lundi, 02 mars 2009

Connaissez-vous Camille Pascal? Peut-être son blog..

Camille Pascal.jpg

Ancien proche collaborateur de Philippe Douste-Blazy, ancien directeur de cabinet de Dominique Baudis (tête de liste dans le Sud-ouest pour les élections européennes) au CSA, et actuel Secrétaire Général de France Télévisions,

Camille Pascal est Yvelinois!

Le saviez-vous?

Aujourd'hui, il se lance dans la blogosphère pour nous donner ses avis et impressions sur l'actualité et la culture.

Son blog est de grande qualité. N'hésitez donc pas à vous promener sur ces quelques pages très bien écrites.

Adresse du blog: www.camille-pascal.fr

 

 

lundi, 23 février 2009

Réduire de moitié le déficit américain, est-ce possible?

Barack Obama.jpg«Aujourd'hui, je prends l'engagement de réduire de moitié, d'ici la fin de mon premier mandat, le déficit dont nous avons hérité». Barack Obama a fait une promesse, lundi,, celle de liquider en partie la dette colossalle laissée par George W. Bush après huit ans : 1.300 milliards de dollars, soit 8,3% du Produit Intérieur Brut. C'est deux fois le déficit français, annoncé par le gouvernement à 4,4% du PIB en 2009. Et encore le chiffre ne prend-il pas en compte le plan de relance de 787 milliards lancé par l'administration démocrate.

«Nous ne pouvons pas supporter des déficits comme ceux-là indéfiniment et nous ne le ferons pas», a lancé le président américain lors d'un discours inaugural d'une conférence à la Maison Blanche sur les questions fiscales et budgétaires, à laquelle participent les gouverneurs des Etats américains. «Nous payons en ce moment-même le prix de ces déficits».

Peu de détails ont filtré sur la manière dont l'administration Obama, qui présentera son budget jeudi, compte réduire ce déficit. Barack Obama devrait en dire un peu plus mardi lors de son discours devant les deux chambres du Congrès. Le président américain s'est contenté d'évoquer un principe général : «on ne dépense pas ce qu'on a pas», équivalent outre-Atlantique de notre «gestion en bon père de famille».

 

2.500 milliards de dollars pour le soutien au banques

 

Pour s'atteler à sa tâche, Barack Obama compte à la fois sur une série de réformes permettant plus d'efficacité, notamment dans le système de santé, et sur différents leviers : réduction des dépenses liées à la guerre en Irak, hausses d'impôts pour les contribuables les plus riches, lutte contre le gaspillage et l'inefficacité dans les services de l'Etat.

Mais ces mesures suffiront-elles, alors que le plan de relance risque de coûter de l'argent durant des années, sans parler du plan de 75 milliards de dollars pour le logement annoncé la semaine dernière, ni d'un autre plan destiné cette fois à relancer les banques, et qui pourrait atteindre 2.500 milliards de dollars au total, dont une partie à la charge de l'Etat américain ? Le directeur du Budget de la Maison-Blanche, Peter Orszag, a en tous cas promis qu'il n'y aurait «aucun tour de passe-passe».

 

Source: Le Figaro

jeudi, 05 février 2009

Intervention exceptionnelle du Président de la République

Le Président de la République a expliqué lors d'une émission exceptionelle ses réformes et ses mesures anti-crise dans l'espoir d'apaiser la grogne d'une partie des Français. (temps décroissant)

21h52 : Pas encore de décision pour la présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy hésite-t-il à se représenter en 2012 ? «Oh que oui… oh que oui…», souffle-t-il. «Parce que mon métier est très difficile, il faut beaucoup de force pour le faire. Il reste trois ans et demi. On fait un 2e mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve et que les gens espèrent (...) Si j'avais à y penser, je ne donnerai peut-être pas la réponse que vous attendriez…» Il en profite pour rappeler qu'il est à l'origine de la réforme constitutionnelle qui limite à deux le nombre maximum de mandats présidentiels possibles.

