samedi, 06 décembre 2008

VENEZ RENCONTRER VALERIE PECRESSE

 

Valérie Pecresse.JPG

Chers amis,

Cette semaine, vous pouvez venir à ma rencontre :

 

Lundi 08 décembre 2008, à 20h30

Mairie de Croissy-sur-Seine

8 rue de Verdun

78290 Croissy-sur-seine

L'inscription est obligatoire, nous vous remercions donc de nous communiquer tous les noms des membres de vos comités de supporters qui seront présents.

 

vendredi, 05 décembre 2008

La russie en deuil.

Aubry.jpgLe pape Benoît XVI s'est dit "profondément attristé" par la mort d'Alexis II et a salué son "combat courageux en faveur des valeurs humaines et évangéliques", dans un message de condoléances adressé au synode de l'Eglise russe, vendredi 5 décembre.
Le pape a souligné "l'engagement" du patriarche orthodoxe russe, décédé vendredi, "sur la voie de la compréhension mutuelle et de la collaboration entre orthodoxes et catholiques".
Il a salué "les efforts du défunt patriarche pour la renaissance de l'Eglise après la dure répression idéologique qui a causé le martyre de tant de témoins de la foi chrétienne".
"Je me rappelle aussi son combat courageux pour la défense des valeurs humaines et évangéliques en particulier sur le continent européen, et je suis assuré que son engagement portera ses fruits pour la paix et un vrai progrès humain, social et spirituel", a ajouté Benoît XVI.

Vatican
Mgr Brian Farrel, le secrétaire du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, avait exprimé plus tôt, dans un communiqué diffusé vendredi 5 décembre, la "douleur" et la "surprise" du Vatican après l'annonce du décès à 79 ans d'Alexis II, père de l'Eglise orthodoxe russe.
L'organisme en charge des relations avec les orthodoxes a loué dans son communiqué les efforts menés par le défunt en faveur de la tradition religieuse russe : "Il est revenu au patriarche Alexis II de guider l'Eglise dans une période de grandes transformations. Il a su assumer cette tâche avec un grand sens des responsabilités et de l'amour de la tradition russe".

Un effort de rapprochement
Encouragés par le pape Benoît XVI et par le patriarche Alexis II, les contacts entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe russe s'étaient multipliés ces dernières années et devaient mener à une prochaine rencontre entre les deux chefs religieux.
En mai 2008, le cardinal allemand Walter Kasper, président du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens avait remis à Benoît XVI un message personnel de la part d'Alexis II.
Le 7 décembre 2007, Benoît XVI avait déjà reçu au Vatican le métropolite Kyrill, responsable du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou.

Référents communication

jeudi, 04 décembre 2008

Plan de relance : Patrick Devedjian réagit

Investir dans l'avenir pour relancer notre économie
Accélérer les investissements publics et alléger la trésorerie des entreprises sont les deux piliers du plan de relance de 26 milliards d'euros prévus sur les deux prochaines années, que le Chef de l'Etat a présenté aujourd'hui. Des mesures particulières concernant les secteurs du logement et de l'automobile ont également été annoncées
.


Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, réagit au plan de relance annoncé par le Chef de l'Etat jeudi 4 décembre à Douai.

Un plan ambitieux.

Nicolas Sarkozy a dévoilé à Douai, ce jeudi 4 décembre à la mi-journée, son plan de relance de l'économie qui porte environ sur 26 milliards d'euros, alors que la crise s'installe et que le chômage est à la hausse. Selon le chef d'Etat, le plan se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009.

- 26 milliards engagés au total

Le plan porte sur un montant global "de l'ordre de 26 milliards d'euros". Il se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009, ce qui devrait porter le déficit public de la France à près de 4 points de PIB l'an prochain, contre 3,1 prévus initialement.

