lundi, 26 janvier 2009

Besson s'inscrit dans la droite ligne d'Hortefeux

Une nouvelle lettre de mission 

 

Pas question pour Besson non plus de charger Ségolène Royal, qui s'était interrogée publiquement «qui connaît monsieur Besson ?», quand il avait quitté son équipe de campagne. Il prend même un certain plaisir à expliquer que malgré leurs différences, il avait soutenu la candidate quand elle avait proposé que les militants viennent à un meeting avec des drapeaux français. «L'appareil du PS le lui a interdit», raconte aujourd'hui le ministre de l'Identité nationale.

S'il a demandé au président de la République «une nouvelle lettre de mission», Besson s'inscrit au gouvernement dans la droite ligne de l'action de son prédécesseur, Brice Hortefeux. «Je travaille sur les mêmes bases, c'est-à-dire de 26 000» reconduites à la frontière d'immigrés clandestins par an, a-t-il ainsi expliqué, tout en plaidant pour l'intégration de nouveaux critères d'évaluation, comme «l'appréciation de la qualité d'accueil de notre pays».

Interrogé sur la mise en œuvre des tests ADN pour les candidats au regroupement familial, loi dont les décrets d'application n'ont pas encore été publiés, Eric Besson a prudemment avancé qu'il serait «probablement» le ministre qui les mettrait en œuvre en précisant «ce n'est pas mon obsession. En même temps, c'est la loi».

 

Source: Le Figaro

samedi, 17 janvier 2009

les nouvelles fonctions de Brice Hortefeux

 

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Changement de thèmes et de décor pour l'ancien ministre de l'Immigration. «C'est très pratique les lits à barreaux. Le seul problème, c'est que quand on les achète, c'est affreux à monter.» Vendredi matin, Brice Hortefeux a montré un autre aspect de sa personnalité, celui d'un ministre soucieux du sommeil des tout-petits et d'un chef de famille bricoleur à ses heures perdues. Pour son tout premier déplacement, le ministre du Travail aussi en charge de la Famille a choisi la crèche d'entreprise de la société Thales de Vélizy, en banlieue parisienne. Il y a passé une petite heure en début de matinée en présence de «sa complice Nadine» Morano, sa secrétaire d'Etat en charge de la Famille. Denis Ranque, le patron de Thales, ne s'y est pas trompé : «Le ministre commence sur une note de fraîcheur», a-t-il lancé à l'arrivée de Brice Hortefeux. Déjà, la veille, lors des passations de pouvoir, celui-ci avait tenu à ce que ses trois petits garçons et son épouse soient présents. Moins d'une journée après sa nomination aux Relations sociales, Brice Hortefeux s'emploie déjà à adoucir son image.

Déambulant entre une piscine à balles identique à celle dans laquelle s'ébattent ses trois fils le samedi, un toboggan et des tapis d'éveil, jetant un œil sur les cuisines, s'empressant de demander si la petite cour extérieure a bien «un sol mou», Brice Hortefeux a tenté de se fondre dans ses nouvelles fonctions. Avec réserve.

L'«homme des missions» du président de la République est, il est vrai, à mille lieues des objectifs de reconduites à la frontière qui lui incombaient il y a encore quelques jours à l'Immigration. Lui se dit pourtant dans son élément. «Ce n'est pas un changement si radical pour moi, a-t-il confié. J'ai des enfants petits. Le dernier a 4 ans». Et d'ajouter, caustique : «Cela me rajeunit un peu, un tout petit peu.» À ses yeux, concilier vie professionnelle et vie familiale et développer l'offre de garde d'enfant est en tout cas un «défi essentiel».