21h49 : Dati pas «sanctionnée», Yade pas «pardonnée». Nicolas Sarkozy dément avoir sanctionné sa garde des Sceaux en lui demandant de quitter le gouvernement pour mener la campagne des européennes avec Michel Barnier en Ile-de-France. «Elle a fait un boulot remarquable : les peines-planchers, et la réforme de la carte judiciaire que personne n'avait fait depuis 1958». Selon lui, Rachida Dati «ira faire son travail en Europe et reviendra un jour au gouvernement.» Situation plus sombre en perspective pour Rama Yade, l'actuelle secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme. Pas question de «pardonner» son refus d'être tête de liste UMP en Ile-de-France, comme le demande un journaliste ? «Je trouvais dommage qu'elle ne saisisse pas cette chance. Rama Yade a beaucoup de talent et je crois elle-même qu'elle avait compris qu'elle avait eu tort».

21h46 : Propos «choquants» de l'évêque intégriste. Le président de la République juge «invraisemblables» et «choquants» les propos niant la Shoah de l'évêque intégriste anglais, Mgr Richard Williamson, récemment réintégré par le pape Benoît XVI dans l'Eglise catholique. «Qu'il puisse se trouver au XXIe siècle quelqu'un qui ose contester les chambres à gaz, la Shoah, le martyre des juifs, c'est inadmissible», affirme le chef de l'Etat. «Quand, de surcroît, cet homme, qui conteste ça, se prétend pasteur, non pas au sens protestant mais au sens évangélique, c'est encore plus choquant (...) Franchement, ce monsieur, ça ne donne pas envie de le connaître».

21h44 : «Le service minimum, ça marche !». «Lors de la grève générale, la France n'était pas paralysée. Le service minimum, ça marche ! Y compris dans les écoles, dans 75% des cas», se réjouit-il. Avant de tacler Bertrand Delanoë en direct : «J'ai été très choqué par le maire de Paris, par sa volonté de ne pas appliquer la loi pour des raisons idéologiques. Qui peut croire qu'à Paris on ne puisse pas trouver un animateur» qui garde les enfants, s'offusque-t-il. «La France n'est pas paralysée, c'est une rupture», redit-il alors dans un sourire.

21h42 : il assume l'éviction du préfet de la Manche. Nicolas Sarkozy assume : selon lui, les évictions du préfet de la Manche et du directeur de la sécurité publique après une visite présidentielle chahutée à Saint-Lô sont justifiées. «Ce n'est pas à cause des manifestations qu'ils ont été déplacés, raconte le chef de l'Etat. «Quand il ya un disfonctionnement, il faut désormais assumer. Il y a eu une erreur : il (le préfet, NDLR) avait tous les effectifs à sa disposition, et n'a pas pris toutes les mesures pour assurer l'ordre public. Quand quelqu'un n'assume pas ses responsabilités, il en assume les conséquences… Cela s'applique aussi aux hauts fonctionnaires. L'histoire responsable mais pas coupable», ce n'est pas sa conception, tranche-t-il.

21h35 : Sarkozy soutient «totalement» Kouchner. Le président de la République ne lâchera pas son ministre des Affaires étrangères. Le soutient-il dans la tourmente médiatique actuelle, l'interrogent les journalistes. « Oui, totalement. Bernard Kouchner a-t-il des ennuis avec la police, avec la justice ? Non». «Le petit système médiatique s'emballe… Je ne suis pas un homme à lâcher les gens parce qu'il y a un livre qui lance une rumeur. Je crois que c'est un homme qui mérite ma confiance», assure-t-il. (Interview de B.Kouchner en milieu page du site jeunespop78.com)

Nicolas Sarkozy est également interrogé sur une information du Nouvel Observateur selon laquelle soit dans son entourage, soit des gens proches de l'Elysée auraient alimenté le livre de Pierre Péan contre Bernard Kouchner.Il ironise alors également sur la «crédibilité» qu'il accorde à l'hebdomadaire. «Le Nouvel Observateur, c'était ce journal qui était sûr que j'avais envoyé un SMS. Vous voyez la crédibilité que je lui fais».

21h31 : Barack Obama en France début avril. Interrogé sur la date de sa première rencontre avec le nouveau président américain, il annonce une date : début avril. «Barack Obama viendra en France. Son élection, c'est fantastique. C'est un changement considérable. On a besoin que les Etats-Unis d'Amérique portent le changement» dans le monde.

21h24 : la baisse du nombre de fonctionnaires continuera. Un million de fonctionnaires supplémentaires depuis 1981. Un chiffre dénoncé par le président, qui prévient les syndicats, déjà très irrités : le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux se poursuivra. «On reviendra au niveau de 1992, à l'époque de Mitterrand. Je n'ai pas souvenir qu'alors la France était sous-administrée», ironise le chef de l'Etat.

