lundi, 02 février 2009

Bug général sur Google.

Entre 14h30 et 15h25 samedi, le moteur de recherche pointait du doigt l'ensemble des sites Web comme dangereux. Google explique ce bug par une erreur humaine interne.

Aubry.jpg"Ce site pourrait endommager votre ordinateur". L'ensemble des résultats de recherche proposés par Google étaient accompagnés de ce message entre 14h30 et 15h25 ce samedi 31 janvier 2009. Une alerte publiée en théorie pour les seuls sites susceptibles de représenter une menace de sécurité pour l'internaute. Et ironie du sort, même le site de Google était affublé de la sorte. Le bug s'est limité au moteur de recherche principal, et ne concernait pas le moteur d'actualités.

Quelques minutes après la résolution du problème, Marissa Mayer, vide-présidente de Google, a publié une note sur son blog expliquant l'incident par une erreur humaine tout en incriminant StopBadware.org : un fournisseur de listes de sites dangereux avec lequel le groupe travaille. 30 minutes plus tard, StopBadware.org dénonçait cette mise en cause. Une heure après, Google publiait un mea culpa, reconnaissant être seul responsable.

Il semble en effet que StopBadware.org ne soit pas à l'origine de l'incident. Explication : Google parcours en permanence le Web par le biais d'agents intelligents pour repérer les sites dangereux, que ce soient les sites de phishing ou les malware – générant l'installation de codes malicieux sur le poste de l'internaute. C'est à partir des données issues de cette opération que Google génère ses alertes de sécurité. Ces informations sont ensuite reprises par StopBadware.org qui les exploite pour publier des rapports d'analyse ciblant les directeurs techniques, pour les aider à nettoyer leur site par exemple.

L'erreur aurait eu lieu lors de la mise à jour de cette liste de sites jugés dangereux dans les bases de Google. Les adresses Internet en question auraient été décochées par erreur, et la fonction d'alerte cochée par mégarde pour l'ensemble des URL du moteur de recherche.

Suite à ce mauvais paramétrage, le bug aurait commencé à apparaître entre 14h27 et 14h40. Dans la foulée de sa résolution, il aurait disparu entre 15h10 et 15h25. "C'était clairement une erreur de notre part, et nous sommes désolés pour la gêne occasionnée pour les utilisateurs", a donc reconnu Google, en promettant de tout mettre en œuvre pour qu'un tel problème ne se reproduise pas, notamment par la mise en place de nouveaux points de contrôle. La société a de plus indiqué qu'une enquête plus approfondie était en cours.

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mardi, 23 décembre 2008

L'Afghanistan une priorité militaire pour Obama

président 44.jpg

Dans moins d'un mois, lorsque Barack Obama prononcera son discours d'investiture, l'Afghanistan y figurera en bonne place. Le nouveau président des États-Unis, qui effectue une transition exemplaire, prépare soigneusement le terrain.

Contrairement à George W. Bush, qui s'était égaré en Irak, le prochain président des États-Unis est convaincu que la menace principale provient de la résurgence d'al-Qaida et des talibans en Afghanistan et au Pakistan. Sa priorité est donc de dégager les États-Unis d'Irak afin de mieux combattre en Afghanistan. Avec la lutte contre la crise financière, ce sera l'autre pilier de sa présidence.

Depuis l'élection, Barack Obama a jeté les fondations de son action future. Il a tout d'abord conservé à son poste le secrétaire à la Défense, Robert Gates, et a nommé à la tête du Conseil de sécurité nationale le général James Jones, ancien commandant en chef des forces de l'Otan. Ainsi entouré, il vient de faire savoir qu'il va doubler les effectifs américains en Afghanistan.

Vingt à trente mille soldats supplémentaires, dont une partie viendra d'Irak, seront déployés pour combattre les talibans, d'ici à l'été prochain, a indiqué ce week-end le chef d'état-major interarmes américain, l'amiral Michael Mullen.

Trente mille hommes, c'est le même nombre de combattants que les renforts envoyés en Irak au début 2007, au moment où la guerre y paraissait perdue à tout jamais. Robert Gates, au Pentagone, et le général David Petraeus, à la tête des forces américaines sur le terrain, furent les artisans du «sursaut» en Irak, mené conjointement à des négociations avec les rebelles sunnites. Obama attend d'eux les mêmes résultats en Afghanistan.

