des comportements exceptionnels. La politique politicienne reprendra ses droits bien assez tôt.

Comment l'UMP va-t-elle faire le service après-vente des pistes ouvertes pas le président, notamment la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu ?
La vocation du Mouvement populaire, c'est d'avoir des idées d'avance. Nous allons interroger les militants sur les propositions du président et lancer le débat dès ce week-end, pour nous engager davantage encore dans le soutien du plan de relance. Vendredi soir, les responsables du mouvement ont reçu un sms de mobilisation, et les militants une newsletter contenant les principaux points de l'intervention présidentielle ainsi qu'une vidéo que j'ai enregistrée à l'issue de l'émission.

C'est Nicolas Sarkozy lui-même qui a présenté la nouvelle direction de l'UMP. A-t-il si peu confiance en vous ?
Par rapport à ses prédécesseurs, l'attitude de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de l'UMP a le mérite de la transparence. Arrêtons les mauvais procès ! On avait dit qu'il n'y aurait pas de place pour chacun à la direction, c'est faux. Les conseillers politiques vont être réunis dans quelques jours, avec le bureau exécutif, et ils joueront un vrai rôle politique. Christian Estrosi, le premier d'entre eux, s'occupera de la diversité. Les secrétaires généraux auront chacun un thème : Éric Besson travaillera sur l'avenir des Français, Nathalie Kosciusko-Morizet sur leur protection, Marc-Philippe Daubresse sur leur vie quotidienne et Axel Poniatowski sur la France dans le monde. Chacun coordonnera et animera un pôle de secrétaires nationaux, qui seront nommés avant la mi-février et recevront une lettre de mission très précise.

Allez-vous encore étoffer l'organigramme ?
L'équipe sortante comptait 160 membres. La nouvelle sera plus réduite, et je demanderai à chacun un engagement effectif. Je peux être d'autant plus exigeant sur la disponibilité que j'ai moi-même quitté le gouvernement pour me consacrer au Mouvement populaire. Nous allons jouer davantage collectif, avec des règles du jeu. Je ne me suis pas fixé l'objectif d'atteindre 500 000 adhérents pour faire du chiffre, mais parce que ce serait la conséquence logique de nos efforts pour faire vivre et grandir le Mouvement populaire.

L'UMP a désigné ses têtes de liste pour les européennes. Où en sont les négociations avec le Nouveau Centre ?
J'ai le sentiment qu'un bon accord, un accord rapide, est possible. La décision incombe au comité de la majorité, qui se réunira dans une dizaine de jours sous la présidence de Jean-Claude Gaudin. Chacun a compris que si nous sommes unis, c'est bien mieux pour l'emporter. Dès la semaine prochaine, nous allons aussi mettre en place un comité stratégique pour les européennes avec Brice Hortefeux et Michel Barnier. Nous avons également tenu à faire participer Bruno Le Maire, secrétaire d'État aux Affaires européennes. Nous mènerons une campagne très offensive, sur la base des acquis de la présidence française de l'Union européenne.

Comment éviter les déchirements lors des primaires pour les régionales ?
Je vais réunir dans les prochains jours tous les candidats engagés dans des primaires et les chargés de mission régionaux. L'UMP doit jouer le jeu de la démocratie, pas de la cacophonie. Pour donner une dynamique à notre campagne, il y aura un vote dans chaque région, même lorsqu'il n'y a qu'un seul candidat en lice.

Y compris dans les quatre régions où le choix a été différé ?
En Alsace et en Corse, nous avons des sortants qui sont soumis à des échéances budgétaires. En Auvergne et en PACA, un large consensus se dégage autour de Brice Hortefeux et Hubert Falco. On peut se donner un peu de temps. Il y aura un vote, sans doute à la rentrée de septembre.

Comment calmer le jeu en Ile-de-France ?
J'ai proposé à Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, qui l'ont aussitôt accepté, de mettre entre parenthèses leurs débats publics contradictoires, compte tenu de la réforme des enseignants-chercheurs qui est une priorité du gouvernement.

Source: Le Figaro.fr

Référents communication

vendredi, 06 février 2009

Face à la crise : une mobilisation à la hauteur des défis


Comme beaucoup de Français, j’ai écouté le Président avec beaucoup d’attention.

Le Président a entendu et comprend les inquiétudes et les interrogations légitimes des Français. La crise que nous traversons est sans précédent. Le Président a tenu un discours de vérité.

