lundi, 10 novembre 2008

Le parquet antiterroriste enquête à la sncf

article_bussereau.jpgLa série noire continue à la SNCF. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a en effet annoncé, lundi 10 novembre sur Europe 1, qu'un TGV avait percuté des plaques de béton posée sur une voie dans la région de Narbonne (Aude), ce qui constituerait "apparemment un nouvel acte de malveillance".
Dimanche, il avait déjà souligné, sur RMC, l'augmentation du nombre des actes de malveillance visant le réseau ferroviaire: "j'ai demandé à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de faire en sorte que nos policiers, nos gendarmes sur le terrain aient un oeil particulièrement acéré sur la surveillance des voies ferrées".

"Nous nous posons la question"
La SNCF a confirmé cet incident: dimanche soir, vers 23h15, un TGV assurant la liaison Bruxelles-Paris-Perpignan a en effet percuté deux plaques de béton posées sur une voie, au niveau de la commune de Coursan (Aude). Le trafic a été interrompu pendant 70 minutes et des dégâts mineurs sur le TGV sont à déplorer, mais aucun blessé.
La compagnie a porté plainte. Samedi, elle s'était déjà interrogée sur la possibilité d'actes de sabotage qui auraient gravement perturbé le trafic voyageurs. "Nous nous posons la question", a ainsi déclaré le président de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy, interrogé sur la possibilité d'un sabotage organisé.
Saisi de ce dernier dossier, le parquet de Senlis (Oise) s'en est dessaisi, lundi matin, au profit du parquet antiterroriste de Paris, de même que le parquet d'Auxerre (Yonne). L'objectif: centraliser les procédures en cours.

160 trains perturbés samedi

Les faits sont les suivants: dans la nuit de vendredi à samedi, des tiges de fer à béton ont été fixées sur des caténaires dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, affectant les lignes à grande vitesse Nord, Est et Sud-Est après que ces fers eurent été percutées à 170 km/h par les trains-balais, chargés de vérifier la sécurité des voies avant l'ouverture au trafic commercial. Résultat: samedi, le trafic de quelque 160 TGV, Thalys et Eurostar a été perturbé jusqu'en milieu d'après midi, d'autant que la situation a été aggravée par la découverte du corps d'un homme déchiqueté sur l'axe Paris-Lille, entre Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) et Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). Le trafic est revenu à la normale dimanche matin.

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dimanche, 09 novembre 2008

Le premier ministre anglais en appel à Barack Hussein Obama

Tony Blair2.jpgLe représentant du Quartette pour le Proche-Orient estime que le processus de paix requiert "l'énergie, l'engagement et le dévouement du nouveau président des Etats-Unis d'Amerique, dès son premier jour".

Le représentant du Quartette pour le Proche-Orient, Tony Blair, a appelé dimanche 9 novembre le président élu américain Barack Obama à faire de la question palestinienne une priorité afin de faire aboutir le processus de paix dans la région.
Le processus de paix requiert "l'énergie, l'engagement et le dévouement du nouveau président américain, qui sont nécessaires dès le premier jour", a déclaré l'ancien Premier ministre britannique à la BBC.


Espoirs "immenses"
Evoquant les espoirs "immenses" suscités par la victoire du démocrate à l'élection présidentielle américaine, Tony Blair a dit avoir été "frappé" par le fait qu'Obama est une "personne très réfléchie et intelligente qui comprend qu'après l'euphorie... il y aura des choix et des décisions difficiles".
"Il est également quelqu'un qui a une véritable vision du rôle positif que l'Amérique peut jouer dans le monde et il est également tout a fait sensible au fait que les gens veulent que l'Amérique joue ce rôle", a ajouté Tony Blair.

La transition politique, une occasion à saisir
Le Proche-Orient connaît en ce moment une "période de transition", a-t-il souligné, avec non seulement l'élection d'un nouveau président aux Etats-Unis, mais également la démission du Premier ministre israélien Ehud Olmert.
"Il y a un socle sur lequel peuvent bâtir la nouvelle administration américaine et le nouveau Premier ministre israélien, avec les Palestiniens et nous-mêmes dans la communauté internationale", a estimé Tony Blair, s'exprimant à la suite d'une réunion du Quartette à Charm el-Cheikh, en Egypte.
Tony Blair a été nommé en juin 2007 à la tête du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) qui a élaboré la Feuille de route, un plan de règlement international du conflit palestinien prévoyant la création par étapes d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël.