- 10,5 milliards d
'investissements publics
Le plan de relance de l'économie prévoit 10,5 milliards d'euros d'investissements supplémentaires de l'Etat, des grandes entreprises publiques et des collectivités locales pour accélérer divers programmes d'équipement. "Cette accélération sans précédent permettra de gagner plusieurs années", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le plan prévoit 4 milliards d'euros d'investissements publics, 4 milliards pour les entreprises publiques (EDF, La Poste, etc.) et 2,5 milliards pour les collectivités locales.
Le chef de l'Etat a cité notamment les contrats de plan Etat-région, qui "ont pris un retard considérable", la loi de programmation militaire, "l'entretien et la mise en valeur du patrimoine", les hôpitaux, la rénovation des tribunaux, les moyens de la gendarmerie et de la police, et les infrastructures routières, ferroviaires et fluviales.
La réalisation du canal Seine Nord Europe et l'avance "en parallèle" de quatre lignes de TGV font partie de ces investissements.
Il s'agit, a dit Nicolas Sarkozy, de "réaliser les investissement qui dormaient dans les cartons" et "profiteront à "la compétitivité de la France".

- Exonération de charges pour les embauches par les très petites entreprises
Les entreprises de moins de 10 salariés seront exonérées de la totalité des charges patronales pour les embauches réalisées en 2009 de salariés, payés jusqu'à hauteur de 1,6 fois le Smic. Le coût estimé de cette mesure est de 700 millions d'euros. Cette aide de l'Etat, dégressive avec le salaire, sera maximum au niveau du Smic (180 euros par mois) et s'éteindra à 1,6 Smic.

- Un remboursement anticipé de 11 milliards aux entreprises

L'Etat remboursera par anticipation ses dettes aux entreprises à hauteur de 11 milliards d'euros. Le crédit d'impôt recherche sera remboursé par anticipation début 2009. L'Etat remboursera immédiatement aux entreprises de ce que l'Etat leur doit au titre de la perception de la TVA. Restitution plus rapide des excédents d'impôt sur les sociétés. Remboursement immédiat des reports déficitaires d'impôt sur les sociétés. L'État paiera ses factures en retard aux PME industrielles du secteur de la défense.

- Une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du RSA
L'Etat versera à la fin mars 2009 une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active (RSA), soit quelque 3,8 millions de ménages, pour un coût de 760 millions d'euros.
"Il serait moralement scandaleux et humainement insupportable de se résigner, sans rien faire, à ce que, ceux qui souffrent quand il y a de la croissance, souffrent davantage quand il n'y a plus de croissance", a affirmé le chef de l'Etat, "c'est une question de solidarité, de justice".
En moyenne, le RSA, qui entre en application au 1er juillet 2009, devrait atteindre entre 100 et 200 euros par mois.

- La Construction de 70.000 logements sociaux
Le plan prévoit la construction ou l'acquisition par l'Etat de 100.000 logements sociaux dans les deux prochaines années et le doublement du prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement neuf. Le coût de la construction et l'acquisition de 100.000 logements neufs, dont 30.000 avaient déjà été annoncés fin octobre dans le cadre du programme de rachat par l'Etat, est estimé à 600 millions d'euros par l'Elysée.
En 2009 pour tous les achats d'un logement neuf, le montant du prêt à 0% sera doublé : la quotité du prêt passera à 30 % du prix du logement et les montants de plafonds de prix des logements sont augmentés, a encore détaillé l'Elysée.
"Cette mesure répond directement aux difficultés d'accès au crédit immobilier des ménages. En particulier ceux qui n'ont pas d'apport personnel", ont expliqué les services du chef de l'Etat.