Ce que j’en retiens c’est l’esprit de justice et de dialogue qui guide son action.

Il a tout de suite tenu à expliquer que l’argent prêté aux banques n’a pas coûté un centime aux Français. Au contraire, il va rapporter 1,4 mds € qui seront entièrement consacrés au financement de mesures sociales. On a sauvé les banques pour sauver l’épargne des Français.

Il a rappelé sa détermination et la mobilisation du Gouvernement pour les Français les plus touchés par la crise : ceux qui ont un risque pour leur emploi. Les mesures telles que la meilleure indemnisation du chômage partiel, le soutien aux jeunes et aux personnes en fin de CDD seront discutées avec les partenaires sociaux dès le 18 février prochain.

Pour les classes moyennes, celles qui même avec un travail peuvent avoir du mal à s’en sortir, il a proposé des solutions comme l’augmentation des allocations familiales et la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu. Ce sont des mesures concrètes pour soutenir leur quotidien.

Le Président a montré que la France a des atouts pour faire face à cette crise. La France peut, l’Europe doit vouloir.

Il a réaffirmé sa volonté de mener à bien les réformes pour lesquelles il a été élu.

Avec le plan de relance, le cap que le Président a fixé est clair : privilégier l’investissement pour donner du travail aux entreprises et soutenir l’emploi.

Il a par ailleurs demandé à ce que le profit des entreprises soit mieux partagé entre les salariés, les actionnaires et l’investissement.

Il n’y a que comme ça que la France sortira plus forte et plus juste de cette crise.

Le Président de la République a rappelé qu’en ce moment, plus que jamais, nous devons tous être mobilisés au service des Français.

Le Président de la République a été élu pour agir, le Mouvement Populaire le soutient dans son action.

Xavier Bertrand

Secrétaire général

mercredi, 04 février 2009

PECRESSE vs KAROUTCHI

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Chez les jeunes militants, la compétition s’affiche dès le hall d’entrée du centre culturel : tee-shirt blanc et foulard vert pour les partisans de Valérie Pécresse, tee-shirt et casquette bleus pour les fans de Roger Karoutchi. Hier, ce premier débat entre la ministre de l’Enseignement supérieur et le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement qui se disputent la tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France, se déroule au Raincy (Seine-Saint-Denis). Et les bleus sont manifestement majoritaires. Il est vrai que le maire du Raincy, Eric Raoult, est porte-parole de la campagne de Karoutchi. « Roger président », scandent ses militants. « Ils font du bruit mais on a nos convictions », réplique Alexandre, qui soutient Valérie Pécresse.

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Pas de débat A 20 h 30, c’est au milieu des cris et dans la pagaille que les deux rivaux montent sur scène. Dans la salle où ils sont près de 600, chaque camp essaie de couvrir les acclamations de l’autre. « On n’est pas des groupies, c’est un premier débat, pas un combat », s’exclame Raoult, qui aura bien du mal à rétablir le calme. Les deux rivaux ne débattront pas. Ils vont s’exprimer à tour de rôle pour présenter leur candidature et leurs propositions.

 

Par exemple, le projet de Valérie Pecresse sur l'écologie (l'éco-région):



HPIM5009.JPGLe tirage au sort désigne Pécresse pour commencer. « Quand je vous entends crier, je m’aperçois que notre démocratie interne est encore plus vivante que je ne le croyais », lance-t-elle, se voulant la candidate du renouvellement et de l’avenir : « Cette primaire, voulue par Nicolas Sarkozy, va nous donner un élan pour gagner. » Seuls ses amis applaudissent. Un sourire moqueur aux lèvres, Karoutchi écoute, en regardant sa montre. Il se présente comme le candidat de l’expérience et plaide pour l’unité : « Au soir de la primaire, il faudra se rassembler, alors évitons les anathèmes. » Ni lui ni ses partisans ne semblent y croire.

Régionales en Ile-de-France, premier grand débat!

HPIM5020.JPGDeux ministres pour un fauteuil. Les deux candidats à la primaire UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, s'affrontent mardi soir pour le premier des huit débats programmés avant le vote des militants, entre le 16 et le 22 mars.

