mercredi, 24 décembre 2008

Le Brésil achète Français!

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Le Brésil a signé, mardi 23 décembre, l'achat de 50 hélicoptères de transport français EC-725 qui seront assemblés au Brésil, et quatre sous-marins d'attaque Scorpène. Un cinquième sous-marin, à propulsion nucléaire, sera construit avec la coopération française. Ces contrats ont été signés en présence du président français et de son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Selon une source à la présidence française, le contrat sur les sous-marins est de 6,7 milliards d'euros dont 4,1 milliards pour la France, le reste allant à des entreprises brésiliennes.
Celui des hélicoptères se monte à 1,9 milliard d'euros pour les entreprises françaises, a indiqué la même source.
Ces accords s'accompagnent d'importants transferts de technologie, une priorité brésilienne qui veut développer son industrie de défense.

Transferts de technologie
En vertu du transfert technologique, les hélicoptères seront assemblés au Brésil à Itajuba, dans le Minas Gerais (sud-est) par la société Helibras, détenue à hauteur de 45% par Eurocopter, filiale d'EADS, le géant européen de défense et d'aéronautique.
Les premiers appareils pourraient être livrés en 2010, avait indiqué la société en juin.
Avec la technologie française pour la coque, le Brésil construira aussi un sous-marin à propulsion nucléaire mais aura la maîtrise d'oeuvre exclusive du moteur. Une base de sous-marins sera également construite sur la côte, près de Rio de Janeiro.
Ces sous-marins sont construits par les chantiers français DCNS, avec la société espagnole Navantia.
En tout, la France avait prévu de vendre pour 8,6 milliards d'euros d'armes au Brésil, dont 5,2 reviendront directement à DCNS et Eurocopter ainsi qu'à leurs sous-traitants. Une série d'accords bilatéraux entre la France et le Brésil était par ailleurs attendue.
Le Brésil dispose actuellement de cinq sous-marins conventionnels. Le pays a lancé en 1979 un programme de mise au point d'un sous-marin nucléaire, que Lula a relancé l'an passé. Il a annoncé 390 millions d'euros supplémentaires pour ce programme et l'enrichissement d'uranium.
Selon le ministère brésilien des Affaires étrangères, les deux présidents devraient également signer des accords en matière de développement durable, sur la protection de la forêt amazonienne, ainsi que dans le domaine de l'éducation, des sciences et de l'énergie nucléaire.

"Cette crise, on s'en sortira"
Aubry.jpgNicolas Sarkozy, qui est arrivé au Brésil pour participer à son dernier sommet en tant que président en exercice de l'Union européenne, a déclaré que le Brésil devrait jouer un rôle plus important dans les affaires internationales, et qu'il devrait occuper un siège permanent aux Conseil de sécurité de l'ONU.
Le président français, qui prendra après ce sommet quelques jours de vacances avec son épouse Carla Bruni, a également félicité son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour ses efforts visant à sensibiliser la communauté internationale à la préservation de l'environnement, et il lui a demandé de jouer un rôle de leader sur cette question.
Le sommet UE-Brésil devait être dominé par la crise économique et financière. Après avoir connu une croissance de 5,6% en 2008, le Brésil devrait encore bénéficier d'une progression de son PIB (produit intérieur brut) estimée à 3,2% en 2009 par la Banque centrale brésilienne.
Nicolas Sarkozy a défendu lundi la nécessité d'un plan de relance pour faire face à la crise. "Cette crise, on en sortira. On en sortira en investissant davantage, en créant les infrastructures dont on a besoin, en investissant dans la recherche et dans l'innovation, en s'interdisant le protectionnisme, en s'alliant les uns aux autres", a plaidé le président français.