Mais le président élu sait que ses renforts ne suffiront pas dans un pays plus étendu, plus peuplé et plus accidenté que l'Irak, où il a fallu déployer plus de 150 000 soldats américains. Obama va donc demander à ses alliés de consentir un effort équivalent à celui qu'il demande à ses concitoyens.

L'annonce d'un renforcement considérable du contingent américain est le signe que les exigences de Washington vont vite se faire très pressantes sur la France comme sur la Grande-Bretagne, les deux principales armées européennes.

Français et Britanniques connaissent parfaitement les intentions du prochain président américain puisqu'il les a présentées publiquement pendant la campagne électorale. Mais personne ne va se porter volontaire, tant la situation afghane est militairement et politiquement inextricable. La crise financière mondiale, avec ses inévitables conséquences budgétaires, rend toute décision encore plus délicate.

Pour être convaincant et enclencher une dynamique positive, Barack Obama va devoir puiser dans l'énorme capital politique dont il dispose. Au-delà des effectifs, c'est d'une stratégie crédible dont il a besoin. Militairement et politiquement, il ne lui reste qu'un mois pour tracer le chemin afin que chacun puisse voir la lumière au bout du tunnel afghan.

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Nota: Pensons à nos soldats engagé aux quatres coins du globe. Eux qui défendent la démocratie, la paix ainsi que les couleurs et valeurs de notre pays en cette période de fête!

dimanche, 21 décembre 2008

Chatel dénonce "l'intoxication" du PS sur le travail dominical

A l'Assemblée, le débat sur la proposition de loi sur le travail dominical, une promesse de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, a été reporté au plus tôt à la mi-janvier après une séance houleuse mercredi.

Le texte qui divise la majorité et rencontre l'opposition acharnée de la gauche est le fruit d'un compromis arraché en début de semaine par le chef de l'Etat qui a une nouvelle fois reçu les députés UMP récalcitrants à l'Elysée.

Les députés reprendront l'examen dans la deuxième quinzaine de janvier du texte "tel qu'il a été arbitré" entre le gouvernement, le groupe UMP et le président de la République, a déclaré Luc Chatel sur Europe 1. "C'est un texte équilibré."

"C'est une loi qui va permettre d'assouplir la législation actuelle qui est absolument ubuesque, absurde, où (dans les zones touristiques, les magasins) sur un trottoir sont ouverts mais pas sur celui d'en face", a ajouté le secrétaire d'Etat.

"Contrairement à l'intoxication que j'entends notamment dans les tracts du Parti socialiste, il n'y a pas de généralisation du travail le dimanche", a-t-il assuré.

La proposition de loi, maintes fois remaniée pour tenir compte des réticences d'une soixantaine de parlementaires UMP, "prend en compte la volonté des salariés qui demandent cette nouvelle liberté (...) et prend en compte le fait qu'on ne va pas imposer aux Français de travailler tous les dimanches partout en France", a fait valoir le porte-parole du gouvernement.

"La majorité est fière d'avoir réformé depuis 18 mois le pays comme nous l'avons fait", a-t-il dit, relativisant le retard pris par le texte à l'Assemblée, qui ne serait dû, selon lui, qu'à "l'obstruction totale" de l'opposition.

Il a rappelé que 71 lois avaient été adoptées depuis le début de la législature grâce à la majorité. "A la rentrée, elle aura récupéré l'énergie nécessaire" pour débattre du travail le dimanche, a-t-il prédit.

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samedi, 20 décembre 2008

le président de la République a demandé à Besson de rejoindre l'UMP

Aubry.jpgIl était un des symbole du gouvernement d’ouverture. Il pourrait aller encore plus loin. Eric Besson, ancien socialiste, devenu secrétaire d’Etat à la prospective, pourrait rejoindre les rangs de l’UMP, « sans doute au poste de secrétaire général adjoint », explique Le Monde. Un poste-clé, donc, alors même qu’il n’a pas sa carte à l’UMP. Ce serait une première, puisque cette fonction est traditionnellement dévolue à des membres UMP de longue date.

En outre, les proches d’Eric Besson, regroupés au sein des  "Progressistes", devraient «entrer dans la future Confédération de la majorité», explique Le Monde. Cette nouvelle structure regrouperait les partis alliés ou associés de l'UMP, et serait présidée par Jean-Claude Gaudin.

En récompense de cette loyauté, l’actuel secrétaire d’Etat à la Prospective obtiendrait une promotion au sein du gouvernement. Eric Besson pourrait ainsi remplacer, au ministère de l'Immigration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux. Celui-ci est en effet appelé à succéder à Xavier Bertrand au ministère du travail et des affaires sociales.