- Dérégulation partielle des marchés publics
Le seuil en-dessous duquel un marché public peut être conclu "sans aucune procédure" sera porté de 4.000 à 20.000 euros. Cela "permettra aux collectivités publiques de s'adresser de gré à gré à des fournisseurs locaux", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Il faut sortir de cette folie administrative qui s'est emparée de la France sans aucune mesure", a-t-il estimé.
Le chef de l'Etat a également annoncé que "le seuil de publicité à 90.000 euros, propre au cadre des marchés publics, sera supprimé", et que "le seuil au-delà duquel s'applique obligatoirement la procédure d'appel d'offres pour les marchés de travaux sera relevé de 206.000 euros, à la hauteur du seuil européen à 5,15 millions d'euros".
"Les formalités administratives seront considérablement allégées, notamment en ce qui concerne les obligations de publication nationale pour les marchés déjà soumis à des obligations européennes", a-t-il poursuivi. "La Commission d'appel d'offres pour les marchés de l'État sera supprimée".
"Les marchés publics doivent rester encadrés par des règles strictes qui permettent d'éviter les abus et d'offrir une sécurité juridique aux gestionnaires publics", a-t-il estimé. "Mais il faut faire en sorte que ces règles ne rendent pas la passation des marchés publics impossible, compliquée, longue, alors que les événements commandent d'aller vite".

- Assouplissement temporaire des règles d'urbanisme
Les contraintes liées au droit de l'urbanisme seront "temporairement, considérablement assouplies", avec une prorogation d'un an des permis de construire.
"Il est un certain nombre d'opérations qui ne peuvent être engagées parce qu'il y a des problèmes de financement", a affirmé le président en détaillant son plan de relance de l'activité économique.
"Si en plus, les permis de construire ne sont pas prorogés, ça veut dire que pour un certain nombre de collectivités, il faut toute recommencer et c'est cinq ans de retard", a-t-il poursuivi.
"Les coefficients de densité pourront être relevés de 20% dans les communes qui le souhaitent", a dit le chef de l'Etat, ce qui permettra de construire davantage sur une même surface.
"La construction en mitoyenneté ou en contiguïté sera autorisée sur les terrains de taille suffisante", a-t-il annoncé.
Il a également proposé que "le temps laissé aux communes pour manifester leur intérêt pour des terrains publics mis en vente (soit) encadré".

- Une "prime à la casse" de 1.000 euros
Selon le détail de la mesure communiqué par l'Elysée, cette prime sera accordée pour l'achat d'un véhicule particulier ou d'un utilitaire léger émettant moins de 160 g/km de CO2. Son coût est estimé à 220 millions d'euros.
"Je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à ses concurrents", a déclaré Nicolas Sarkozy. "L'Etat est prêt à tout faire pour sauver l'industrie automobile (qui emploie) 10% de la population active française. Mais je ne suis pas d'accord pour aider des entreprises avec l'argent public si celles-ci continuent de délocaliser à l'étranger", a déclaré le chef de l'Etat.
Parallèlement à cette mesure, le plan de relance prévoit aussi un soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français, sous forme d'un prêt de deux fois 500 M euros (à un taux de 8%), selon l'Elysée.
Le plan prévoit aussi la mise en place d'un fonds d'investissement par les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA, afin d'aider aux restructurations des entreprises automobiles sous-traitante.
"Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d'euros dans ce fonds, ainsi que le fonds stratégique d'investissement. Cette somme de 300 millions d'euros pourra être complétée par la participation d'autres acteurs privés, notamment les grands sous-traitants de premier rang", ont détaillé les services du chef de l'Etat.

- Rappel de mesures en faveur de l'emploi
Nicolas Sarkozy a rappelé les mesures en faveur de l'emploi qu'il avait annoncées à Valenciennes le 25 novembre, pour lesquelles l'Etat contribuera à hauteur de 500 millions d'euros.
Il s'agit d'une part de l'extension des contrats de transition professionnelle (CTP) de 7 à 25 bassins d'emploi en difficulté et l'adoption pour les autres bassins d'un système s'inspirant du CTP.
Nicolas Sarkozy avait annoncé d'autre part un assouplissement des règles concernant le chômage partiel et la mise en place d'un fonds de sécurisation des parcours professionnels. Ces dernières mesures font l'objet des négociations en cours entre partenaires sociaux sur la formation professionnelle et l'assurance chômage.
Le chef de l'Etat a prévenu jeudi que, faute d'un accord entre partenaires sociaux avant le 31 décembre, l'Etat prendra ses responsabilités et légifèrera dès le début 2009.
"Les partenaires sociaux devront trouver les solutions les plus ambitieuses, que les choses soient claires, soit il y a accord au premier janvier, soit il n'y pas d'accord et l'Etat prendra ses responsabilités", a affirmé le chef de l'Etat.