 

Pas de «bisbilles internes»

 

Beaucoup d'autres dossiers sensibles l'attendent : les retraites, le cinquième risque et dans l'immédiat le travail dominical et les relations avec les syndicats qu'il rencontrera la semaine prochaine. Le ministre est «anxieux», mais l'assume car, à ses yeux, la seule recette pour ne pas l'être, «c'est de travailler, travailler, travailler…». Le ministre va également devoir faire ses preuves dans le management de ses «trois drôles de dames», la discrète Valérie Létard, l'indépendante Fadela Amara et l'incontrôlable Nadine Morano. La secrétaire d'État à la Famille a déjà commencé à marquer son territoire. Dès jeudi soir, quelques heures seulement après l'arrivée de son nouveau ministre de tutelle et sans le feu vert de celui-ci, elle a diffusé un communiqué invitant les médias à l'accompagner à Vélizy pour un déplacement «en présence de Brice Hortefeux». Ce qui lui aurait valu dans la soirée une première mise au point de son ministre de tutelle. Mais Nadine Morano n'a pas l'intention de lâcher. «Avec Brice, ce que je souhaite, c'est la pleine autonomie et la pleine complicité», expliquait-elle vendredi. «Il n'y a pas de problème parce qu'il ne peut pas y en avoir», faisait de son côté valoir l'entourage de Brice Hortefeux, en référence aux souhaits du président qui ne veut pas de «bisbilles internes».

Vendredi, l'autre baptême du jour a été celui d'Éric Besson à l'Immigration. L'ex-socialiste qui, sur son blog, promettait de «s'exprimer le moins possible pendant quelques jours» a déjà fait deux visites dans la capitale vendredi matin : la première dans les locaux de la direction de la Police aux frontières pour se pencher sur le travail de l'Office central pour la répression de l'immigration (Ocriest) et la seconde à l'association Elele, qui mène des actions d'apprentissage du français auprès d'un public turc. Suivi par un bataillon de journalistes, Éric Besson a jeté les bases de la manière dont il veut s'y prendre. L'Immigration doit devenir «un grand ministère républicain», a-t-il martelé affirmant sa fermeté contre «l'immigration clandestine, mais pas contre l'immigration» et soucieux de faliciter l'intégration des populations étrangères. Éric Besson a également annoncé qu'il irait «d'ici à quinze jours» à Calais pour se rendre compte par lui-même de la situation dans cette région. D'ici là motus. Peut-être pas si «ces exchers camarades» de l'Assemblée le passent à la question la semaine prochaine. «Je ne redoute plus rien. C'est grave ?», s'est-il interrogé.

 

Source: Le Figaro

samedi, 24 mars 2007

POURQUOI UN MINISTERE DE L'IMMIGRATION ET DE L'IDENTITE NATIONALE?

Tout d'abord, la France vit une crise identitaire, due à l'immigration massive de ces dernières décennies. Nous avons voulu et nous voulons toujours une France ouverte, accueillante et généreuse. La France ce n'est pas une race, c'est une communauté de valeurs.

Les questions prioritaires que l'on doit se poser pour assumer pleinement nos choix est la suivante:

Quelle identité pour la France d'après?

Qu'est-ce qui peut nous unir dans la diversité

Qu'est-ce que l'identité française?

De plus, que la gauche le veuille ou non, on ne peut pas continuer à mentir en disant que les problèmes d'insécurité dans les banlieues, nos 80 000 enfants qui entrent chaque année en 6e sans savoir lire ni écrire le Français ne sont pas des phénomènes liés à l'immigration.

Ce sont les raisons pour lesquelles il apparaît nécessaire de créer un Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, en y intégrant l'OFPRA notamment, dont la vocation sera de fixer l'identité nationale que nous voulons pour la France d'après, avec toutes les communautés qu'elle regroupe et qu'elle continue d'accueillir.

L'identité nationale concerne tous les Français, immigrés et non immigrés. Tout le monde est tenu d'en respecter les principes et les valeurs.

A nous d'approfondir, ensemble, l'identité que nous voulons pour la France. Nous avons déjà, par exemple, un certain nombre de valeurs républicaines comme la laïcité, l'égalité entre hommes et femmes et une langue nationale.