"Lula et moi, on s'est toujours compris"
"Nous ne voulons plus un monde de spéculateurs et nous ne voulons pas que ceux qui nous ont mis dans la situation où nous sommes aujourd'hui soient ceux qui nous expliquent comment on s'en sort. Nous ne voulons pas que les mêmes causes produisent demain les mêmes effets. Lula et moi, on n'est pas du même continent, on n'a pas les mêmes histoires, on n'est pas forcément du même courant politique mais (...) on s'est toujours compris", a-t-il assuré.
Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva devaient notamment tenter d'aplanir leurs différences sur les négociations de Doha dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces discussions se trouvent au point mort depuis l'échec des discussions en juillet dernier sur le volet agricole entre pays émergents d'une part, Union européenne et Etats-Unis d'autre part.
Cette visite sera aussi l'occasion de lancer l'année de la France au Brésil, prévue en 2009.
Nicolas Sarkozy devait ensuite rester jusqu'au 29 décembre au Brésil, pour quelques jours de vacances en compagnie de son épouse Carla Bruni.

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Une vraie dame de France!

Aubry.jpgLes services météo prévoyaient de l'orage sur Rio de Janeiro le temps du déplacement présidentiel qui s'est achevé mardi. Le soleil a brillé pendant deux jours sur la ville et, si tempête il y eut, elle fut médiatique. La presse brésilienne n'ignorait pas que la venue du président Sarkozy allait se traduire par la signature d'un partenariat renforcé entre l'Europe et leur pays et la finalisation de plusieurs contrats, notamment d'armement, qui ont été signés mardi.

Mais ce sont les déplacements de son épouse qui ont mobilisé le plus les journalistes et mis les services d'ordre sur les nerfs. «Elle a quasiment plus de travail que son mari», soufflait un membre de la délégation à la lecture du programme de Carla Sarkozy. Alors que le chef de l'État français et son homologue brésilien présidaient une réunion de chefs d'entreprise européens et locaux, la première dame de France visitait lundi une banque du lait, l'institut Fernandes-Figueira, au centre de Rio de Janeiro.

L'établissement, qui appartient au réseau mondial des instituts Pasteur, collecte le lait maternel pour le redistribuer aux mères qui ne peuvent allaiter leurs nourrissons. Il permet notamment aux enfants dont les mères sont porteuses du HIV de bénéficier des qualités nutritionnelles et protectrices du lait maternel en les préservant d'une exposition au virus.

Carla Sarkozy, qui a été nommée ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida au début du mois, s'est fait expliquer près d'une heure durant le fonctionnement de l'institut. Quelque 140 000 enfants bénéficient de ce programme et de la générosité de 115 000 femmes qui offrent leur lait.

 

Défilé pour l'ex-mannequin

Mardi, tandis que Nicolas Sarkozy assistait à la séance de signatures des contrats industriels et commerciaux, son épouse s'est rendue dans la favela Cantagalo qui surplombe la plage de Copacabana, sous escorte de la police militaire brésilienne. La visite a été organisée par une association qui tente de sortir les enfants cariocas de la misère. Au centre éducatif Criança Esperança, Carla Sarkozy a été accueillie par des enfants lui chantant un «tanti auguri a te», un «joyeux anniversaire» en italien pour célébrer les 41 ans de leur invitée.

Avant de quitter la ville, l'ancien mannequin a assisté à un défilé de vêtements produits selon les préceptes éthiques proposé par une association franco-brésilienne. Moda Fusion souhaite en effet mettre en valeur le savoir-faire des couturières et des brodeuses locales. Se déclarant «enchantée par l'accueil et la gentillesse des cariocas», la première dame de France a promis de retourner à Rio «en voyage non officiel» pour «mieux connaître la ville».

La visite officielle achevée en milieu de journée, les époux Sarkozy ont quitté Rio par avion pour gagner la région de Bahia, où ils passeront quelques jours de vacances avant de regagner Paris. Durant leur séjour, ils fêteront Noël «avec nos enfants, le père de mon épouse et quelques-uns de ses amis, dans un autre endroit du Brésil», a expliqué Nicolas Sarkozy. Pas question de s'étendre sur la polémique que le PS a lancée, s'inquiétant de la vacance du pouvoir en France alors que François Fillon est en Égypte et Nicolas Sarkozy au Brésil. «Penser qu'on ne peut rien faire d'ici à l'heure des nouvelles technologies est complètement absurde», s'est contenté de préciser un membre de la délégation.

Source: Le Figaro.fr

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3 ans passé, négociations de l'assurance-chômage!

