dimanche, 21 décembre 2008

Chatel dénonce "l'intoxication" du PS sur le travail dominical

A l'Assemblée, le débat sur la proposition de loi sur le travail dominical, une promesse de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, a été reporté au plus tôt à la mi-janvier après une séance houleuse mercredi.

Le texte qui divise la majorité et rencontre l'opposition acharnée de la gauche est le fruit d'un compromis arraché en début de semaine par le chef de l'Etat qui a une nouvelle fois reçu les députés UMP récalcitrants à l'Elysée.

Les députés reprendront l'examen dans la deuxième quinzaine de janvier du texte "tel qu'il a été arbitré" entre le gouvernement, le groupe UMP et le président de la République, a déclaré Luc Chatel sur Europe 1. "C'est un texte équilibré."

"C'est une loi qui va permettre d'assouplir la législation actuelle qui est absolument ubuesque, absurde, où (dans les zones touristiques, les magasins) sur un trottoir sont ouverts mais pas sur celui d'en face", a ajouté le secrétaire d'Etat.

"Contrairement à l'intoxication que j'entends notamment dans les tracts du Parti socialiste, il n'y a pas de généralisation du travail le dimanche", a-t-il assuré.

La proposition de loi, maintes fois remaniée pour tenir compte des réticences d'une soixantaine de parlementaires UMP, "prend en compte la volonté des salariés qui demandent cette nouvelle liberté (...) et prend en compte le fait qu'on ne va pas imposer aux Français de travailler tous les dimanches partout en France", a fait valoir le porte-parole du gouvernement.

"La majorité est fière d'avoir réformé depuis 18 mois le pays comme nous l'avons fait", a-t-il dit, relativisant le retard pris par le texte à l'Assemblée, qui ne serait dû, selon lui, qu'à "l'obstruction totale" de l'opposition.

Il a rappelé que 71 lois avaient été adoptées depuis le début de la législature grâce à la majorité. "A la rentrée, elle aura récupéré l'énergie nécessaire" pour débattre du travail le dimanche, a-t-il prédit.

Référents communication

lundi, 15 décembre 2008

Elections régionales

Aubry.jpgChoix des chefs de file régionaux : un nouveau rendez-vous démocratique
L'UMP souhaite que l'ensemble de ses adhérents désigne les chefs de file régionaux en vue des élections régionales qui auront lieu en mars 2010.

Rendez-vous capital auquel l’UMP souhaite se préparer le plus en amont possible, en poursuivant un objectif clair : ne pas laisser les régions en dehors du mouvement de transformation et de réforme de la France engagé par le Président de la République, son gouvernement et la majorité parlementaire.

Pour s’assurer les conditions de la reconquête, l’UMP entend incarner le camp de l’audace et du changement tout en permettant l’expression des différences, en les confrontant et en les conjuguant pour développer un projet et des équipes pour chacune de nos régions.

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire générale adjointe de l’UMP, a été chargée de l’organisation de ce nouveau rendez-vous démocratique. Voici son message aux adhérents de l'UMP.


La Charte des candidats

Les candidats doivent s'engager à respecter la charte des régioanles qui organise l'élection et définit leurs obligations.
Cliquer ici

Le calendrier pour la désignation des chefs de file
Cliquez ici

Les chargés de mission régionaux
La liste

samedi, 06 décembre 2008

VENEZ RENCONTRER VALERIE PECRESSE

 

Valérie Pecresse.JPG

Chers amis,

Cette semaine, vous pouvez venir à ma rencontre :

 

Lundi 08 décembre 2008, à 20h30

Mairie de Croissy-sur-Seine

8 rue de Verdun

78290 Croissy-sur-seine

L'inscription est obligatoire, nous vous remercions donc de nous communiquer tous les noms des membres de vos comités de supporters qui seront présents.

 

vendredi, 05 décembre 2008

Sarkozy devance Fillon

Aubry.jpgPour la première fois depuis janvier 2008, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy passe devant celle de François Fillon dans le baromètre télé. Avec 46 % de confiance (contre 48 % de défiance), le président est en léger recul : 1 % en moins par rapport au mois dernier, tandis que le Premier ministre subit, lui, une forte chute de 6 points.