21h15 : «Le devoir» d'une position commune de l'UE face à la crise. Nicolas Sarkozy réenfile ses habits de président de l'Union européenne, comme lors du second semestre 2008. «La France peut, et l'Europe doit pouvoir. Je veux que dans la zone euro, on coordonne nos efforts. On a la même monnaie, les mêmes institutions, c'est un devoir». Il fixe plusieurs objectifs à ses partenaires : «que l'Europe ait une position commune» lors du G20 en avril à Londres. «Il faut refonder le capitalisme, le moraliser». Deuxième point : «Plus aucune institution financière qui ne soit contrôlée, et trancher la question angoissante du hors bilan». Troisième objectif : les paradis fiscaux. «Nous devons exiger la transparence sur la provenance et la destination des fonds», exige-t-il, évoquant «une dette immense que nous ne voulons pas payer pour des gens malhonnêtes».

21 h 11 : «Changer» le système de rémunération des «traders». Le chef de l'Etat annonce qu'il veut «changer» le système de rémunération des «traders» mais se dit sceptique sur un plafonnement systématique du salaire des dirigeants. «J'ai vu ce que Barack Obama a décidé, je suis en train d'y réfléchir, moi je ne suis pas trop pour une règle générale», a-t-il ajouté. «Mettre tout le monde sous la toise, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure formule». «J'ajoute que Barack Obama a prévu un système d'actions gratuites derrière une rémunération bloquée, j'aimerais en savoir un peu plus», a-t-il encore souligné.

21h08 : Nicolas Sarkozy retournera à Gandrange. «Je n'ai pas menti». Le chef de l'Etat ne laissera pas l'opposition dire qu'il a abandonné l'usine Arcelor Mittal de Gandrange et ses salariés, et qu'il n'a pas tenu ses promesses. «.a production de l'acier a été divisée par deux dans le monde, il faut en tenir compte. J'avais fixé trois engagements à monsieur Mittal : remettre 30 millions d'investissement dans le site, créer une école de formation, mettre 10 millions de sa poche pour revitaliser le site, et des études géologiques. C'est fait». «Je retournerai sur le site» voir les salariés, annonce-t-il.

21h00 : suppression de la taxe professionnelle* en 2010. L'annonce va faire grand bruit : la taxe professionnelle sera totalement supprimée dès l'année prochaine. La raison ? «Je souhaite qu'on garde des usines en France», confie-t-il. Il veut que des entreprises «relocalisent» en France. «Je vais engager des conversations avec les élus locaux», affirme-t-il. Il chiffre la mesure à 8 milliards d'euros.

*[Qu'est ce que la taxe profesionnelle? La taxe professionnelle est due chaque année par les personnes physiques ou morales qui exercent en France, à titre habituel, une activité professionnelle non salariée. Les diverses exonérations prévues peuvent être de plein droit ou temporaires.La taxe est établie dans chaque commune où le redevable dispose de locaux ou de terrains. Elle sert à financer le budget des communes, des départements et des régions, ainsi que d'autres organismes, telles les chambres de commerce et d'industrie, ou les chambres de métiers.]

20h54 : le partage des profits est «sur la table». Face à ce qu'il qualifie de sentiment d'«injustice majeure» des Français, il met les pieds dans le plat en pointant du doigt le mauvais «partage du profit à l'intérieur de l'entreprise». Il évoque le «souhait de l'actionnaire de gagner de l'argent et les souhaits légitimes des salariés. Le compte n'y est pas.» Il parle encore de «bénéfices invraisemblables» qui ont choqué. Exemple concret : les 85 milliards d'euros de bénéfices nets des entreprises du Cac 40 en 2008. «Ils doivent être sur la table !», tonne le chef de l'Etat.

20 h 47 : une tranche de l'impôt sur le revenu supprimée ? «Je ne tranche pas, je mets sur le table, on en discutera avec les syndicats». Nicolas Sarkozy ne veut pas froisser les partenaires sociaux quelques minutes seulement après leur avoir lancé une invitation. Il donne plusieurs pistes : «Faut-il supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu pour aider les classes moyennes, ou supprimer le deuxième tiers de l'impôt dès cette année, ou alors augmenter les allocations familiales ?» Tout est ouvert.