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PSacademy, bientôt sur vos écrans!

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Vous êtes nostalgique des heures glorieuses de la Mitterrandie, vous maniez l’art de la petite phrase à la perfection, vous n’avez pas d’idées mais vous avez un égo surdimensionné ? Alors n’hésitez plus une seule seconde : vous aussi, postulez à la PS Academy !

Des militants contraints de jouer le rôle de figurants, des dirigeants qui poursuivent le rêve de devenir Premier secrétaire : il n’en fallait pas plus pour transformer le théâtre de la rue de Solférino, qui fait figure de cirque aux éléphants, en émission de télé-réalité ! La réalité, oui, mais bien loin de celle des Français …


PS Academy
envoyé par ps-academy

Ségolène, la madone qui s’est révélée aux Français comme la Chantal Goya de la politique, s’apprête à donner un énième récital. Madame Royal enfilera ainsi le costume du monsieur Loyal : ça promet !

La bataille s’annonce donc plus rude que jamais, les 13 candidats en lice s’échauffent déjà : bruits de couloirs, petites phrases, déclarations assassines, vous ne manquerez rien de cette première saison de la PS Academy.

Des motions en émotion, d’alliances en désunions, de mésententes en rapprochements, le Parti Socialiste - à défaut d’être pour tous “libéral” - est à coup sûr échangiste !

Pour terminer, nous vous rappelons que le pot de départ de François est fixé au 16 novembre, avec double ration de flamby pour tout le monde !

 

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http://www.psacademy.fr

samedi, 08 novembre 2008

Pécresse : «Nous doublons le nombre de bourses»

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Pour la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, les aides financières sont essentielles pour inciter à partir étudier à l'étranger.

LE FIGARO. - Comment expliquez-vous la baisse de la mobilité des étudiants français à l'étranger ?
Valérie PÉCRESSE. - J'y vois trois causes principales. La première est d'ordre psychologique. Souvent, les étudiants ne voient pas très bien ce que des études à l'étranger peuvent leur apporter dans leur cursus. Les universités doivent faire des efforts dans ce sens, en intégrant plus les stages ou les semestres à l'étranger dans la validation des diplômes. La deuxième barrière est celle de la langue. Car nos étudiants parlent trop peu les langues étrangères et en particulier l'anglais. En arrivant au ministère, j'ai constaté que l'anglais était absent de 75 % des premiers cycles d'université !Dans le cadre du plan Réussite en licence, j'ai augmenté la formation de 5 heures par semaine et par étudiant, en demandant que l'anglais soit intégré dans ces heures. La dernière barrière, et non des moindres, est d'ordre financier. Une bourse Erasmus représente en moyenne 150 euros par mois. C'est insuffisant pour décider un jeune à partir. C'est sur ce levier que j'ai décidé d'agir de manière conséquente.

Quelles sont les principales mesures ?
Tout d'abord, nous doublons à partir de cette rentrée le nombre de bénéficiaires des bourses françaises, dites de mobilité, qui vont passer de 15 000 à 30 000 étudiants éligibles. Sont concernés non seulement les étudiants boursiers sur critères sociaux ou bénéficiaires d'une aide d'urgence annuelle, mais aussi ceux dont les parents ne sont pas imposables, ce qui va notamment toucher les familles nombreuses. En outre, cette bourse va passer de 389 à 400 euros, entre 2 et 9 mensualités suivant la durée du séjour. Surtout, elle sera cumulable sur place avec la bourse sur critères sociaux. Enfin, la bourse pourra être également accordée en cas de stages non rémunérés à l'étranger dans le cadre des études.

Comment améliorer la mobilité au niveau européen ?
Je vais demander lors du Conseil européen éducation de novembre que tous les pays européens puissent envoyer leurs étudiants à l'étranger et faire de la mobilité une composante pleine et entière de la formation. C'est un objectif ambitieux puisque, actuellement, le taux de mobilité est de 3 % Par ailleurs, je travaille à signer des accords de reconnaissance des diplômes et à monter des diplômes conjoints avec les universités. Pour le moment, nous n'atteignons que dix accords de reconnaissance de diplôme. Il faut continuer, d'autant que les grandes écoles sont dans ce domaine en avance par rapport aux universités, ce qui accroît encore les inégalités.