Ce premier débat se tiendra au Raincy (Seine-Saint-Denis), ville d'Eric Raoult, porte-parole de Roger Karoutchi. Des débats similaires seront organisés dans les sept autres départements de la région. Les élections régionales sont prévues en principe en mars 2010, si la réforme des collectivités territoriales prévue cette année ne remet pas en cause cette date.

Le duel entre la ministre de l'Enseignement supérieur et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement pour partir à la reconquête de la région capitale, dirigée depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon, est sans pitié.

Favorite selon les sondages, Valérie Pécresse met en avant sa plus grande notoriété, sa jeunesse -41 ans contre 57-, son "expérience de terrain" de députée de la deuxième circonscription des Yvelines depuis 2002 et son regard neuf sur une région où la droite n'a cessé de reculer depuis 10 ans.

HPIM4996.JPGCelle qui se présente comme la "candidate de la vie quotidienne et des préoccupations immédiates des Franciliens" a élaboré son programme à partir des doléances recueillies sur son site Internet via une "agoracarte" permettant aux habitants de signaler leurs problèmes.

La ministre de l'Enseignement supérieur propose une "mobilisation anti-crise" en matière d'emploi sous la forme d'un fonds de soutien régional aux PME "stratégiques" et de 10.000 emplois aidés, ainsi qu'un "plan d'urgence" pour les transports, et un plan "premier logement" pour favoriser l'accession à la propriété.

Comme Ségolène Royal dans la primaire socialiste de 2006, Valérie Pécresse utilise les enquêtes d'opinion pour promouvoir sa candidature. Selon un sondage Ifop réalisé pour elle du 6 au 9 janvier auprès de 1.053 Franciliens âgés de 18 ans et plus, 70% des sympathisants UMP lui voient plus d'atouts que Roger Karoutchi pour l'emporter face à la gauche.

Ces sondages dont le cadre dépasse les 70.000 adhérents franciliens de l'UMP ont le don de faire sortir de ses gonds son bouillant adversaire. "Je vais à la primaire et je la gagnerai", répond M. Karoutchi à tous ceux qui lui demandent pourquoi il s'obstine.

Conseiller régional depuis 1992 et président du groupe d'opposition depuis 1998, Roger Karoutchi met en avant sa "passion" de la région. Son projet "révolutionnaire" préconise un abonnement transports au tarif unique de 50 euros par mois (25 euros pour la carte Imagin'R), la construction de deux Ecopolis, d'un ou deux grands campus universitaires, la réalisation d'un grand pôle d'affaires à l'est de la région. Le tout en baissant les impôts de 10%.

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement a comblé une partie de son déficit de notoriété en révélant récemment son homosexualité. Une réponse aux insinuations de sa rivale, qui avait mis ostensiblement en avant son statut de mère de trois enfants.

Mardi soir, les deux rivaux détailleront leurs projets, dans ce débat arbitré par Christian Estrosi, le M. bons offices chargé par l'UMP de veiller à la régularité de la campagne interne, et par le journaliste Paul Wermus.HPIM4980.JPG

La tension était forte à la veille de ce premier débat. Dans un communiqué, Roger Karoutchi a contesté les règles fixées par l'UMP imposant à chaque candidat de répondre à des questions posées à l'avance par les militants. Il souhaite que les débats "permettent aux militants de s'exprimer et d'échanger avec les candidats".

"On respectera les règles fixées il y a une semaine", a répondu l'entourage de Valérie Pécresse. La ministre de l'Enseignement supérieur a en revanche accepté la proposition de son concurrent d'un débat sur France-3 Ile-de-France.

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Barack Obama s'évade de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école

Aubry.jpgPar l'une des journées les plus mouvementées de sa jeune administration, Barack Obama et son épouse Michelle se sont évadés mardi quelques instants de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école élémentaire de Washington.

Alors que Tom Daschle venait d'annoncer qu'il renonçait au poste de secrétaire à la Santé, le président américain et son épouse sont partis, sans prévenir ou presque, à bord de leur limousine blindée. Ils se sont arrêtés dans une école publique de Washington, où ils ont été accueillis par des enfants totalement indifférents aux aléas des nominations.

"On était juste fatigués d'être à la Maison Blanche", a lancé le président devant les élèves de la Capital City Public Charter School. "On est sortis! Ils nous ont laissé sortir!", a renchéri Mme Obama, suscitant les éclats de rire des enfants et leurs instituteurs.