20h40 : Rencontre avec les syndicats le 18 février. Le chef de l'Etat fixe rendez-vous aux partenaires sociaux au 18 février, pour qu'ils parlent de mesures pour l'emploi. Pour illustrer cette première annonce de la soirée, il prend l'exemple du chômage partiel. «Le chômage partiel sera indemnisé à 60% du salaire brut (contre 50% actuellement, NDLR). Ce n'est pas assez !» estime-t-il. «La question cruciale, c'est l'emploi. On doit mobiliser tous les moyens possibles pour garder la croissance nécessaire et créer des emplois». Il cite une série de chiffres alarmants à l'étranger, comme les 200.000 chômeurs de plus en un mois en Espagne, qu'il compare aux 45.000 à 60.000 chômeurs mensuels supplémentaires en France.

20h32 : La réforme du lycée reportée car «pas assez claire». Xavier Darcos doit revoir sa copie sur la réforme du lycée, Nicolas Sarkozy avouant lui-même : «Je trouvais qu'on n'avait pas été assez clair, je ne comprenais pas tous les tenants et aboutissants». Mais il rappelle dans la foulée une autre réforme, jugée à l'époque périlleuse et finalement réussie : celle des régimes spéciaux de retraite. «J'ai tenu bon», assure-t-il. Fin de l'introduction générale de l'émission, place aux sujets thématiques.

20h25 : L'argent prêté aux banques n'a rien coûté aux Français. Le chef de l'Etat veut mettre fin au fantasme des milliards d'euros donnés aux banques sans contrepartie. «Nous avons mobilisé des moyens importants pour sauver les banques. A la minute où je parle, ça n'a pas coûté un centime d'euro aux Français. Nous récupérerons 1,4 milliard d'euros d'intérêt dès 2009 pour financer des mesures sociales. L'argent prêté aux banques a rapporté de l'argent. Nous avons sauvé toutes les banques parce que nous avons sauvé toute l'épargne des Français. Nous avons évité la catastrophe».

20h18 : Nicolas Sarkozy comprend «l'inquiétude». L'émission s'ouvre avec un montage vidéo où s'enchaînent des témoignages de Français. «C'est toujours les mêmes qui trinquent», lâche l'un d'entre eux. L'inquiétude sur le pouvoir d'achat est omniprésente. «Que les gens soient inquiets, je l'entends, je le comprends », assure le chef de l'Etat. «C'est une crise de confiance, ensuite économique, et d'une brutalité totale. C'est la crise du siècle, elle est sans précédent». «Les manifestants ont dit des choses très raisonnables, mais je dois aussi écouter ceux qui n'ont pas manifesté», ajoute-t-il dans la foulée.

20h14 : L'émission s'apprête à commencer à l'Elysée. Nicolas Sarkozy a choisi de consacrer ce soir une émission d'une durée exceptionnelle de 90 minutes à l'explication de ses réformes et mesures anti-crise dans l'espoir d'apaiser la grogne des Français. Cette intervention intitulée «Face à la crise» a été décidée après la journée de grève et de mobilisation massive qui a rassemblé il y a une semaine entre un million et 2,5 millions de personnes réclamant une inflexion de la politique du chef de l'Etat, la défense de l'emploi, du service public et du pouvoir d'achat.

Mais le président, qui répondra en direct aux questions de quatre journalistes - Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL) -, devrait surtout faire de «l'explication» et «de la pédagogie», selon son entourage. L'opposition de gauche, comme les syndicats, sont à l'affût. Très critiques du plan gouvernemental de 26 milliards d'euros annoncé en décembre, inadapté et insuffisant selon eux, ils réclament des mesures pour le pouvoir d'achat. Ils ne manqueront pas de réagir dès la fin de l'émission.

Source: Le Figaro.fr

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Parisot parfois "sidérée" par la crise

Aubry.jpgLa présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé, jeudi 4 février, à l'occasion de l'assemblée générale de l'organisation patronale, que le contexte économique actuel était "exceptionnellement difficile", et s'est dite "parfois en état de sidération" devant l'ampleur de la crise.