Aubry.jpgLe patronat et les syndicats poursuivaient mardi en fin de soirée leurs négociations sur la nouvelle convention d'assurance-chômage, des pourparlers marqués par une interruption de séance tout l'après-midi en vue de la rédaction d'un nouveau projet d'accord par la partie patronale. Face à la crise, les syndicats veulent aboutir à la rédaction d'une convention permettant d'indemniser mieux un plus grand nombre de chômeurs.

Peu avant 23h, le patronat proposait une indemnisation après quatre mois de travail, contre cinq précédemment, répartis sur les 26 derniers mois, pour une durée maximum d'indemnisation de 24 mois.

Selon les calculs du patronat, cette mesure permettrait d'indemniser 93.000 demandeurs d'emploi de plus qu'avec la convention actuelle.

La nouvelle convention doit déterminer les règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi pour la période 2009-2011, alors que le chômage est en hausse et que la France est repassée au-dessus de la barre symbolique des deux millions de chômeurs en octobre.

Les discussions pour cette septième séance, censée être la dernière, ont commencé mardi à 9h15 au siège du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) à Paris.

La simplification du système, une filière d'indemnisation au lieu de quatre actuellement, semblait acquise mardi soir, de même que le maintien d'une durée de couverture de 36 mois pour les chômeurs à partir de 50 ans.

Pour le reste, les syndicats réclament une indemnisation à partir de quatre mois de travail sur une période de référence de 36 mois, et une indemnisation d'une durée maximale de 24 à 30 mois. Le patronat proposait à l'ouverture des négociations un minimum de cinq mois de travail et une indemnisation d'une durée de 22 mois au plus.

Autre sujet de discorde, le patronat, qui a renoncé à une baisse des cotisations à partir du 1er janvier, souhaite que celle-ci reste actée dans le texte en fonction du montant des excédents de l'UNEDIC.

"Personne ne veut aller sur un texte selon lequel au-delà d'un certain nombre de milliards, on acte une baisse de cotisation. Et ça, c'est un point dur", a ajouté Maurad Rahbi, porte-parole de la délégation syndicale CGT.

Le gouvernement presse les partenaires sociaux d'aboutir avant le 31 décembre, comme pour la négociation sur la formation professionnelle dont une séance s'est tenue lundi. Mais sur ce dernier dossier, le patronat et les syndicats sont passés outre et ont décidé, lundi en fin de soirée, de se donner plus de temps en reportant la fin de leurs discussions au 6 janvier devant la difficulté d'aboutir à un accord.

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arrêt de l'analogique et de réutilisation des fréquences

Aubry.jpgFrançois Fillon a approuvé le schéma d'arrêt de la diffusion analogique et le schéma de réutilisation des fréquences libérées par l'arrêt de l'analogique, a annoncé Matignon mardi.

"La publication de ces deux documents au Journal Officiel du 23 décembre 2008 (...) marque une étape importante dans le processus de modernisation de la diffusion audiovisuelle", déclare Matignon dans un communiqué de presse.

Les fréquences libérées par l'arrêt de l'analogique doivent permettre "un enrichissement important de l'offre de télévision numérique terrestre", indiquent les services du Premier ministre, qui précisent que onze réseaux nationaux de TNT pourront être constitués, ainsi que deux réseaux de télévision mobile personnelle.

La totalité des fréquences de télévision de la bande "III VHF" sera réaffectée au développement de la radio numérique terrestre, ajoute Matignon.

Enfin, une partie des fréquences libérées seront destinées au "lancement sur l'ensemble du territoire de services d'Internet mobile à très haut débit", annonce le communiqué.

En janvier, le Premier ministre tiendra une réunion de ministres consacrée au plan "France numérique 2012", pour accélérer sa mise en oeuvre, précise Matignon.

La diffusion analogique cessera définitivement le 30 novembre 2011, au profit du numérique.

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Grâce présidentielle

Aubry.jpgPartiellement gracié mardi par le président de la République aux côtés d'une trentaine de détenus jugés particulièrement méritants, l'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani pourrait très prochainement quitter la maison d'arrêt de la Santé à Paris en bénéficiant du jeu normal des remises de peines.