"Nicolas Sarkozy veut en faire une lame de l'UMP", confie un membre de l'équipe dirigeante. Eric Besson s'avoue lui "sans état d'âme". "J'assume totalement le fait d'être partie prenante de la majorité. J'ai voté Nicolas Sarkozy au premier et au second tour. Il a fait bouger les lignes politiques, il n'est pas prisonnier de dogmes", explique-t-il au Monde . Aujourd'hui, j'estime que les réformateurs se trouvent à l'UMP et les conservateurs au PS. Je considère que Nicolas Sarkozy est celui qui incarne le mieux le blairisme."

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Le Ministre de la Relance Economique,Patrick Devedjian, viserait 150 000 créations d'emploi.

Aubry.jpgÀ peine le plan de relance de 26 milliards a-t-il été présenté, vendredi, en Conseil des ministres que le débat sur la nécessité d'une nouvelle salve au printemps est engagé. « Aujourd'hui, rien ne permet de penser techniquement qu'il faudra d'autres mesures mais, s'il le fallait, d'autres mesures seraient prises, bien entendu », a déclaré Claude Guéant, le secrétaire général de l'Élysée, vendredi sur France 2. « S'il faut faire plus, il faudra faire plus », a ajouté la ministre de l'Économie Christine Lagarde, tout en annonçant que six pays européens préparaient un second tir de relance. Mais Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, faisait entendre une autre musique : « Si on préparait aujourd'hui un plan B, cela voudrait dire qu'on ne croit pas vraiment à la mise en œuvre de ce plan-ci .»

En attendant, pour le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, les 26 milliards mis sur la table devraient permettre « de créer 150 000 emplois en 2009 et avoir 100 milliards d'impact économique en deux ans. Quand l'État engage un euro, il veut entraîner trois euros. » Il y a deux semaines exactement, dans un entretien au Figaro, Christine Lagarde ne tablait que sur « 80 000 à 110 000 emplois » créés par le même plan… Claude Guéant n'en espérait encore que 100 000 vendredi matin !

Et alors que Bercy estimait jusqu'à présent que le plan doperait le PIB de 0,8 %, Éric Woerth, le ministre du Budget a parlé vendredi d'un impact « de l'ordre de 1 % de croissance ».

Aide à l'embauche validée

Une telle confiance semble incompatible avec le tableau économique dressé par l'Insee jeudi. L'institut table, pour les six prochains mois, sur 214 000 suppressions d'emploi et sur une chute du PIB, rendant quasiment inévitable une croissance négative sur l'ensemble de 2009. Mais Christine Lagarde se justifie : « L'Insee a pris partiellement en compte l'effet de ces mesures [du plan de relance] et très peu les plans présentés par les autres pays européens et ceux qui viennent ». Bercy conserve donc sa prévision, datant de novembre, d'une croissance de 0,2 % à 0,5 % en 2009. Tout en laissant la porte ouverte : « Il y a tellement d'incertitudes qu'il ne faut pas se précipiter dans les révisions », a précisé Éric Woerth. Tout cela incite en tout cas à prendre avec des pincettes la prévision de Bercy d'un déficit public ramené à environ 1,1 % du PIB en 2012, après un pic à 3,9 % l'an prochain. Le 4 décembre, lors de l'annonce de la relance, le chiffre était d'ailleurs de 1 %.

Une chose est certaine en revanche : pour financer le plan de relance, la France va émettre 145 milliards d'euros de dettes à moyen et long termes en 2009, soit 10 milliards de plus que prévu en septembre. Seule consolation, particuliers et entreprises profiteront vite du plan. Le décret instaurant l'aide à l'embauche dans les entreprises de moins de dix salariés est passé vendredi en Conseil des ministres et sera publié bientôt.

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Affaire Julien Dray

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Des perquisitions ont eu lieu vendredi matin au domicile du député PS Julien Dray ainsi qu'au siège de deux associations, les Parrains de SOS-Racisme et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl). Les enquêteurs ont agi dans le cadre d'une enquête préliminaire ordonnée par le parquet de Paris le 10 décembre sur des "détournements apparemment à des fins personnelles" aux dépens de l'association et de la Fidl. Ils auraient constaté des mouvements de fonds suspects depuis janvier 2006 sur les comptes des deux associations, révèle lemonde.fr . Selon l'avocat de Julien Dray, Me Léon-Lef Forster, le député de l'Essonne "n'a opposé aucune résistance à cette opération de police dans la mesure où il n'a absolument rien à se reprocher".