"Une politique de l'offre"
Elle a estimé que, face à celle-ci, il fallait "avoir toujours l'approche d'une politique de l'offre, qui favorise l'investissement, l'appareil de production", et s'est dite persuadée que "les solutions ne passent pas par des manifestations mais par un dialogue international fort et par un dialogue social fort". Elle a proposé aux syndicats d'entamer des "délibérations sociales", moins formelle qu'une négociation, sur une nouvelle modernisation du marché du travail et sur la modernisation du paritarisme.
Interrogée sur le message qu'elle souhaite adresser à Nicolas Sarkozy, elle a jugé que "le plus important, c'est que le président fasse de la pédagogie".

"Consternée" par les manifestations
La présidente du Medef s'exprimait également, le matin même, dans La Tribune, où elle se disait notamment "consternée" par les images des manifestations de jeudi dernier: "je sais que tous les investisseurs qui pouvaient être en train de se demander s'ils iraient en France ou ailleurs donneront ce jour là dans leurs délibérations un point négatif à la France".
Laurence Parisot a également critiqué la décision de Barack Obama de limiter à 500.000 dollars (388.600 euros) par an le salaire des dirigeants d'établissements financiers recevant des aides de l'Etat fédéral américain. "C'est le risque que partent des hommes ou des femmes qui sont peut-être pour partie responsables du drame économique actuel. Mais qui sont aussi les plus compétents pour mettre en place les solutions".
Des propos qu'elle a ensuite tempérés en ouverture de l'assemblée générale, en estimant qu'"il n'est pas normal non plus que certains dirigeants qui ont eu une part de responsabilité dans le désastre actuel n'aient pas eux-même dit qu'ils renonçaient à leurs bonus". Une phrase qui visait prioritairement, selon elle, "des dirigeants de quelques établissements financiers américains".

Source: Challenges
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Le PDG du goupe PSA contesté en pleinne crise économique!

Aubry.jpgLe président de PSA Peugeot Citroën, Christian Streiff, serait contesté à la tête du groupe par une partie de la famille Peugeot et des cadres de l'entreprise, qui lui reprocheraient un manque de vision stratégique, selon La Tribune du jeudi 5 février.
"Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën suscite la fronde croissante d'une partie de la famille Peugeot, de ses cadres, voire des pouvoirs publics", écrit le quotidien économique. Un homme de terrain interrogé par le quotidien réclame ainsi davantage de rigueur rappelant avoir été habitué avec Jean-Martin Folz (le prédécesseur de Christian Streiff) "à des exposés précis, détaillés et chiffrés".
Certains membres de la famille Peugeot, qui détient 30,27% du capital et 44,87% du droit de vote, s'interrogeraient donc désormais sur le maintien de Christian Streiff à son poste.
Le constructeur automobile s'apprête à annoncer, à l'occasion de la publication de ses résultats le 11 février, un gel de certains projets d'investissements et le report du lancement de nouveaux modèles.
Le climat est aussi tendu du fait que le français rechigne à prendre des engagements sur l'emploi dans le cadre des discussions avec l'Etat sur le plan d'aide à l'industrie automobile.

Vers 10h45 (9h45 GMT), le titre Peugeot perdait 4,09%, à 13,37 euros, dans un marché en baisse de 1,15%.

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REGARDEZ - Barack Obama reconnaît avoir "foiré"!

Aubry.jpgLes soucis s'accumulent pour les membres de l'administration Obama. Après une affaire de financement de campagne qui a conduit Bill Richardson, appelé à devenir le secrétaire au Commerce, à jeter l'éponge début janvier , et les problèmes fiscaux du secrétaire au Trésor Timothy Geithner, c'est au tour du secrétaire à la Santé désigné Tom Daschle de renoncer à son poste. À 61 ans, l'ancien chef de la majorité démocrate au Sénat (entre 2001 et 2003) s'est fait épingler pour avoir "omis" de déclarer plus de 100.000 dollars de revenus, une somme relative à l'utilisation d'une voiture de fonction. Une belle ironie, car 20 ans plus tôt, le même Tom Daschle alors élu à la Chambre des représentants, prônait l'exemplarité des hommes politiques, se vantant même d'utiliser sa voiture personnelle pour tous ses déplacements ...