Interview Le Figaro

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Une conférence de presse très attendue

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Trois jours après avoir été élu président des États-Unis, Barack Obama a promis hier de s'attaquer «de front» à la crise économique et dit espérer qu'un plan de secours complémentaire à hauteur de 100 milliards $US sera adopté à l'intention des contribuables américains avant son entrée en fonction, le 20 janvier prochain. À défaut, il s'est engagé à en faire sa toute première priorité dès son arrivée à la Maison-Blanche.

Obama.jpgM. Obama donnait hier à Chicago, devenue en quelque sorte capitale nationale officieuse depuis mardi soir, sa première conférence de presse depuis sa victoire électorale.

Conférence de presse à saveur surtout économique. Tels sont les défis qui l'attendent dans l'immédiat (les statistiques d'octobre indiquaient hier que le chômage avait bondi à 6,5%, son plus haut niveau depuis plus de 14 ans) et qui orienteront sans doute l'ensemble de sa présidence. Le nouveau président était accompagné de son vice-président, Joe Biden, et de grands noms du monde économique américain: Paul Volcker, ancien patron de la Réserve fédérale, Robert Rubin et Larry Summers, anciens secrétaires au Trésor sous Bill Clinton. «Nous avons besoin d'un plan de sauvetage pour la classe moyenne», a déclaré M. Obama. Pour autant, son message était hier chiche de nouvelles mesures. En contenu, sa conférence de presse était pour l'essentiel une répétition du discours électoral qu'il tient depuis deux mois.

«Nous sommes confrontés au plus grand défi de notre temps en matière économique. Nous allons devoir agir rapidement», a-t-il déclaré, afin de «diminuer la crise du crédit, aider les familles de travailleurs et rétablir la croissance et la prospérité».

Le plan de secours pour lequel il milite est porté au Congrès par la majorité démocrate, mais fait l'objet d'objections de la part de l'administration Bush. Le plan prévoit le lancement de travaux publics à des fins de création d'emplois, une extension d'urgence de l'assurance-chômage et une aide financière à l'intention des États qui peinent à financer leurs politiques sociales, notamment en santé. M. Obama a réitéré qu'il faudra absolument aider l'industrie automobile américaine, qui est au bord du gouffre, à «s'adapter à la chute de la demande». Le Congrès a approuvé début septembre une enveloppe de 25 milliards de prêts à taux réduits pour que l'industrie américaine produise des modèles moins gourmands en carburant et plus écologiques.

Dans un deuxième temps, a promis le président élu, un plan additionnel de secours de plus de 100 milliards devrait inclure dès le début de 2009 des baisses de taxes pour les familles dont les revenus sont modestes ou modérés.

Contrairement à ce que certains espéraient, M. Obama n'a pas annoncé, hier, le nom très attendu du prochain secrétaire au Trésor. «Il n'y a aucun doute que les gens veulent savoir de qui notre équipe sera composée, a-t-il déclaré en conférence de presse. Je veux agir de façon réfléchie et rapide, mais je veux insister sur la réflexion autant que sur la rapidité.» Des nominations sont attendues d'ici la fête de la Thanksgiving, le 27 novembre prochain.

Reste que jamais, de mémoire de correspondant politique américain, un président élu ne s'est montré aussi pressé d'assumer les fonctions présidentielles, sans attendre l'investiture du 20 janvier. Le président élu s'est entretenu dès jeudi, par téléphone, avec les dirigeants de neuf pays -- Allemagne, France, Grande-Bretagne, Israël, Japon, Mexique, Corée du Sud, Canada et Australie --, signalant au moins symboliquement qu'il s'employait à prendre des mains du président Bush ses responsabilités en matière de politique étrangère. La crise financière et la réforme du système financier, la guerre en Afghanistan, la réchauffement climatique et les dossiers nucléaires iranien et nord-coréen ont apparemment dominé les conversations.

Lundi, à la Maison-Blanche, il sera l'invité, en compagnie de sa femme Michelle, du président George W. Bush et de son épouse Laura, question de projeter, en apparence, une image de saine collaboration bipartisane en ces temps de crise. M. Obama a dit s'attendre «à des discussions substantielles avec M. Bush, une fois que nous aurons fait le tour du propriétaire».