Pendant qu'à la Maison Blanche, le porte-parole Robert Gibbs faisait face aux questions de la presse sur le forfait de Tom Daschle à la suite de problèmes avec le fisc, le président a répondu aux questions d'enfants de l'âge de sa fille Sasha sur ses héros préférés, Spiderman et Batman en l'occurrence.

La présidence a fait savoir que cette visite était prévue, mais n'avait pas été annoncée publiquement à l'avance.

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Le Président de la République "épingle" JK Rowling

Aubry.jpgLa créatrice d'«Harry Potter»aurait-elle ensorcelé Nicolas Sarkozy? Elle recevra aujourd'hui, mardi 3 février à 18 heures, des mains mêmes du président de la République, les insignes de Chevalier de la légion d'honneur. On voit par là que le locataire de l'Elysée n'est pas aussi allergique à la littérature qu'on a pu le prétendre ici ou , et que les procès d'intention qui lui ont été faits sur ce chapitre ne manquaient pas de mauvaise foi.

Récompenser le talent de Mrs J.K. Rowling,  quantifiable en centaines de millions d'exemplaires vendus, en offre une démonstration éclatante. Comment ne pas admirer en effet l'extraordinaire success story de cette mère célibataire devenue, grâce à sa plume, la plus grosse fortune d'Angleterre, et cela avec le souci toujours philanthrope de lutter contre la pauvreté? Rien d'étonnant, en tout cas, à ce qu'elle séduise Nicolas Sarkozy, qui avait confié pendant la campagne présidentielle à Yasmina Reza:

«Moi, je regrette, un type qui vend à des millions d'exemplaires, ça m'intéresse. Si je lis pas Marc Levy, si je regarde pas le Tour de France, je fais un autre métier.»

Au revoir Clémenceau!

Aubry.jpgL'ancien porte-avions Clemenceau a quitté Brest (Finistère) mardi dans le sillage d'un remorqueur, pour gagner sa dernière destination, le chantier de déconstruction d'Hartlepool (nord-est de l'Angleterre), exploité par la société Able UK. Le collectif d'associations mobilisées contre son transfert a pris acte de son départ "sans amertume".

"Nous pensons que la décision du tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) de ne pas suspendre son départ est politique, mais tant pis", a déclaré à l'Associated Press Jean-Paul Hellequin, président de Mor Glaz, association qui milite pour une mer propre et des pratiques respectueuses des hommes et de l'environnement.

En milieu d'après-midi mardi, le Clemenceau désormais appelé Q790 avançait à petite vitesse à l'extrémité nord de la Bretagne, dans le sillage du remorqueur océanique Anglian Earl, affrété par la société d'exploitation du chantier, Able UK. "Selon nos prévisions, il devrait rallier Hartlepool entre quatre et cinq jours", soit samedi ou dimanche, a précisé le capitaine de frégate Bertrand Hudault, officier de relations publiques de la préfecture maritime de l'Atlantique.

Le patrouilleur de la marine nationale Flamant et le remorqueur de haute mer Malabar suivent le convoi. Une présence militaire a été requise, par arrêté du préfet maritime de l'Atlantique, lundi, pour écarter à plus de 300 mètres tout importun sur le parcours du convoi dans les eaux territoriales françaises, de Brest jusqu'au détroit du Pas-de-Calais.

Les opposants prennent acte du départ du Clemenceau, mais ne désarment pas. Même si leurs moyens de contestation sont minces désormais. "Selon les motivations de la décision du tribunal administratif de Rennes de rejeter (lundi) les deux référés suspension que mon client, l'association AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable) avait déposés, je formulerai ou non un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat", a expliqué l'avocat David Rajjou. Elles devront être soit incomplètes, soit critiquables".

"De toutes les façons, il me semble peu probable qu'une décision devant le Conseil d'Etat, si elle nous était favorable, fasse revenir le Clemenceau à Brest", a-t-il reconnu. En revanche, les actions juridiques que son homologue anglais, défenseur de l'association "Friends of Hartlepool" ne manquera pas de déposer -en particulier sur la procédure de déconstruction du Clemenceau- nourriront les recours au fond que la justice examinera en France dans les prochaines semaines, a-t-il précisé en substance. "Nous allons mettre en place une veille juridique pour suivre la déconstruction du Clemenceau", a ajouté Me Rajjou.