"Ce matin, Tom Daschle m'a demandé de renoncer à le nommer secrétaire à la Santé et aux Services sociaux. J'accepte cette décision avec tristesse et avec regret", a commenté Barack Obama dans un communiqué. Un peu plus tard, dans une interview sur CNN, le nouveau président a toutefois abandonné le langage châtié de la Maison-Blanche, déclarant simplement : "J'ai foiré. J'en prends la responsabilité et nous allons faire en sorte de régler le problème pour être sûrs que cela ne se reproduira pas." Il a reconnu qu'après avoir fait campagne sur le thème du changement, il ne pouvait donner l'impression d'appliquer "deux poids et deux mesures, pour les puissants d'un côté, et de l'autre, pour les gens ordinaires qui travaillent tous les jours et qui payent leurs impôts".

Peine perdue. Peu après, celle qui aurait dû devenir la contrôleuse du Budget, Nancy Killefer, a également annoncé son retrait. Elle aussi a dû faire face à des informations sur des impôts qu'elle n'aurait pas payés pour une employée de maison. Mauvais effet pour celle qui aurait dû veiller au bon fonctionnement des programmes fédéraux et combattre le gaspillage... Dans une lettre publiée elle aussi par la Maison-Blanche, Nancy Killefer a affirmé se rendre compte que, "dans le climat actuel", ses "problèmes personnels" avec le fisc pourraient être exploités "pour détourner l'attention" de la tâche à accomplir.

Aucun soupçon sur Barack Obama

Avant même son intronisation, Barack Obama a été éclaboussé par l'affaire "Blago" , du nom du gouverneur démocrate de l'Illinois, Rod Blagojevich, qui avait tenté de vendre aux enchères son siège de sénateur de l'Illinois laissé vacant. Les écoutes du FBI prouvent que le gouverneur a bien été en contact avec l'équipe Obama. Elles démontrent aussi que ces contacts n'ont pas abouti, puisque Blagojevich y traite Obama de "fils de p...", qui refuse de lui donner "quoi que ce soit d'autre que ses remerciements" en échange de la nomination au Sénat de sa candidate...

Enfin, sur un terrain moins politique, c'est un des demi-frères du président Obama qui a été sous les feux de la rampe. Samedi 31 janvier, George Obama a été arrêté au Kenya en possession de cannabis, et placé en détention. Dans ses mémoires, le nouveau président américain a décrit son demi-frère comme "une affaire douloureuse". George Obama fait partie des quelques proches du président américain qui n'a pas assisté à sa cérémonie d'investiture à Washington le 20 janvier.

 

 

L’ultimatum du pape à l’évêque négationniste

Aubry.jpgAprès deux semaines de polémique, Rome s’est finalement décidé hier à calmer les esprits en demandant à l’évêque intégriste Richard Williamson, qui niait l’existence de la Shoah, de retirer ses déclarations.
L’ultimatum de Benoît XVI n’est sans doute pas étranger à l’intervention de la chancelière allemande Angela Merkel, qui estimait mardi « insuffisantes » les prises de position du pape vis-à-vis du prélat négationniste anglais.

Changement de ton au Vatican : il demande désormais à Mgr Williamson de retirer « sans équivoque et publiquement » les propos tenus le 21 janvier à la télévision suédoise, condition sine qua non pour être admis à la fonction épiscopale dans l’Eglise catholique.
Outre cette exigence, Williamson et les trois autres évêques fondamentalistes de la Fraternité Saint-Pie X dont le pape a levé l’excommunication le 24 janvier devront clarifier leur position. Rome les somme en effet de reconnaître le concile Vatican II, socle de l’Eglise catholique moderne depuis plus de quarante ans (reconnaissance de la liberté religieuse, abandon de la messe en latin sans toutefois qu’elle soit interdite et de la doctrine attribuant aux juifs la responsabilité de la mort du Christ). Là encore, le Vatican en fait une condition préalable à la pleine réintégration de la Fraternité Saint-Pie X dans l’Eglise. Une exigence à laquelle le Saint-Siège avait pourtant renoncé en juin 2008, mais les remous récents l’ont contraint à ce revirement.
A Rome, en effet, personne n’a su anticiper la tempête mondiale déclenchée après l’interview de Richard Williamson. Le communiqué publié hier par le Vatican affirme que Benoît XVI n’était pas informé des orientations négationnistes de l’évêque britannique. Certains soutiennent également que la levée de l’excommunication des quatre ecclésiastiques aurait été recommandée au pape par le très conservateur cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, préfet de la congrégation pour le clergé.