Le cabinet
Des indices commencent à affleurer, qui donnent une idée du cabinet dont il veut s'entourer. «Un groupe de personnes unies dans un projet commun mais diversifiées dans leurs points de vue», a résumé Robert Wexler, un élu démocrate de la Floride. Obama a nommé jeudi au poste hautement stratégique de directeur de cabinet le représentant de l'Illinois Rahm Emmanuel, vétéran de l'époque de Bill Clinton, un homme de 49 ans surnommé Rahmbo pour son mordant et sa ténacité, considéré comme l'architecte de la majorité démocrate retrouvée aux législatives de 2006.

Avant sa conférence de presse, M. Obama avait réuni hier matin son nouveau comité ad hoc d'experts économiques. Plusieurs de ses membres -- Summers, Volcker, Rubin et le milliardaire Warren Buffett -- sont des candidats pressentis par les médias à la fonction de secrétaire au Trésor, poste décisif qui devra superviser la mise en oeuvre du plan de sauvetage financier de 700 milliards adopté en octobre par le Congrès. Un autre candidat est Timothy Geithner, président de la Réserve fédérale de New York.

Au poste de secrétaire à la Défense, la rumeur insiste sur la candidature de son titulaire actuel, Robert Gates, nommé par M. Bush au début de son second mandat. Le signe, disent certains observateurs, que M. Obama a, dans ce domaine, un souci de continuité. Le sénateur John Kerry voudrait devenir secrétaire d'État. Une autre rumeur place à la tête de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) Robert F. Kennedy, avocat et lobbyiste au Natural Resources Defense Council, la plus importante organisation environnementale aux États-Unis. Une autre candidature inspirante est celle de Lisa Renstrom, ancienne présidente du Sierra Club.

M. Obama a en revanche décliné l'invitation qui lui a été faite par M. Bush de participer au sommet international d'urgence sur la crise économique qui se tiendra samedi prochain à Washington en présence des membres du G20. «Nous n'avons qu'un seul président à la fois. Je veux faire en sorte que nous adressions au monde le bon message: je ne suis pas le président. Je ne le serai pas avant le 20 janvier.»

Pas plus qu'il n'habite déjà à la Maison-Blanche. En conférence de presse, M. Obama n'a pu échapper à une question bébête sur la tradition qui veut que les présidents américains aient presque toujours eu des chiens pendant leur séjour à Washington. Oui, la famille Obama en aura un, comme il l'a promis à ses deux filles. Sa préférence, a-t-il dit, serait de prendre un chien de refuge qui soit croisé... «comme moi».

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mercredi, 05 novembre 2008

Récidives potentielles des criminels, dispositif renforcé

Publication de la loi sur la rétention de sûreté, nouveau projet pour renforcer la surveillance des récidivistes potentiels : la garde des Sceaux maintient la ligne contre les criminels dit "dangereux".

Dati.jpgLa ministre a fait coïncider mercredi la parution au journal officiel des décrets et arrêté mettant en oeuvre la loi du 25 février 2008 sur la rétention de sûreté, avec la présentation en Conseil des ministres d'un projet de loi qui la complète, visant dès l'année prochaine de rares récidivistes potentiels.

La loi du 25 février prévoit que les personnes condamnées à 15 ans de prison ou plus, auteurs d'assassinat, meurtre, torture, viol, acte de barbarie, séquestration ou enlèvement, pourront être retenues dans des centres fermés à la toute fin de leur peine, si la cour d'assises l'a prévu et si elles sont considérées dangereuses par un panel d'experts.

La rétention de sûreté "s'applique aux personnes dont la dangerosité est telle qu'un contrôle même renforcé n'est pas suffisant. Elle consiste à placer ces détenus en centre socio-médico-judiciaire de sûreté, afin de leur assurer une prise en charge médicale, sociale et psychologique", explique Rachida Dati.

 

A l'heure actuelle, il existe la surveillance judiciaire, instaurée par la loi du 12 décembre 2005, qui peut s'appliquer au criminel sortant de prison avant d'avoir purgé la totalité de sa condamnation, grâce aux remises de peine.

Cette mesure peut s'accompagner d'un placement sous bracelet électronique mobile et/ou être assortie d'une obligation de soins par exemple, mais elle prend fin à l'expiration de la totalité de la peine prononcée.