- Suivi du plan de relance par un ministre
Le plan de relance de l'économie sera piloté par un membre du gouvernement chargé spécifiquement "d'en suivre l'exécution". Nicolas Sarkozy n'a pas cité de nom.
Le chef de l'Etat a indiqué à Douai qu'un budget spécifique sera dédié au financement de ce plan, "pour être assuré que l'argent que nous mettons en plus dans les ministères ne servira pas à financer les dépenses courantes et habituelles, mais vraiment le plan de relance qui a été décidé". Un collectif budgétaire sera "soumis au Parlement dès le mois de janvier" a ajouté le chef de l'Etat.
"Ce plan sera mis en oeuvre intégralement. Il sera mis en oeuvre rapidement. Il sera mis en oeuvre totalement , a-t-il assuré. Je veillerai à ce qu'il en soit ainsi avec le Premier ministre, de façon à ce qu'il n'y ait aucun recul, aucune hésitation, aucun renoncement par rapport à ce qui a été décidé".
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Une résponsabilité pénale dès 12 ans !

Aubry.jpgÉtablir la responsabilité pénale dès l'âge de 12 ans va dans "le bon sens". C'est en ces termes que la garde des Sceaux a réagi en recevant mercredi le rapport de la commission Varinard, qui a été chargée de réfléchir à la réforme de la justice des mineurs en vue d'un prochain projet de loi annoncé pour juin 2009. "Dire qu'un mineur d'aujourd'hui peut justifier une sanction pénale à partir de 12 ans me semble correspondre au bon sens", a déclaré Rachida Dati faisant écho à une des conclusions de la commission Varinard pour laquelle fixer l'âge de la responsabilité pénale à 12 ans se justifie "au regard de la réalité actuelle de la délinquance juvénile". Actuellement, l'ordonnance de 1945 relative à la justice des mineurs prévoit que la responsabilité pénale doit être établie par le juge en charge du dossier, avec un critère subjectif, celui du discernement.

La ministre de la Justice a tenu à mettre de nouveau les pendules à l'heure. Pour elle, responsabilité pénale ne veut pas dire incarcération, et "sanctionner ne veut pas dire emprisonner". Et de défendre une nouvelle gradation des sanctions qui était l'un des cahiers des charges de la commission composée de magistrats, d'éducateurs et de parlementaires. "Les juges pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées qui vont jusqu'à l'incarcération." Ce dernier propose par exemple la "déjudiciarisation de la première infraction", la responsabilisation des parents par la création d'une infraction de non-comparution, ou encore l'instauration d'un avertissement final à l'issue duquel la saisine du juge des mineurs deviendra obligatoire.

Tollé chez les professionnels
Le durcissement de la justice des mineurs que préconise le rapport, surtout l'avancement en France de 13 à 12 ans de l'âge légal d'un emprisonnement pour un crime, suscite un véritable tollé chez les professionnels. "C'est extrêmement grave, car on se retrouve avec de plus en plus de délits criminalisés en raison de circonstances aggravantes", par exemple les violences contre les forces de l'ordre, explique la psychologue Lysia Edelstein, membre du principal syndicat de la Protection judiciaire de la jeunesse, le SNPES-PJJ, qui a déposé un préavis de grève.