« Le malaise se dissipe »
Des spécialistes des affaires vaticanes regrettent que Benoît XVI ne s’adapte pas au caractère hautement sensible que revêtent plusieurs aspects de sa charge. Un examen plus minutieux de la question aurait sans doute permis d’éviter la publication du décret au lendemain de l’interview contestée. La machine arrière du Vatican parviendra-t-elle pour autant à éteindre la polémique ? C’est ce qu’espère Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France. « Le malaise venu de ces déclarations négationnistes faites au moment même où Benoît XVI faisait un geste d’ouverture extraordinaire se dissipe, nous a-t-il déclaré hier soir. Certes, avec un temps qui a pu paraître long à certains, il a indiqué qu’il restait vigilant. »

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Journée mondial contre le cancer.

Aubry.jpgAlors qu'il est souvent considéré comme une maladie des pays riches, le cancer fait aujourd'hui plus de victimes dans les pays en développement que le sida, la tuberculose ou le paludisme. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer est après les maladies cardiovasculaires, la deuxième cause de mortalité dans les pays en développement, avec chaque année environ 7,6 millions de morts. C'est dans les pays pauvres qui représentent 82 % de la population du globe que la majorité des morts du cancer (67 %) est répertoriée. Mais en proportion, c'est dans les pays riches (18 % de la population mondiale) qu'il y a le plus de morts du cancer (33 %).

L'alerte est lancée par des experts internationaux à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Le Pr David  Kerr (université d'Oxford) co­fon­dateur d'AfrOX, une organisation aidant les pays africains à mettre en place des programmes de contrôle et de prévention du cancer tire la sonnette d'alarme : «Le taux de sur­vie dans ces pays est exceptionnellement bas.»

Même constat mardi lors d'une conférence de presse du Dr ­Joseph Saba, un ancien infectiologue d'Onu­sida, qui dirige la firme de consultants Axios. «Les prévisions internationales pour 2030 sont de 12 millions de morts par an du cancer. Les raisons sont multiples : le manque de sensibilisation des po­pulations, le manque d'infrastructures et de spécialistes, l'absence de programmes et de politique de lutte contre le cancer, le coût élevé des médicaments et des soins contre le cancer.» Les données fiables manquent aussi : alors que 97 % des cas sont répertoriés dans des registres aux États-Unis et 57 % en Europe, seuls 11 % des cas africains sont enregistrés. Or la mesure efficace de l'incidence, de la prévalence et de la mortalité par cancer est un prérequis indispensable pour connaître l'efficacité des quelques programmes pilotes existants.

Déjà, des progrès simples dans la lutte contre le cancer existent : ainsi dans plusieurs pays d'Afrique du Nord, un test au vinaigre (ou au Lugol, un réactif coloré) appliqué sur le col de l'utérus détecte immédiatement les lésions à risque (dysplasies) et une technique instantanée de destruction locale par le froid (cryothérapie) est appliquée, elle est efficace et peu coûteuse.

À Taïwan, depuis l'introduction de la vaccination contre l'hé­patite B en 1984 pour tous les nouveau-nés, l'incidence des cancers du foie dus à l'infection par le virus est passée de 0,5 cas pour 100 000 enfants nés entre 1974 et 1984 à moins d'un cas par million.

 

Unités pilotes

Autre initiative, celle du Pr Jean Lemerle qui a soigné les cancers d'enfants pendant 19 ans à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif). Il pré­side depuis 1999 le groupe franco-africain d'oncologie pédiatrique. Avec des mé­decins africains, son groupe a ins­tallé des unités pilotes en Algérie, en Tunisie, au Sénégal, au Ca­meroun, au Mali, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. On y soigne, avec des protocoles élaborés avec les médecins locaux, des lymphomes de Burkitt (tumeurs dues à des infections par le virus d'Epstein-Barr) et des cancers du rein. Plus de 1 500 enfants ont été traités sur place à ce jour. «Nous avons observé, après des débuts très difficiles, que le taux de guérison augmentait de près de 10 % chaque année.»

Citons enfin le Programme cancer de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui aide à former des radiothérapeutes et des physiciens et achète quelques machines de radio­thérapie par an.

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Eric Besson ne laissera pas faire les choses!