Vient ensuite la "surveillance de sûreté", décidée donc à l'expiration de la totalité de la peine, et prolongeant les obligations de la surveillance judiciaire.

Si la personne ne les respecte pas, elle pourra alors être placée dans l'unique centre de rétention existant aujourd'hui, celui de Fresnes (Val-de-Marne) où la Chancelière doit se rendre jeudi. Cela concerne potentiellement en 2009 un maximum de 10 personnes, selon elle.

Le projet présenté mercredi renforce ce dispositif en corrigeant une de ses aberrations : une personne renvoyée en prison parce qu'elle ne respectait pas sa surveillance judiciaire ne pouvait pas être ensuite placée en surveillance de sûreté.

Surtout, le projet prévoit une modulation des conditions de la surveillance de sûreté, en fonction du comportement.

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Le Président de la Rpublique félicite OBAMA !

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Le Président français a félicité mercredi Barack Obama pour sa "victoire brillante" à l'élection présidentielle américaine, dans une lettre au président élu des Etats-Unis, rendue publique par l'Elysée.

"Recevez mes félicitations les plus chaleureuses, et à travers moi, celles du peuple français tout entier. Votre victoire brillante récompense un engagement inlassable au service du peuple américain. Elle couronne également une campagne exceptionnelle, dont le souffle et l'élévation ont prouvé au monde entier la vitalité de la démocratie américaine, en même temps qu'ils le tenaient en haleine", écrit le chef de l'Etat.

"En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain. Alors que le monde est dans la tourmente et qu'il doute, le peuple américain, fidèle à ses valeurs qui font depuis toujours l'identité même de l'Amérique, a exprimé avec force sa foi dans le progrès et dans l'avenir", juge-t-il.

"Ce message du peuple américain résonne bien au-delà de vos frontières. Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d'immenses défis, votre élection soulève en France, en Europe et au-delà dans le monde un immense espoir. Celui d'une Amérique ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie, avec ses partenaires, par la force de l'exemple et l'adhésion à ses principes", affirme l'ancien Président de l'UMP.

"La France et l'Europe, qui sont unies depuis toujours aux Etats-Unis par les liens de l'histoire, des valeurs et de l'amitié, y puiseront une énergie nouvelle pour travailler avec l'Amérique à préserver la paix et la prospérité du monde. Soyez assuré que vous pourrez compter sur la France et sur mon soutien personnel", ajoute-t-il.

sarko obama.jpgSans prendre explicitement parti, Nicolas Sarkozy n'avait pas caché sa préférence pour le candidat démocrate, lors de la visite de Barack Obama en France en juillet dernier.

"Si c'est lui (qui accède à la Maison blanche, ndlr), la France sera très heureuse. Si c'est un autre, la France sera l'amie des Etats-Unis d'Amérique", avait lancé le président français lors d'une conférence de presse à l'Elysée, affichant ses "grandes convergences de vues" et faisant assaut d'amabilités avec son hôte.

Si Barack Obama avait réservé le temps fort de sa tournée européenne de l'été à Berlin, il n'avait toutefois pas été en reste en matière d'hommage.

"Ce qui m'inspire, c'est l'énergie du président" Sarkozy, avait lancé le candidat noir, vantant "un président toujours en mouvement".

Les deux hommes s'étaient rencontrés pour la première fois en 2006, au Congrès à Washington.

En mars 2008, M. Sarkozy avait sobrement reçu à l'Elysée le candidat républicain John McCain et dans une quasi-indifférence médiatique, loin de l'"obamania" française.

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Une belle victoire pour les Etats-Unis d'Amérique !

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Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, aussitôt saluée à travers le monde, dans des messages où revenaient souvent les termes de "changement" et d'"espoir", les mots clés de la campagne du candidat démocrate.

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que la "victoire brillante" de M. Obama soulevait "un immense espoir", adressant dans une lettre au président élu américain ses "félicitations les plus chaleureuses".

"En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain", a estimé M. Sarkozy.

"Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d'immenses défis, votre élection soulève en France, en Europe et au-delà dans le monde un immense espoir. Celui d'une Amérique ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie, avec ses partenaires, par la force de l'exemple et l'adhésion à ses principes", a affirmé le président français.