Pour le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard, "on est en contradiction avec la Convention internationale des droits de l'enfant, qui prévoit des institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d'infraction à la loi pénale".

Au 1er octobre dernier, 673 mineurs étaient incarcérés en France. Les condamnations pour des crimes, notamment sexuels, concernent chaque année une poignée d'adolescents de moins de 13 ans et quelques centaines de jeunes âgés de 13 à 18 ans. Concernant l'importance du phénomène de la délinquance des mineurs, l'analyse varie. Le ministère de la Justice fonde son projet sur des chiffres qui montrent, selon lui, que le phénomène a explosé. Alors qu'en 1945, 1 mineur sur 166 était mis en cause dans une affaire pénale, la proportion est passée à 1 sur 30 en 2006, plaide-t-il. Il s'agit à 43 % de vols, à 22 % de violences et à 34 % d'"atteintes à la paix publique", ce qui comprend les affaires de drogue. Des sociologues estiment au contraire que la part des mineurs dans la délinquance globale est plutôt en diminution.

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Frédéric BOUSCARLE, Président de Handipop


« J’ai souhaité que les Jeunes se mobilisent à l’occasion de la journée Internationale du Handicap ou encore celle des Droits des Personnes. Je suis heureux de l’écho positif qu’ont réservé les jeunes à cette initiative. De nombreux élus ont également répondu présents et s’associent à l’opération. Je suis heureux que nous puissions nous rendre utiles à cette occasion. Pas moins de 10% de la population française est en situation de handicap. Le Handicap est donc une question nationale qui concerne l'ensemble des français.

Dans le prolongement de cette action, nous travaillons à l’accessibilité des outils de communication des Jeunes UMP et nous lancerons dans le courant 2009 une convention Jeunes sur la question du handicap ».

Élise VOUVET, Déléguée nationale des Jeunes UMP en charge des Relations avec les Associations :
« Alors que les décorations de Noël sont déjà partout, il est de notre devoir d’agir concrètement pour les personnes handicapées et malades que notre société a hélas trop souvent tendance à oublier.  C’est pourquoi, la dizaine « 100% Solidaires » est une magnifique occasion pour les fédérations Jeunes UMP de travailler avec le tissu associatif local. Il nous appartient d’inventer un nouveau partenariat en respectant la neutralité politique des associations, dans un esprit de fraternité afin que l’humanisme qui nous anime ne soit pas un vain mot !

Ce partenariat se traduit déjà  par l’audition systématique des acteurs associatifs lors de nos travaux de réflexion et de proposition ».

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La «gravité des faits» en question

Aubry.jpgLes responsables de la lutte antiterroriste ont peut-être surévalué le danger représenté par le groupe de Tarnac. En ordonnant la libération de trois d’entre eux, la cour d’appel de Paris a contredit l’appréciation qu’en faisait le procureur de la République. D’un point de vue opérationnel, l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) a étroitement suivi les investigations contre ces militants. Chef de l’Uclat depuis mai 2005, le contrôleur général Christophe Chaboud justifie les poursuites engagées, mais il nuance les charges et refuse de se prononcer sur la qualification pénale .

Quand et comment les services antiterroristes ont-ils perçu une menace émanant de l’ultragauche en France ?

D’abord en 2005. On a noté cette année-là une évolution lors des manifestations contre le contrat première embauche (CPE), avec une violence accrue contre les forces de l’ordre. Progressivement, cette évolution de la violence s’est étendue à la plupart des manifestations contre la mondialisation ou contre le capitalisme. Puis des actes criminels ont été relevés, en particulier la tentative d’attentat à l’engin incendiaire, en 2007, lors des universités d’été du Medef. Nous nous sommes ensuite intéressés aux personnes derrière ces phénomènes. Et nous avons découvert des cellules anarcho-libertaires qui développaient une stratégie commune d’affrontements contre l’Etat et ses représentants. Nous avons également remarqué qu’elles se distinguaient par leur goût de la clandestinité.