Les Français lui faisant confiance sont moins nombreux que ceux qui ne lui font pas confiance : 42 % contre 50 %. Début novembre, les deux hommes avaient enregistré une forte hausse, Nicolas Sarkozy gagnant alors sept points et François Fillon cinq.

L’effet de la crise
Aujourd’hui, ils pâtissent différemment de la crise. « Les Français créditent encore le chef de l’Etat de son attitude combative face à la crise, de son activisme sur la scène internationale », explique Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de CSA. Certes, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Mais, pour l’instant, tout se passe comme si les Français exigeaient de Sarkozy « une obligation de moyens, mais pas encore de résultats ». A l’opposé, Fillon paie un mois chargé pour le gouvernement, qui a affronté la grogne des magistrats et celle des enseignants, s’est trouvé contesté par sa propre majorité sur les dossiers sensibles de la réforme de l’audiovisuel, de la retraite à 70 ans et du travail le dimanche ces deux derniers thèmes inquiétant une part de l’opinion. C’est dans les catégories sociales plus fragiles, celles des employés, des ouvriers et plus généralement les classes populaires, que la défiance est la plus forte (seuls 35 % des salariés font confiance à François Fillon). Mais Nicolas Sarkozy doit faire attention. Si son plan de relance n’a pas d’effets rapides, notamment sur le pouvoir d’achat et l’emploi, il sera lui aussi rattrapé par la crise, d’autant qu’à compter du 31 décembre il cédera la présidence de l’Europe à son homologue tchèque et aura moins d’occasions de jouer les premiers rôles sur la scène mondiale…

Référents communication

Téléthon c'est parti !

Telethon8.gifC'est devenu un rite de fin d'année, une cérémonie tant médiatique que thérapeutique, et un test de la générosité des Français. Chaque premier week-end de décembre, le Téléthon, organisé par l'Association française contre les myopathies (AFM), mobilise nos concitoyens, avec pour slogan cette année « Sa force, c'est nous » et pour parrain Julien Clerc. Les sommes récoltées sont impressionnantes : 102,3 millions d'euros en 2007, 106,7 millions en 2006, 104,1 millions en 2005, soit au total 1 430 milliards d'euros depuis 1987, date du premier Téléthon. De quoi permettre quelques belles avancées thérapeutiques.

C'est un jeune garçon, Thomas, atteint de la myopathie de Duchenne, qui sera la figure de proue de l'édition 2008. La maladie de Duchenne est la plus fréquente des maladies neuromusculaires. Liée à une anomalie du gène dit DMD, entraînant le déficit de la protéine de la dystrophine, elle affecte progressivement l'ensemble des muscles de l'organisme et se traduit par une perte de toute activité locomotrice. Un essai s'appuyant sur la technique du saut d'exon, une chirurgie du gène a été réalisée sur quatre malades. Le procédé, qui consiste à utiliser des petits fragments de matériel génétique synthétisés en laboratoire pour produire in fine la protéine déficitaire, a été bien toléré. Un nouvel essai est en cours depuis mai dernier.

D'autres recherches ont bénéficié des dons du Téléthon. Ainsi, celles menées par l'équipe du Pr Nicolas Lévy à l'hôpital de la Timone, à Marseille, destinées à traiter la progeria, une maladie du vieillissement accélérée. La pathologie est rare - vingt cinq cas en Europe, une soixantaine dans le monde - mais dramatique. En quelques mois, un enfant malade vieillit de plus de dix ans. L'équipe a identifié les mécanismes de cette pathologie et expérimenté chez l'animal, avec succès, deux molécules permettant de ralentir son évolution. Depuis le mois d'octobre dernier, trois enfants testent ce traitement.

Peut-être peut-on espérer une issue aussi heureuse que celle connue par douze enfants souffrant de déficit immunitaire génétique (Ada-scid). Privés de globules blancs, et donc de toutes défenses immunitaires, ces enfants ont pu sortir de leurs bulles à la suite d'une thérapie génique. Des cellules souches prélevées chez les patients, puis corrigées et réimplantées, fabriquent l'enzyme manquante produisant les globules blancs. Ces enfants vivent aujourd'hui normalement.