En outre, le bureau de Julien Dray à l'Assemblée nationale a aussi été perquisitionné vendredi, a-t-on appris samedi auprès de l'avocat du député. Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) a donné aux enquêteurs l'autorisation de perquisitionner, a ajouté Me Léon-Lef Forster, confirmant une information du Monde . Il a précisé que Julien Dray avait émis une "protestation de principe" car il "considère que c'est une atteinte lourde aux principes fondamentaux".

Les policiers de la brigade financière auraient été saisis après un signalement de la cellule Tracfin, organisme de lutte contre le blanchiment qui dépend du ministère des Finances. Selon les policiers, les virements suspects au préjudice de la Fidl et des Parrains de SOS-Racisme s'élèvent à 351.027 euros. La procédure viserait également deux autres personnes de SOS-Racisme, mandataires sur le compte ouvert au Crédit coopératif par la Fidl, Nathalie Fortis, attachée de presse de l'association, et Thomas Persuy, directeur administratif et financier, dont le domicile a également été perquisitionné.

Des particuliers auraient versé des sommes à Dray

Selon les premiers éléments réunis par les limiers, Nathalie Fortis aurait encaissé sur son compte personnel un chèque de 10.500 euros pris sur le compte de l'association et 26 chèques pour un montant total de 11.301 euros. Elle aurait débité, au même moment, deux chèques d'un montant total de 12.300 euros destinés à Julien Dray. Peu de temps après, Nathalie Fortis et Thomas Persuy auraient déposé 102.985 euros sur le compte de l'élu socialiste. Du liquide aurait également été retiré des comptes de l'association. Les enquêteurs s'intéressent aussi à des sommes provenant de particuliers "actifs dans les sphères socio-économiques" au bénéfice notamment de l'élu socialiste. L'un d'entre eux a par la suite obtenu un marché public en Île-de-France, dont Julien Dray est vice-président de région. Contactés par le point.fr, Julien Dray et Nathalie Fortis n'ont pu être joints.

Me Léon-Lef Forster a affirmé pour sa part : "Des explications claires et vérifiables (sur les mouvements de fonds suspects) apparaîtront que les services de police pourront vérifier." "Julien Dray est d'une sérénité totale. Selon lui, il sera facilement vérifiable qu'il n'a rien à se reprocher", a ajouté l'avocat lors d'une conférence de presse. Julien Dray a "déjà fourni des explications" sur ces mouvements aux policiers lors de la perquisition, a-t-il en outre affirmé, avant de dénoncer les fuites dans la presse : "On bafoue la culture de la présomption d'innocence", a-t-il lancé. "Nous voulons savoir qui est à l'origine des fuites et nous envisageons de déposer plainte", a-t-il menacé. Dray n'était pas présent à la conférence de presse. "Julien Dray ne cherche pas à fuir la confrontation, ce n'est pas le genre d'homme à fuir la confrontation", a précisé Me Forster

Hammadi et le "hasard du timing"...

Seul socialiste à s'être exprimé sur le sujet depuis la révélation des soupçons qui pèsent sur Dray, Razzy Hammadi, secrétaire national du PS, s'est dit "assez surpris" que le domicile parisien du député socialiste Julien Dray ait été perquisitionné dans le cadre d'une enquête mêlant l'organisation Fidl, "au moment où il y a une mobilisation lycéenne". Interrogé sur la radio BFM, le nouveau secrétaire national du PS en charge de la fonction publique a toutefois refusé de s'exprimer "sur le fond de l'affaire". "Je ne pense pas que le timing, en tout cas, intervienne indépendamment de ce qui se passe dans la jeunesse lycéenne dans le pays", a-t-il ajouté, se disant "perplexe" et "dubitatif" sur "le hasard du timing". La nouvelle patronne de la rue de Solferino Martine Aubry affirme simplement n'avoir "aucun commentaire à faire" sur cette affaire.

En 1999, l'ancien porte-parole de Ségolène Royal, Julien Dray, avait déjà fait l'objet d'une enquête préliminaire dans le cadre du scandale de la Mutuelle nationale des étudiants de France, concernant des emplois fictifs et un enrichissement personnel des dirigeants de la Mnef. Les policiers s'étaient intéressés à l'achat d'une montre de luxe, dont Julien Dray est amateur, qui avait coûté 350.000 francs (55.357 euros), dont une partie avait été payée en liquide. L'affaire avait finalement été classée sans qu'il soit inquiété par la justice.