Le Clemenceau parti, les adeptes de la déconstruction à Brest, un temps sur les rangs pour démanteler sur place l'ancien porte-avions lorgnent d'autres bâtiments à déconstruire. "Nous allons demander à rencontrer rapidement le préfet maritime de l'Atlantique pour lancer une filière à Brest", a souligné Jean-Paul Hellequin. "La page Clemenceau est tournée, mais il reste un livre à écrire".

Le porte-avions Clemenceau, admis au service actif en 1961, a été désarmé en 1997. Il va servir de garage de pièces de rechange pour l'autre porte-avions français, le Foch, avant d'être transféré en 2002 sous le nom Q790 à la Direction nationale des interventions domaniales. Il est vendu en 2003 à un chantier espagnol mais l'Etat français casse le contrat quand il voit que le porte-avions est remorqué vers la Turquie. Retour à Toulon fin 2003. Vendue une seconde fois à un chantier indien, la coque Q790 quitte la France fin décembre 2005. Mais en février 2006, le Conseil d'Etat donne raison à des associations écologistes en ordonnant la suspension du transfert de l'ex-Clemenceau vers l'Inde. L'ancien porte-avions rallie Brest le 17 mai de la même année. A l'issue d'un nouvel appel d'offres, Able UK remporte le marché en juillet 2008.

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lundi, 02 février 2009

Le Président de la République s'exprimera jeudi à la télévison

Aubry.jpgNicolas Sarkozy devrait s'exprimer jeudi sur la crise économique. C'est ce qu'a indiqué lundi le ministre de la Relance Patrick Devedjian, sans préciser sous quelle forme. L'Élysée n'a cependant pas confirmé sa participation jeudi, sur TF1 et France 2, à "une émission exclusivement consacrée à la crise économique, ses causes, et les solutions envisagées pour en sortir", comme l'a révélé samedi Le Figaro . Outre les deux présentateurs vedettes du 20 heures, Laurence Ferrari et David Pujadas, le Président serait interrogé par des journalistes économiques de RTL et France Inter, précise le quotidien.

"Le président s'est donné le week-end pour réfléchir", a affirmé un de ses conseillers cité par le journal, qui reconnaît toutefois que la logique voudrait qu'il s'exprime "à chaud", c'est-à-dire une semaine après la grève massive de jeudi dernier . C'est également le seul soir de la semaine où l'agenda officiel du président de la République ne mentionne aucune activité. Déjà, au soir de cette journée de mobilisation, le chef de l'État a concédé que la crise économique suscitait une "inquiétude légitime" et imposait aux pouvoirs publics un "devoir d'écoute", de "dialogue" et "une grande détermination à agir".

Le Président confirmait ainsi la volonté de maintenir le dialogue avec les syndicats, mais sans pour autant apporter la moindre concession à leurs revendications. "La France doit sortir plus forte de cette épreuve", poursuivait Nicolas Sarkozy, en prenant soin de remercier "les agents du service public qui ont eu à coeur de faire fonctionner le service minimum". Le locataire de l'Élysée devrait rencontrer courant février les partenaires sociaux "afin de convenir des réformes à conduire en 2009 et des méthodes pour les mener à bien". Il n'est donc plus question de dire, comme le 5 juillet dernier devant des cadres et des militants de l'UMP : "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit."

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Le Premier Ministre valide le plan de relance !

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François Fillon, accompagné à Lyon par vingt ministres, a validé lundi l'accélération d'un millier de projets de chantiers qui seront financés dans le cadre du plan de relance de l'économie.

"Nous allons financer des projets concrets qui soutiendront l'activité, qui vont donner du travail à nos entreprises, qui vont protéger des emplois", a décrit le Premier ministre devant le Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires.

La réunion a validé la liste des chantiers dont la réalisation sera accélérée dans le cadre du plan de relance, pour un total de près de 4 milliards d'euros l'an prochain. Il s'agit de "projets ciblés", "prêts à démarrer tout de suite", a décrit François Fillon.

L'Etat soutiendra des projets en matière de transports, de construction ou de rénovation de logements ou encore d'équipements militaires, qui étaient déjà programmés mais qui ne devaient pas être lancés cette année. "Les investissements que nous avions prévus de faire en cinq ou dix ans, nous allons les réaliser en deux ans", a expliqué François Fillon.

Les collectivités locales seront en outre incitées à réaliser de nouveaux investissements par une avance de 2,5 milliards sur le remboursement de la TVA par l'Etat.

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