"La France et l'Europe, qui sont unies depuis toujours aux Etats-Unis par les liens de l'histoire, des valeurs et de l'amitié, y puiseront une énergie nouvelle pour travailler avec l'Amérique à préserver la paix et la prospérité du monde", a ajouté M. Sarkozy.

Au nom de la présidence française de l'Union européenne, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a fait l'éloge de M. Obama. "La France, l'Europe, la communauté internationale ont besoin de son dynamisme, de son refus des injustices et de sa volonté d'aller de l'avant pour bâtir un monde plus stable, plus sûr et plus juste", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a salué "les valeurs progressistes" de M. Obama et "sa vision pour l'avenir", et la chancelière allemande Angela Merkel l'a félicité pour sa victoire "historique".

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé que le moment était venu "d'un engagement renouvelé entre l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique".

"Nous avons besoin d'un 'new deal' pour un nouveau monde. J'espère sincèrement que sous la direction du président Obama, les Etats-Unis joindront leurs forces à l'Europe pour mener à ce 'new deal', pour le bénéfice de nos sociétés et du monde entier", a déclaré M. Barroso.

Les relations entre Israël et les Etats-Unis sont promises à "un bel avenir" après la victoire de M. Obama, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères Yigal Palmor.

Félicitant lui aussi M. Obama, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l'a appelé à "accélérer les efforts déployés en vue de parvenir à la paix" au Proche-Orient.

Pour sa part, le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a appelé le président élu à "tirer la leçon des erreurs" des précédentes administrations américaines envers le monde arabo-musulman, et "notamment celle de (George W.) Bush".

Le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, a réagi avec réserve à l'élection de M. Obama. "Nous respectons le choix des Américains", a-t-il déclaré à l'AFP. "Nous ne pensons pas qu'il y aura un brusque changement politique, et il n'y aura pas un désengagement rapide américain d'Irak, car une affaire importante se joue ici", a-t-il dit.

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M. Obama a annoncé pendant sa campagne qu'il entendait retirer la plus grande partie des troupes américaines d'Irak seize mois après son entrée en fonctions.

En Afghanistan, le président Hamid Karzai a estimé que l'élection de M. Obama avait "fait entrer le peuple américain, et avec lui le reste du monde, dans une ère nouvelle".

Au Kenya, pays dont le père du président élu américain était originaire, le président Mwai Kibaki a décrété jeudi journée fériée "afin de permettre aux Kényans de célébrer l'exploit historique" de Barack Obama. Kogelo, le village de la grand-mère paternelle de M. Obama dans l'ouest du Kenya, a accueilli dans la liesse l'élection du sénateur de l'Illinois.

L'Afrique "est fière de vos résultats, et attend avec intérêt de fructueuses relations de travail", a déclaré le président sud-africain Kgalema Motlanthe à M. Obama dans un message. "Cette victoire porte en elle l'espoir pour des millions de vos compatriotes et pour des millions de personnes d'origine africaine", a-t-il ajouté.

Le Soudan, classé sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme, a exprimé l'espoir que la victoire de M. Obama introduirait "un changement réel" dans les relations entre les deux pays.

En Asie, le président chinois Hu Jintao a félicité M. Obama et, évoquant une "nouvelle période historique", a dit vouloir élever les relations entre la Chine et les Etats-Unis à "un nouveau niveau".

Le Premier ministre japonais Taro Aso, la présidente des Philippines Gloria Arroyo et le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono ont salué l'élection de M. Obama.

Le Premier ministre australien Kevin Rudd a estimé que M. Obama avait concrétisé "le rêve" de Martin Luther King "d'une Amérique où hommes et femmes seraient jugés non pas sur la couleur de leur peau mais sur leur personnalité".

Le Mexique et la Colombie ont aussi salué l'élection de M. Obama.

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INFO: Election présidentielle américaine

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Au nombre d’une dizaine, le résultat de ces Etats-clefs est déterminant : le nombre de grands électeurs qui sera de ce fait attribué à l’un ou l’autre des candidats fera basculer l’Etat concerné dans l’escarcelle de l’un ou l’autre. D’ores et déjà les 21 voix de la Pennsylvanie et les 20 de l’Ohio semblent promises à Obama.

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Premier Etat dont le résultat devait se révéler déterminant dans la répartition des grands électeurs dans un camp ou dans l’autre : la Pennsylvanie.
Selon les projections des chaînes de télévision américaines, les 21 grands électeurs de cet Etat qui n’a pas voté républicain depuis 1988, devraient échoir à Barak Obama, ce qui conforte très sérieusement ses chances de devenir le futur élu des américains.