Comment s’expriment leurs velléités terroristes ?

De par leur attitude et leur mode de vie. Ces personnes recherchent une coupure totale avec la société. Ils souhaitent transcrire leurs pensées en actes violents tout en se préparant à une vie clandestine.

Comment la menace qu’ils représentent se manifeste- t-elle ? Se procurent-ils des explosifs ou des armes ?

En l’occurrence, non. Cependant, dans le cas du groupe Coupat, ils ont organisé des sabotages concertés, dans le but de perturber tout un réseau de communication. L’intention de paralyser le pays en s’attaquant à son réseau de voies ferrées ne faisait pas de doute. Et cette action s’inscrivait dans une logique dangereuse. Donc, il était justifié que l’on décide de les neutraliser de manière préventive, avant que l’irréparable ne soit commis.

Néanmoins, quand des opposants à la réforme des retraites coupent des câbles SNCF et interrompent le trafic TGV, quand Bové «démonte» un McDonald, ces dégradations ne sont pas assimilées à des «entreprises terroristes».

Il faut avoir une vue d’ensemble et ne pas prendre les événements de manière isolée. La différence avec le groupe Coupat est une combinaison de comportements, de discours et d’actes, qui revendiquent tous une rupture avec la société. Concernant la qualification pénale, ce n’est pas à moi de me prononcer. Cependant, avec le travail que nous avons réalisé sur cette cellule, nous avons estimé qu’il était préférable de les arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

N’était-il pas plus approprié de les poursuivre en justice au titre du simple délit de dégradation de biens publics ?

Ce n’est pas dans notre intérêt de dévoyer le dispositif antiterroriste. Certes, nous ne sommes pas confrontés dans ce cas à une gravité des faits comme on en rencontre souvent dans la lutte antiterroriste. Et les personnes visées n’encourent pas des peines trop lourdes. Toutefois, au stade de l’enquête préliminaire, nous avons estimé que suffisamment d’éléments permettaient de caractériser leurs activités dans le champ judiciaire défini par la notion d’«entreprise terroriste», comme la loi de 1996 nous y autorise [le concept d’«association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», introduite par cette loi, ndlr].

Recueilli par Guillaume Dasquié

Libération

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Le président annonce une prime à la casse!

Le président Nicolas Sarkozy devrait annoncer jeudi dans le cadre du plan de relance de l'économie une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, affirme Le Monde daté de mercredi.

Aubry.jpg"Nicolas Sarkozy devrait annoncer jeudi 4 décembre la création d'une prime à la casse. Son montant sera de 1.000 euros si les arbitrages dont Le Monde a eu connaissance mardi 2 décembre dans la matinée ne sont pas modifiés", selon le quotidien.

Un système de "super-bonus" a déjà été mis en place à la suite du Grenelle de l'environnement pour encourager les Français à se débarrasser de leur vieille voiture, en plus du bonus-malus écologique. D'un montant de 300 euros, ce "super-bonus" est versé à tout acheteur d'un "véhicule écologique" qui accepte en parallèle la mise au rebut d'un véhicule de plus 15 ans.

La nouvelle prime à la casse, "dont le coût global est estimé à 200 millions d'euros, se combinerait avec le dispositif du bonus-malus, qui vise à encourager l'achat de véhicules respectueux de l'environnement", selon Le Monde.

Le secteur de l'automobile figure parmi les priorités du plan de relance de l'économie que doit annoncer jeudi Nicolas Sarkozy. Le premier ministre François Fillon avait indiqué le 26 novembre que ce plan allait comprendre des "mesures fiscales" pour ranimer une industrie automobile exsangue.

Ces mesures viseront notamment, selon lui, à "relancer l'achat de véhicules neufs" et à promouvoir le développement de voitures propres par les constructeurs français. Les ventes de voitures particulières neuves en France ont encore chuté de 14% en novembre.