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« La dizaine 100% SOLIDAIRES »

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« La dizaine 100% SOLIDAIRES »

Les 10 premiers jours de décembre, les Jeunes de l’UMP lancent la « dizaine 100 % SOLIDAIRES » à l’occasion des Journées Mondiales des Droits de la Personne :

- le 1er décembre, Journée mondiale contre le Sida « Sidaction » ;
- le 3 décembre, Journée Internationale des Personnes Handicapées ;
- le 10 décembre, Journée Internationale des Droits de la Personne.

Cette « dizaine 100 % SOLIDAIRES » sera l’occasion de nombreuses opérations de Solidarité entre le 1er et le 10 décembre 2008 dans l'ensemble des fédérations Jeunes UMP de France :

- Distribution de préservatifs à l’occasion du Sidaction : plus de 30 000 préservatifs estampillés Jeunes UMP seront distribués gratuitement à l’occasion du Sidaction par les tous nouveaux réseaux étudiants des Jeunes de l’UMP.
- Vente de bracelets bleus marqués « 100 % SOLIDAIRES » au prix d'1€ symbolique par toutes les Fédérations Jeunes de France à l’occasion de la Journée Internationale des Personnes Handicapées et de la Journée Mondiale des Droits de la Personnes. 

Handipop (mouvement associé à l’UMP) et les Jeunes UMP s’associent autour de cette opération.


« Nous souhaitons mettre notre capacité de mobilisation à disposition de causes auxquelles nous sommes sensibilisés. Se mobiliser sur le terrain de la prévention à l’occasion du Sidaction fait partie des devoirs d’un parti politique de jeunes.

Par ailleurs, nous travaillons régulièrement avec Handipop, mouvement associé à l’UMP, et sommes particulièrement attentifs à la question du Handicap. (...)Les fonds récoltés par la vente des bracelets seront donc reversés à des associations départementales investies sur la question du Handicap ».

 

Frédéric BOUSCARLE

Aubry.jpgFrédéric BOUSCARLE, Président de Handipop :
« J’ai souhaité que les Jeunes se mobilisent à l’occasion de la journée Internationale du Handicap ou encore celle des Droits des Personnes. Je suis heureux de l’écho positif qu’ont réservé les jeunes à cette initiative. De nombreux élus ont également répondu présents et s’associent à l’opération. Je suis heureux que nous puissions nous rendre utiles à cette occasion. Pas moins de 10% de la population française est en situation de handicap. Le Handicap est donc une question nationale qui concerne l'ensemble des français.

Dans le prolongement de cette action, nous travaillons à l’accessibilité des outils de communication des Jeunes UMP et nous lancerons dans le courant 2009 une convention Jeunes sur la question du handicap ».

 

 

Élise VOUVET, Déléguée nationale des Jeunes UMP en charge des Relations avec les Associations :
« Alors que les décorations de Noël sont déjà partout, il est de notre devoir d’agir concrètement pour les personnes handicapées et malades que notre société a hélas trop souvent tendance à oublier.  C’est pourquoi, la dizaine « 100% Solidaires » est une magnifique occasion pour les fédérations Jeunes UMP de travailler avec le tissu associatif local. Il nous appartient d’inventer un nouveau partenariat en respectant la neutralité politique des associations, dans un esprit de fraternité afin que l’humanisme qui nous anime ne soit pas un vain mot !

Ce partenariat se traduit déjà  par l’audition systématique des acteurs associatifs lors de nos travaux de réflexion et de proposition ».

La russie en deuil.