Ce proche de Charles Pasqua s'est vu notifier mardi un décret de grâce présidentielle qui réduit de six mois sa peine de trois ans d'emprisonnement dans une affaire de corruption, a-t-on indiqué de source judiciaire. La fin théorique de sa détention est ainsi ramenée au 9 octobre 2009, ce qui lui permet désormais de demander sa libération conditionnelle ou un aménagement de peine, a-t-on expliqué de même source.

Définitivement condamné depuis le rejet de son pourvoi en mars dernier par la Cour de cassation, Jean-Charles Marchiani, 65 ans, est incarcéré depuis le 26 mai dernier. Il avait par ailleurs effectué six mois de détention provisoire dans ce dossier. Si l'on y ajoute les six mois de grâce, il a "effectué" 19 mois de détention, soit plus de la moitié ce qui lui permet de demander une libération conditionnelle.

Dès le mois d'avril, il avait sollicité une grâce présidentielle, invoquant notamment les services rendus à la République lors de la libération des otages du Liban en 1988. Mais Nicolas Sarkozy s'était d'abord montré hésitant, déclarant le 14 avril dans un entretien télévisé: "On me demande de rayer d'un trait de plume ce que la justice vient de décider, ce n'est pas rien"...

L'Elysée n'a pas fait de commentaire sur le cas précis de M. Marchiani mardi mais la présidence a annoncé dans un communiqué que "par décrets de ce jour, (Nicolas Sarkozy) a accordé une grâce individuelle à 27 personnes condamnées". Et de préciser que ce chiffre recouvre "22 grâces partielles et cinq grâces pour le reliquat de peine, soit cinq sorties immédiates". "Les mesures de grâce sont motivées par les actes de courage ou de bravoure dont les intéressés ont fait preuve pendant ou avant leur détention, ou par des efforts exceptionnels de réinsertion", précise le service de presse.

Opposé aux grâces collectives, ayant supprimé celle du 14-Juillet depuis son arrivée à l'Elysée en mai 2007, Nicolas Sarkozy avait demandé en novembre à la ministre de la Justice Rachida Dati de lui fournir une liste de 40 détenus particulièrement méritants qui pourraient bénéficier de grâces individuelles à l'occasion des fêtes de fin d'année. Cette initiative a tout de suite été interprétée comme un moyen déguisé de gracier l'ancien préfet.

Evoquant le 11 décembre dernier la possibilité que M. Marchiani bénéficie d'une mesure de grâce exceptionnelle, la CGT-Pénitentiaire avait estimé que "les critères de méritocratie du pouvoir sont bien particuliers". "Quel acte de bravoure que de séjourner dans le quartier VIP (personnalités, NDLR) de la prison de Paris-la-Santé!", s'indignait le syndicat, dénonçant des "pratiques scandaleuses".

Dans un courrier à la garde des Sceaux rendu public par l'Elysée en novembre, M. Sarkozy expliquait vouloir récompenser les condamnés qui "font preuve d'une détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle, à rechercher un emploi ou à suivre des soins pour que leur sortie se déroule dans les meilleures conditions" ou d'autres qui ont fait "par leur comportement à l'occasion d'une situation particulière, la preuve d'un courage ou d'une solidarité exemplaire".

Jean-Charles Marchiani comparaît par ailleurs actuellement devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de vente d'armes présumée illicite vers l'Angola.

mardi, 23 décembre 2008

Qui dirige le pays?

Aubry.jpgPour Noël, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont confié les clés du pouvoir à Michèle Alliot-Marie. Le chef de l'État et son premier ministre ont en effet décidé de passer Noël à l'étranger. Le président achève mardi une visite d'État au Brésil et poursuivra son séjour sur place par une semaine de vacances dans sa belle-famille. Le premier ministre termine, mardi soir, son déplacement officiel au Caire. Il prendra ensuite une semaine de détente avec sa famille dans un hôtel de Charm el-Cheikh. La même station balnéaire où Nicolas Sarkozy et Carla Bruni avaient séjourné l'année dernière.