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Le "cerveau" du génocide du Rwanda enfin condamner !

Aubry.jpgPlus de 14 ans après la fin du génocide rwandais, qui a fait environ 800.000 morts selon l'Onu, la justice continue de faire son travail. Jeudi, le colonel Théoneste Bagosora, présenté comme le "cerveau" du génocide, a été condamné à la prison à vie au terme d'un procès phare du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui siège à Arusha, au nord de la Tanzanie. Deux autres accusés, l'ex-commandant des opérations dans le secteur militaire de Gisenyi, le lieutenant-colonel Anatole Nsengiyumva, et le chef du bataillon para-commando dans la zone de l'aéroport de Kigali, le major Aloys Ntabakuze, ont été condamnés à la même peine, également pour "génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre". Le tribunal a en revanche acquitté le quatrième accusé du procès, l'ancien responsable des opérations militaires à l'état-major de l'armée, le brigadier général Gratien Kabiligi, et "a ordonné sa remise en liberté immédiate".

Surnommé le "colonel de l'apocalypse", Théoneste Bagosora, un Hutu de 67 ans, ex-directeur de cabinet au ministère de la Défense, a été présenté comme le "cerveau" du génocide par le parquet tout au long d'un procès débuté en 2002 et lors duquel 242 témoins ont été entendus. La chambre a considéré qu'il dirigeait de facto l'armée rwandaise après le 6 avril 1994 et l'attentat contre l'avion du président rwandais hutu Juvénal Habyarimana - qui a servi de détonateur au génocide -, dans lequel le chef d'état-major de l'armée rwandaise, le colonel Déogratias Nsabimana, a également péri. Le tribunal a conclu à sa responsabilité dans les assassinats ciblés de différentes personnalités politiques par des éléments de l'armée rwandaise, dont le Premier ministre de l'époque, Agathe Uwilingiyimana, perçue comme trop modérée par la frange extrémiste du régime hutu.

La chambre l'a également jugé coupable pour son implication dans les massacres de Tutsi à des barrages routiers à Kigali et dans sa région de Gisenyi et dans l'assassinat de dix Casques bleus belges le 7 avril dans un camp militaire de Kigali. Pour l'accusation, l'assassinat de ces derniers visait à provoquer le retrait de la force de l'Onu afin de laisser le champ libre à la mise en oeuvre des massacres. Le 13 avril, la Belgique, dont le contingent était le mieux équipé et le plus efficace de la Mission des Nations unies au Rwanda, avait par la suite annoncé au Conseil de sécurité le retrait ses troupes. Selon l'accusation, le colonel Bagosora avait annoncé en 1993, en claquant la porte des négociations avec la rébellion tutsi du Front patriotique rwandais, aujourd'hui au pouvoir à Kigali, qu'il retournait au Rwanda pour "préparer l'apocalypse". Théoneste Bagosora, qui clame son innocence, a toujours refusé de qualifier de génocide les événements de 1994, et nie avoir jamais prononcé ces paroles.

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Le couple Présidentiel en déplacement au Brésil

Aubry.jpgLe Président de la République Française  et son épouse Carla Bruni-Sarkozy profiteront du déplacement officiel du président au Brésil les 22 et 23 décembre pour s'offrir une semaine de vacances dans le pays, où la Première dame a de la famille. Le chef de l'Etat français doit se rendre durant deux jours à Rio de Janeiro pour assister au sommet Union européenne/Brésil, suivi d'une visite officielle bilatérale au cours de laquelle plusieurs contrats devraient être signés, notamment dans le domaine de la Défense.
Le sommet entre l'UE et le Brésil, au programme duquel la crise financière et le réchauffement climatique figurent en bonne place, sera le dernier auquel Nicolas Sarkozy participera en tant que président en exercice du Conseil européen.