Aubry.jpgLe pape Benoît XVI s'est dit "profondément attristé" par la mort d'Alexis II et a salué son "combat courageux en faveur des valeurs humaines et évangéliques", dans un message de condoléances adressé au synode de l'Eglise russe, vendredi 5 décembre.
Le pape a souligné "l'engagement" du patriarche orthodoxe russe, décédé vendredi, "sur la voie de la compréhension mutuelle et de la collaboration entre orthodoxes et catholiques".
Il a salué "les efforts du défunt patriarche pour la renaissance de l'Eglise après la dure répression idéologique qui a causé le martyre de tant de témoins de la foi chrétienne".
"Je me rappelle aussi son combat courageux pour la défense des valeurs humaines et évangéliques en particulier sur le continent européen, et je suis assuré que son engagement portera ses fruits pour la paix et un vrai progrès humain, social et spirituel", a ajouté Benoît XVI.

Vatican
Mgr Brian Farrel, le secrétaire du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, avait exprimé plus tôt, dans un communiqué diffusé vendredi 5 décembre, la "douleur" et la "surprise" du Vatican après l'annonce du décès à 79 ans d'Alexis II, père de l'Eglise orthodoxe russe.
L'organisme en charge des relations avec les orthodoxes a loué dans son communiqué les efforts menés par le défunt en faveur de la tradition religieuse russe : "Il est revenu au patriarche Alexis II de guider l'Eglise dans une période de grandes transformations. Il a su assumer cette tâche avec un grand sens des responsabilités et de l'amour de la tradition russe".

Un effort de rapprochement
Encouragés par le pape Benoît XVI et par le patriarche Alexis II, les contacts entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe russe s'étaient multipliés ces dernières années et devaient mener à une prochaine rencontre entre les deux chefs religieux.
En mai 2008, le cardinal allemand Walter Kasper, président du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens avait remis à Benoît XVI un message personnel de la part d'Alexis II.
Le 7 décembre 2007, Benoît XVI avait déjà reçu au Vatican le métropolite Kyrill, responsable du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou.

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jeudi, 04 décembre 2008

Plan de relance : Patrick Devedjian réagit

Investir dans l'avenir pour relancer notre économie
Accélérer les investissements publics et alléger la trésorerie des entreprises sont les deux piliers du plan de relance de 26 milliards d'euros prévus sur les deux prochaines années, que le Chef de l'Etat a présenté aujourd'hui. Des mesures particulières concernant les secteurs du logement et de l'automobile ont également été annoncées
.


Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, réagit au plan de relance annoncé par le Chef de l'Etat jeudi 4 décembre à Douai.

Un plan ambitieux.

Nicolas Sarkozy a dévoilé à Douai, ce jeudi 4 décembre à la mi-journée, son plan de relance de l'économie qui porte environ sur 26 milliards d'euros, alors que la crise s'installe et que le chômage est à la hausse. Selon le chef d'Etat, le plan se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009.

- 26 milliards engagés au total

Le plan porte sur un montant global "de l'ordre de 26 milliards d'euros". Il se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009, ce qui devrait porter le déficit public de la France à près de 4 points de PIB l'an prochain, contre 3,1 prévus initialement.

- 10,5 milliards d
'investissements publics
Le plan de relance de l'économie prévoit 10,5 milliards d'euros d'investissements supplémentaires de l'Etat, des grandes entreprises publiques et des collectivités locales pour accélérer divers programmes d'équipement. "Cette accélération sans précédent permettra de gagner plusieurs années", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le plan prévoit 4 milliards d'euros d'investissements publics, 4 milliards pour les entreprises publiques (EDF, La Poste, etc.) et 2,5 milliards pour les collectivités locales.
Le chef de l'Etat a cité notamment les contrats de plan Etat-région, qui "ont pris un retard considérable", la loi de programmation militaire, "l'entretien et la mise en valeur du patrimoine", les hôpitaux, la rénovation des tribunaux, les moyens de la gendarmerie et de la police, et les infrastructures routières, ferroviaires et fluviales.
La réalisation du canal Seine Nord Europe et l'avance "en parallèle" de quatre lignes de TGV font partie de ces investissements.
Il s'agit, a dit Nicolas Sarkozy, de "réaliser les investissement qui dormaient dans les cartons" et "profiteront à "la compétitivité de la France".