En ce qui concerne l’Ohio (20 voix) et la Virginie (13 voix), les résultats partiels sont restés longtemps trop serrés pour que les médias américains n’osent se prononcer... Toutefois la chaîne Fox News, fameuse pour son soutien affiché au camp républicain, a été la première à attribuer le bénéfice des 20 voix de l’Ohio au candidat démocrate.

Le cas de la Géorgie a été plus vite tranché : les 15 voix des grands électeurs de cet Etat sont semblent-ils acquises au républicain McCain. En 2004, les républicains avaient déjà remporté la victoire dans cet Etat mais le parti démocrate espérait l’emporter en tablant sur la mobilisation supérieure des électeurs afro-américains.

Convoité par le camp démocrate, le Nouveau-Mexique est en effet considéré pour acquis à Barak Obama qui trouve là 5 voix supplémentaires de grands électeurs. Cet Etat s’était pourtant livré à George W. Bush en 2004.

 

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mardi, 04 novembre 2008

Quel changement pour les Etats-Unis d'Amérique?

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Rarement une élection présidentielle américaine aura suscité tant d'intérêt. Il faut sans doute remonter au duel Kennedy-Nixon de novembre 1959 pour trouver un tel engouement. L'une des causes de celui-ci est inchangée, malgré le demi-siècle écoulé. Aujourd'hui comme hier, l'un des deux candidats est jeune et doué d'un charisme personnel exceptionnel. Mais, avec Barack Obama, il y a une dimension supplémentaire par rapport au vent de fraîcheur que John Kennedy apportait après huit années de mandat du vieux général Eisenhower. Obama, c'est le monde de demain, la civilisation métisse récemment décrite par Jean-Claude Guillebaud. Son élection ne serait donc pas seulement un changement de génération et un virage politique par rapport aux calamiteuses années Bush, ce serait, du seul fait de ses origines et de la couleur de sa peau, une rupture radicale dans les traditions de l'Amérique et même du modèle occidental. Tout ce que l'Amérique compte de fanatiques du Ku Klux Klan et autres racistes et cinglés des armes à feu ne s'y trompe d'ailleurs pas et commence à rêver d'ajouter Obama à son tableau de chasse, où figurent déjà Lincoln (lui aussi parlementaire de l'Illinois), Martin Luther King et des milliers d'anonymes.

La crise économique et financière constitue évidemment un terrible boulet pour tout candidat républicain qui doit assumer le bilan de son prédécesseur ainsi que l'héritage d'une doctrine libérale en état de catalepsie.
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En France, on ne manquerait pas de ressortir la vieille plaisanterie selon laquelle, dans de telles circonstances, une chèvre avec une étiquette démocrate serait élue. Et, pourtant, de nombreux observateurs qualifiés de la vie politique américaine estiment encore, à la veille de l'élection, que rien n'est joué. Car trois incertitudes demeurent.

La première est « l'effet Bradley », du nom du candidat noir au poste de gouverneur de Californie en 1982 qui fut battu par un Blanc alors que obama_mccain1.jpgles sondages lui donnaient une large avance. De même, à Chicago l'année suivante puis à New York en 1989, il y eut 10 points d'écart entre les sondages et le résultat des votes en faveur du candidat noir à la mairie. Il n'est pas sûr, donc, que les 6 à 8 points d'avance d'Obama dans les sondages constituent une marge suffisante. La deuxième incertitude tient à l'influence du vote religieux : entre l'invraisemblable inexpérience de Sarah Palin et son discours ultrareligieux, lequel des deux facteurs l'emportera ? Il est difficile de le dire. Enfin, la loi électorale et sa fameuse règle « winner-take-all » qui veut que, dans chaque Etat, le vainqueur emporte les voix de tous les « grands électeurs », est aujourd'hui comme hier une forte source d'imprévisibilité. Cette règle, comme on l'a vu en 2000 entre Bush et Gore en Floride, peut faire dépendre le résultat final d'un duel serré dans tel ou tel Etat particulier.

 

NOTA:La grande soirée résultats présidentielle Américaine Jeunes Populaires, ce soir a partir de 22h00 au palais "M" à paris.

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