Des mesures d'incitation à la mise au rebut des voitures vieillissantes, baptisées "balladurette" et "jupette", avaient déjà instaurées dans les années 90.

Sous le gouvernement d'Edouard Balladur, une prime à la casse de 5.000 francs (762 euros) avait été mise en place de février 1994 à juin 1995 pour l'achat d'une voiture neuve, contre la mise au rebut d'un véhicule de plus de dix ans.

Puis sous le gouvernement d'Alain Juppé, d'octobre 1995 à octobre 1996, un dispositif avait permis à tout propriétaire d'un véhicule de plus de huit ans de le mettre à la casse et de bénéficier d'une prime de 5.000 francs à 7.000 francs (1.067 euros) selon la catégorie de véhicules.

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Reprise des négociations dans le conflit sur l'essence en Guyane

Aubry.jpgLa principale revendication des manifestants est une baisse de 50 centimes d'euros du prix du carburant à la pompe.

Après une première baisse de 30 centimes consentie par les compagnies pétrolières et effective depuis lundi, les élus et l'Etat vont tenter de s'entendre sur une baisse supplémentaire de 20 centimes, pour atteindre le seuil demandé de 50 centimes.

Dans un courrier adressé mercredi en fin d'après-midi aux présidents des conseils régional et général, le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo qualifie d'"intéressantes" les propositions formulées par la région et le département.

Mais ces "propositions s'inscrivent dans des calendriers qui me semblent incompatibles avec les attentes de la population, fatiguée de dix jours de blocage", explique le secrétaire d‘Etat dans ce courrier.

Yves Jégo a proposé dimanche à la région Guyane de baisser de 20 centimes la taxe régionale sur les carburants, destinée aux collectivités locales, avec en compensation une enveloppe exceptionnelle de dix millions d‘euros allouée par l‘Etat, pour compenser les pertes des collectivités.

Les présidents des conseils régional et général ont refusé ce dispositif en l'état, proposant notamment l'affectation de cinq millions d'euros au conseil général, qui reverserait ensuite ces fonds à la compagnie pétrolière SARA pour obtenir la baisse de 20 centimes pendant trois mois, indique la lettre des présidents de région et du département, envoyée dans la nuit de mardi à mercredi au gouvernement.

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L’UMP solidaire des personnes en difficultés

Aubry.jpgFrédéric Lefebvre a déclaré que l’UMP était solidaire de l’action des Restos du Cœur qui met en place cette semaine son plan d’action 2008-2009 (lancement le 1er décembre).

Il s’est félicité que le 1er décembre 2008 marque la mise en application de deux grandes mesures voulues et soutenues par la majorité : le Droit au logement et le Revenu de Solidarité Active. « Nous sommes fiers à l’UMP que des mesures fortes défendues par la majorité présidentielle depuis quelques mois, entrent en action pour aider les personnes en difficulté », a-t-il déclaré.

Frédéric Lefebvre a également « appelé tous les militants de l’UMP à faire un geste de solidarité pendant les fêtes » et a déclaré que l’UMP était plus que jamais mobilisée et soutenait les réformes que les Français attendent. Benjamin Lancar, Président des Jeunes Populaires, a présenté l’action « 100% solidaires » et a annoncé que des bracelets seraient vendus un euro, par les Jeunes Populaires à l’occasion des trois journées consacrées, le 1er décembre au Sidaction,  le 3 décembre au handicap, et le 10 décembre aux droits à la personne. L’intégralité des recettes de ventes sera reversée à l’association des Restos du cœur. A l’occasion de la journée du Sidaction, des préservatifs sont également distribués par les Jeunes Populaires.

De son côté, Chantal Brunel a appelé les parlementaires de la majorité à faire preuve de solidarité.

Dominique Paillé a souligné que « la solidarité ne doit pas s’arrêter aux frontières de la France » et a rappelé que « ce sont les pays les plus fragiles qui souffrent le plus en période crise ».

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