- Exonération de charges pour les embauches par les très petites entreprises
Les entreprises de moins de 10 salariés seront exonérées de la totalité des charges patronales pour les embauches réalisées en 2009 de salariés, payés jusqu'à hauteur de 1,6 fois le Smic. Le coût estimé de cette mesure est de 700 millions d'euros. Cette aide de l'Etat, dégressive avec le salaire, sera maximum au niveau du Smic (180 euros par mois) et s'éteindra à 1,6 Smic.

- Un remboursement anticipé de 11 milliards aux entreprises

L'Etat remboursera par anticipation ses dettes aux entreprises à hauteur de 11 milliards d'euros. Le crédit d'impôt recherche sera remboursé par anticipation début 2009. L'Etat remboursera immédiatement aux entreprises de ce que l'Etat leur doit au titre de la perception de la TVA. Restitution plus rapide des excédents d'impôt sur les sociétés. Remboursement immédiat des reports déficitaires d'impôt sur les sociétés. L'État paiera ses factures en retard aux PME industrielles du secteur de la défense.

- Une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du RSA
L'Etat versera à la fin mars 2009 une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active (RSA), soit quelque 3,8 millions de ménages, pour un coût de 760 millions d'euros.
"Il serait moralement scandaleux et humainement insupportable de se résigner, sans rien faire, à ce que, ceux qui souffrent quand il y a de la croissance, souffrent davantage quand il n'y a plus de croissance", a affirmé le chef de l'Etat, "c'est une question de solidarité, de justice".
En moyenne, le RSA, qui entre en application au 1er juillet 2009, devrait atteindre entre 100 et 200 euros par mois.

- La Construction de 70.000 logements sociaux
Le plan prévoit la construction ou l'acquisition par l'Etat de 100.000 logements sociaux dans les deux prochaines années et le doublement du prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement neuf. Le coût de la construction et l'acquisition de 100.000 logements neufs, dont 30.000 avaient déjà été annoncés fin octobre dans le cadre du programme de rachat par l'Etat, est estimé à 600 millions d'euros par l'Elysée.
En 2009 pour tous les achats d'un logement neuf, le montant du prêt à 0% sera doublé : la quotité du prêt passera à 30 % du prix du logement et les montants de plafonds de prix des logements sont augmentés, a encore détaillé l'Elysée.
"Cette mesure répond directement aux difficultés d'accès au crédit immobilier des ménages. En particulier ceux qui n'ont pas d'apport personnel", ont expliqué les services du chef de l'Etat.

- Dérégulation partielle des marchés publics
Le seuil en-dessous duquel un marché public peut être conclu "sans aucune procédure" sera porté de 4.000 à 20.000 euros. Cela "permettra aux collectivités publiques de s'adresser de gré à gré à des fournisseurs locaux", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Il faut sortir de cette folie administrative qui s'est emparée de la France sans aucune mesure", a-t-il estimé.
Le chef de l'Etat a également annoncé que "le seuil de publicité à 90.000 euros, propre au cadre des marchés publics, sera supprimé", et que "le seuil au-delà duquel s'applique obligatoirement la procédure d'appel d'offres pour les marchés de travaux sera relevé de 206.000 euros, à la hauteur du seuil européen à 5,15 millions d'euros".
"Les formalités administratives seront considérablement allégées, notamment en ce qui concerne les obligations de publication nationale pour les marchés déjà soumis à des obligations européennes", a-t-il poursuivi. "La Commission d'appel d'offres pour les marchés de l'État sera supprimée".
"Les marchés publics doivent rester encadrés par des règles strictes qui permettent d'éviter les abus et d'offrir une sécurité juridique aux gestionnaires publics", a-t-il estimé. "Mais il faut faire en sorte que ces règles ne rendent pas la passation des marchés publics impossible, compliquée, longue, alors que les événements commandent d'aller vite".