En l'absence de Jean-Louis Borloo, le numéro deux du gouvernement (en vacances au Maroc), c'est donc la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui restera, selon le chef du gouvernement, «toutes les vacances , pour faire face à toute éventualité. Interrogé sur les absences simultanées de France de Nicolas Sarkozy et François Fillon, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a dénoncé la «vacance du pouvoir au sommet de l'État pour des raisons de vacances privées». «Ils n'ont pas été capables d'accorder leurs agendas, c'est nouveau et étonnant, le pays est entre les mains de Michèle Alliot-Marie… Dormez tranquille, braves gens», a commenté le leader socialiste, lui-même en vacances dans le midi.

«Ce n'est pas la première fois» que cela arrive, a confié lundi Fillon à propos de son absence de Paris et de celle du président de la République, pour neuf jours. «C'est arrivé assez souvent. L'important, c'est de pouvoir rentrer dans les délais les plus rapides», a-t-il justifié, en marge d'une visite dans une école internationale près du Caire.  On est à quatre heures de Paris, j'espère simplement qu'il ne se produira rien qui m'oblige à rentrer plus tôt, mais s'il le fallait, je serais à Paris rapidement», a-t-il ajouté prudemment.

 

Destinations ensoleillées

Beaucoup gardent en mémoire le terrible été caniculaire de 2003. À l'époque, le président Jacques Chirac se trouvait en vacances au Canada. Son premier ministre Jean-Pierre Raffarin faisait de la marche dans les Alpes et son ministre des Affaires sociales François Fillon se reposait en Toscane.

La plupart des ministres ont quitté Paris, vendredi, sitôt la fin du Conseil des ministres, pour deux semaines de vacances. Si les congés de Sarkozy et Fillon ne commenceront que mercredi, certains membres de leur gouvernement ont déjà rejoint des destinations ensoleillées. Christine Lagarde, qui accompagne François Fillon au Caire, a prévu de rester quelques jours en Égypte. Ce qui ne sera pas le cas de Roselyne Bachelot. Avec MAM, la ministre de la Santé est l'une des rares consignées dans la capitale. Elle visitera, le 25 décembre, le service pédiatrique l'hôpital Robert-Debré à Paris.

Source: Le Figaro.fr

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Carte famille nombreuse, vers une extension.

Une extension de la carte SNCF famille nombreuse aux familles modestes ayant moins de trois enfants et aux familles monoparentales ayant meme un seul enfant avec un revenu médian inférieur à 1000 € sera annoncé début janvier.

Annoncée mi-avril par le chef de l'Etat, une extension de la carte SNCF famille nombreuse aux familles modestes ayant moins de trois enfants et aux familles monoparentales ayant même un seul enfant avec un revenu médian inférieur à 1.000 euros sera annoncée début janvier, a déclaré hier la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano au Grand Jury RTL-" Le Figaro "-LCI. La carte enfant famille permettra de bénéficier de réductions de 25 % à 50 % à la SNCF qui la financera, a précisé Nadine Morano.

Tout à 15 €/jours... Merci madame Boutin !

La mesure permettant d'acquérir une maison pour 15 euros par jour va être étendue aux appartements, a annoncé la ministre du Logement Christine Boutin dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France", lundi.

"Le Sénat a déjà voté la loi de mobilisation pour le logement en urgence permettant d'étendre le dispositif de la maison à 15 euros au logement collectif", déclare la ministre. "L'Assemblée nationale l'examinera dès le mois de janvier ou début février", ajoute-t-elle.

Mme Boutin espère que "l'extension de ce dispositif à l'appartement" permettra d'atteindre l'objectif de 30.000 accessions sociales à la propriété pour 2009, fixé par Nicolas Sarkozy.

Imaginée par Jean-Louis Borloo, la maison à 100.000 euros prévoyait un crédit sur vingt ans, "mais elle n'avait pas prévu le foncier. Donc la maison à 15 euros, elle prévoit le foncier mais vous allez faire un emprunt de 40 ans", a dénoncé lundi sur BFM-TV le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne.

"Et au moment où toutes les banques essaient de restreindre les crédits, faire des prêts à 40 ans avec tous les aléas de la vie, c'est un vrai pari sur l'avenir qui me paraît quand même compromis", a conclu M. Doutreligne.