Aubry.jpgEric Besson a annoncé mercredi qu'il voulait "déclarer la guerre" aux réseaux d'immigration clandestine, et qu'il allait permettre aux préfets d'accorder des titres de séjour aux clandestins qui dénonceraient leurs passeurs.

"Je veux déclarer la guerre aux passeurs, je veux déclarer la guerre aux filières clandestines, je veux déclarer la guerre à celles et ceux qui exploitent la misère humaine", a lancé le ministre de l'Immigration, sur Europe-1.

M. Besson a déclaré qu'il voulait "absolument doter les préfets de nouveaux outils pour lutter contre les filières clandestines", et annoncé qu'il signerait symboliquement jeudi une circulaire donnant aux préfets "la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoires, et qui peuvent être ensuite renouvelés, aux clandestins victimes de filières clandestines, qui décideraient de coopérer avec la police, et donc, pour parler clairement, de dénoncer ces filières clandestines".

Evoquant une "vaste opération de démantèlement" d'un réseau mercredi matin, Eric Besson a estimé qu'"aujourd'hui il y a une recrudescence de ces filières clandestines d'immigration". "Ce sont des filières mafieuses, des filières criminelles", a-t-il insisté, évoquant un "business tristement mais hautement lucratif".

Onze personnes ont été interpellées mercredi matin en région parisienne dans le cadre d'une enquête sur une filière d'immigration clandestine asiatique, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Huit personnes soupçonnées d'avoir organisé l'arrivée de clandestins d'origine chinoise ont été placées en garde à vue par les enquêteurs de la Police aux frontières. Trois Asiatiques en situation irrégulière ont également été interpellés. Ces arrestations interviennent dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction.

"Je vous donne un ordre de grandeur, ils faisaient payer, ils font payer des ressortissants d'origine asiatique, 3.000 euros pour faire leur sale travail", a précisé Eric Besson.

Le ministre de l'immigration a par ailleurs déclaré qu'il avait un objectif de 27.000 reconduites à la frontière, "chiffres qui m'ont été donnés par le président de la République et par le Premier ministre la semaine dernière", a-t-il précisé.

Nouveau parti d'extrême gauche!

Aubry.jpgOlivier Besancenot a affirmé, jeudi 5 février, qu'il n'avait "aucun regret, que de l'enthousiasme", alors que la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) doit entériner sa dissolution ce jour. Il s'agit d'un dernier congrès de La Plaine-Saint-Denis avant la naissance du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). A la LCR, "on a une histoire, on en est extrêmement fiers, et moi je n'en rougis pas, sans mauvais jeu de mots", a déclaré le porte-parole de la LCR sur France-Inter, indiquant : "On a un héritage politique qu'on veut contribuer à apporter dans le cadre du Nouveau parti anticapitaliste".

"On n'est pas des 'losers'"

"Aujourd'hui ce n'est pas simplement une dissolution, c'est d'abord la veille de la construction d'un nouveau parti", a-t-il lancé. Le NPA a "pour but de changer d'échelle, c'est-à-dire d'assumer qu'on n'est pas condamnés dans la gauche radicale à être éternellement minoritaires". "On n'est pas des 'losers', on a envie que nos idées voient le jour", a ajouté Olivier Besancenot, mais pas "dans le système actuel", qu'il réfute. Les membres du NPA seront "des militants qui ont une autre histoire que la nôtre, qui peuvent venir de la culture libertaire, communiste, socialiste, écologiste" ou "qui ont un engagement syndical, associatif", a-t-il précisé.

Une suite à la journée de mobilisation
Par ailleurs, le leader de l'extrême-gauche a annoncé qu'il attendait de l'intervention radiotélévisée de Nicolas Sarkozy, jeudi soir, "sûrement des motivations supplémentaires à continuer le combat", et rejeté le besoin de pédagogie. "Il faut qu'il comprenne maintenant qu'on est un certain nombre dans ce pays à les connaître, ses réformes, et on n'en veut pas." "La manifestation du 29 janvier, qui a été un gros succès (...), ça marque pas simplement l'exaspération sociale par rapport à la crise économique, ça marque aussi une révolte profonde par rapport à la façon dont le gouvernement traite la crise économique", a-t-il ajouté, formulant le vœu qu'il y ait une suite à la journée du 29 janvier.

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