- Assouplissement temporaire des règles d'urbanisme
Les contraintes liées au droit de l'urbanisme seront "temporairement, considérablement assouplies", avec une prorogation d'un an des permis de construire.
"Il est un certain nombre d'opérations qui ne peuvent être engagées parce qu'il y a des problèmes de financement", a affirmé le président en détaillant son plan de relance de l'activité économique.
"Si en plus, les permis de construire ne sont pas prorogés, ça veut dire que pour un certain nombre de collectivités, il faut toute recommencer et c'est cinq ans de retard", a-t-il poursuivi.
"Les coefficients de densité pourront être relevés de 20% dans les communes qui le souhaitent", a dit le chef de l'Etat, ce qui permettra de construire davantage sur une même surface.
"La construction en mitoyenneté ou en contiguïté sera autorisée sur les terrains de taille suffisante", a-t-il annoncé.
Il a également proposé que "le temps laissé aux communes pour manifester leur intérêt pour des terrains publics mis en vente (soit) encadré".

- Une "prime à la casse" de 1.000 euros
Selon le détail de la mesure communiqué par l'Elysée, cette prime sera accordée pour l'achat d'un véhicule particulier ou d'un utilitaire léger émettant moins de 160 g/km de CO2. Son coût est estimé à 220 millions d'euros.
"Je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à ses concurrents", a déclaré Nicolas Sarkozy. "L'Etat est prêt à tout faire pour sauver l'industrie automobile (qui emploie) 10% de la population active française. Mais je ne suis pas d'accord pour aider des entreprises avec l'argent public si celles-ci continuent de délocaliser à l'étranger", a déclaré le chef de l'Etat.
Parallèlement à cette mesure, le plan de relance prévoit aussi un soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français, sous forme d'un prêt de deux fois 500 M euros (à un taux de 8%), selon l'Elysée.
Le plan prévoit aussi la mise en place d'un fonds d'investissement par les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA, afin d'aider aux restructurations des entreprises automobiles sous-traitante.
"Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d'euros dans ce fonds, ainsi que le fonds stratégique d'investissement. Cette somme de 300 millions d'euros pourra être complétée par la participation d'autres acteurs privés, notamment les grands sous-traitants de premier rang", ont détaillé les services du chef de l'Etat.

- Rappel de mesures en faveur de l'emploi
Nicolas Sarkozy a rappelé les mesures en faveur de l'emploi qu'il avait annoncées à Valenciennes le 25 novembre, pour lesquelles l'Etat contribuera à hauteur de 500 millions d'euros.
Il s'agit d'une part de l'extension des contrats de transition professionnelle (CTP) de 7 à 25 bassins d'emploi en difficulté et l'adoption pour les autres bassins d'un système s'inspirant du CTP.
Nicolas Sarkozy avait annoncé d'autre part un assouplissement des règles concernant le chômage partiel et la mise en place d'un fonds de sécurisation des parcours professionnels. Ces dernières mesures font l'objet des négociations en cours entre partenaires sociaux sur la formation professionnelle et l'assurance chômage.
Le chef de l'Etat a prévenu jeudi que, faute d'un accord entre partenaires sociaux avant le 31 décembre, l'Etat prendra ses responsabilités et légifèrera dès le début 2009.
"Les partenaires sociaux devront trouver les solutions les plus ambitieuses, que les choses soient claires, soit il y a accord au premier janvier, soit il n'y pas d'accord et l'Etat prendra ses responsabilités", a affirmé le chef de l'Etat.

- Suivi du plan de relance par un ministre
Le plan de relance de l'économie sera piloté par un membre du gouvernement chargé spécifiquement "d'en suivre l'exécution". Nicolas Sarkozy n'a pas cité de nom.
Le chef de l'Etat a indiqué à Douai qu'un budget spécifique sera dédié au financement de ce plan, "pour être assuré que l'argent que nous mettons en plus dans les ministères ne servira pas à financer les dépenses courantes et habituelles, mais vraiment le plan de relance qui a été décidé". Un collectif budgétaire sera "soumis au Parlement dès le mois de janvier" a ajouté le chef de l'Etat.
"Ce plan sera mis en oeuvre intégralement. Il sera mis en oeuvre rapidement. Il sera mis en oeuvre totalement , a-t-il assuré. Je veillerai à ce qu'il en soit ainsi avec le Premier ministre, de façon à ce qu'il n'y ait aucun recul, aucune hésitation, aucun renoncement par rapport à ce qui a été décidé".
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