Cote de popularité du Président et du Premier Ministre

A quelques jours de la fin de la présidence française de l'Union Européenne, le baromètre de popularité Ifop paru le 21 décembre dans Le Journal du Dimanche indique que Nicolas Sarkozy maintien en décembre sa cote de popularité au même niveau qu'au mois de novembre alors que François Fillon régresse de trois points.

44% d'opinions favorables

Le président de la République recueille en décembre 44% d'opinions favorables, soit autant qu'en novembre. Son action est désapprouvée par 55% des sondés (-1). De son côté, le Premier ministre obtient 52% d'avis positifs (-3) et fait 46% de mécontents contre 44% un mois plus tôt.

- Sondage réalisé par téléphone du 11 au 19 décembre auprès d'un échantillon national de 1.879 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Sarkozy et Lula "faire face ensemble aux nouveaux défis!"

Aubry.jpgArrivé en début de matinée à Rio de Janeiro (12h40, heure de Paris), en compagnie de son épouse Carla Bruni, le président français et président de l'Union européenne Nicolas Sarkozy a entamé une visite de deux jours au Brésil, principalement dominée par la signature d'importants contrats d'armement entre l'Europe et le géant sud-américain.

Accompagné de cinq ministres et secrétaires d'Etat (Affaires étrangères, Défense, Education, Affaires européennes et Commerce extérieur), celui qui achève son mandat de six mois à la tête de l'Union européenne, a consacré sa première journée à un sommet UE-Brésil, avec le président brésilen Luiz Inacio Lula da Silva et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Un sommet largement dominé par la crise économique mondiale et le changement climatique. Les deux présidents ont tous deux affirmé leur volonté de «travailler ensemble» pour sortir de la crise. «Ce n'est pas un choix, c'est un devoir», a lancé Sarkozy.

Consacrer le poids grandissant du Brésil

Ce volontarisme politique commun face à la crise intervient alors que la France a déjà dévoilé un plan de relance de 26 milliards d'euros. De son côté, le président Lula a affirmé qu' «aucun projet du gouvernement ne sera paralysé par cette crise», chiffre à l'appui. Selon lui, la croissance brésilienne en 2009 serait de 4%. La Banque centrale brésilienne, elle, l'a chiffrée lundi à 3,2%.
Nicolas Sarkozy s'est également exprimé sur l'aide européenne pour sauvegarder «le patrimoine extraordinaire» de l'Amazonie, un sujet sensible pour le Brésil pour qui il s'agit d'une question de souveraineté.
Dans la ligne du partenariat conclu lors du sommet de Lisbonne en 2007, les trois dirigeants devraient adopter un plan d'action ambitieux, consacrant le nouveau poids politique et économique du Brésil qui réclame une plus grande voix dans la gouvernance économique mondiale. La France appuie aussi la demande brésilienne d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. 

Charles Aznavour et Gilberto Gil en concert

Ce lundi soir, les présidents français et brésilien assisteront au concert donné par Charles Aznavour et Gilberto Gil pour lancer l'Année de la France au Brésil, une série de plusieurs centaines de manifestations qui veut présenter, d'avril à novembre 2009, la créativité et la diversité françaises.
Mardi, les deux présidents devraient sceller le rapprochement franco-brésilien en signant un «Partenariat stratégique», dont la première manifestation concrète devait être la vente par la France d'une cinquantaine d'hélicoptères de transport et de quatre sous-marins conventionnels.
La France doit aussi apporter son savoir-faire pour la construction d'un sous-marin à propulsion nucléaire à l'horizon 2020. Le Brésil, qui maîtrise déjà la technologie, construira seul le moteur nucléaire. La contre-partie de ces contrats se fera sous forme de transferts de technologie. Une priorité pour le Brésil, dont l'objectif est de développer une industrie de défense de pointe.
A l'issue de son séjour officiel, Nicolas Sarkozy et son épouse devraient rester au Brésil pour y passer les fêtes de Noël en famille, avec notamment le père biologique de Carla, qui vit là-bas depuis longtemps.

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