Entretien avec Lula
Plusieurs ministres seront du voyage - Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Xavier Darcos (Education), Hervé Morin (Défense), ainsi que les secrétaires d'Etat aux Affaires européennes Bruno Lemaire et au Commerce extérieur Anne-Marie Idrac. Il y a aura également une délégation d'une trentaine de chefs d'entreprise.
Après le sommet UE/Brésil, la journée de mardi sera en effet consacrée à la visite officielle bilatérale, avec entretien entre le président français et son homologue Luiz Inacio Lula da Silva, qui pourrait acheter à la France une cinquantaine d'hélicoptères selon l'Elysée. D'autres contrats militaires et civils sont attendus par la France, portant notamment sur la fabrication de sous-marins et une éventuelle vente d'avions de combats Rafale.
Le président français sera accompagné durant ce voyage officiel de son épouse Carla Bruni-Sarkozy avec laquelle il prolongera ensuite son séjour au Brésil jusqu'au 29 décembre. Le couple présidentiel doit passer des vacances dans la famille de Carla Bruni-Sarkozy, dont le père biologique est installé depuis longue date dans le pays.

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17,4 milliards de dollars pour les constructeurs americains

Aubry.jpgLe président George W. Bush déclare que son plan de sauvetage des constructeurs automobiles américains sous la forme de prêts d'urgence totalisant 17,4 milliards de dollars, est la seule solution pour sauver le secteur de la faillite.

Les prêts seront retirés si les constructeurs ne font pas la preuve de leur viabilité d'ici au 31 mars.

Un responsable de la Maison blanche a précisé vendredi que General Motors recevrait 9,4 milliards de dollars en décembre et janvier, puis quatre milliards en février. Chrysler bénéficiera quant à lui de 4 milliards de dollars. Ford a fait savoir qu'il n'avait pas besoin d'un crédit dans l'immédiat.

Des parlementaires républicains ont critiqué le plan, que le prochain gouvernement américain pourra modifier après l'entrée en fonctions du président élu Barack Obama le 20 janvier. Obama a toutefois salué ce plan comme une "mesure nécessaire".

Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, Bush a dit que ses conseillers économiques avaient estimé que la faillite de grands constructeurs automobiles risquait d'entraîner un "effondrement désordonné" de cette industrie et de plonger l'économie dans une "récession plus profonde et plus longue".

Le Congrès s'étant montré incapable d'adopter des mesures de renflouement du secteur automobile, le seul moyen d'éviter un effondrement était de faire intervenir le gouvernement, a souligné Bush.

Les constructeurs doivent pouvoir démontrer d'ici à la fin mars qu'ils sont capables de se restructurer en entreprises viables, a-t-il dit. Dans le cas contraire, les prêts leur permettraient de se préparer à une procédure de restructuration "ordonnée" relevant du le Chapitre 11 du droit fédéral des faillites, avec de meilleures chances de succès à long terme.

"Cette restructuration exigera des concessions importantes de toutes les parties concernées au sein de l'industrie automobile - directions, syndicats, créanciers, actionnaires, concessionnaires et fournisseurs", a encore dit le président.

"Les mesures que je prends constituent une initiative dont nous souhaiterions tous qu'elle ne soit pas nécessaire, a-t-il ajouté. Mais compte tenu de la situation, c'est le moyen le plus efficace et le plus responsable de relever le défi lancé à notre pays."

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Le Zimbabwe ne s'effondra jamais

"Si vous êtes unis, toutes les autres formations (...) deviendront inutiles. Ce sera facile de remporter les élections quand elles seront fixées", a affirmé M. Mugabe lors de la clôture du congrès annuel de son parti à Bindura, ville située à 80 km de la capitale.

"Nous ne voulons pas avoir honte comme en mars. Si des élections sont organisées, nous devons être sûrs de la victoire. Les provinces doivent maintenant commencer à rajeunir le parti", a-t-il enjoint.

Le chef de l'opposition Morgan "Tsvangirai n'a pas de programme à part celui de dire que Mugabe doit partir pour annoncer +je peux aller à la résidence d'Etat et ma femme peut cuisiner pour moi dans cette résidence+. Il n'a pas d'idéologie", a-t-il souligné.

MM. Mugabe et Tsvangirai ont signé le 15 septembre un accord de partage du pouvoir pour sortir le pays de l'impasse politique, née de la défaite de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) aux élections générales fin mars.

Les deux hommes n'arrivent toujours pas à s'entendre, notamment sur la répartition des ministères clés alors que le pays est plongé dans un marasme économique avec une inflation dépassant l'entendement et une crise humanitaire avec un épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 1.000 morts.

Lord de ce dixième congrès, des milliers de délégués se sont réunis pendant deux jours pour discuter de l'état de l'économie, du choléra, de la restructuration du parti, du gouvernement d'union nationale toujours dans les limbes malgré la signature d'un accord le 15 septembre, et des menaces sur la sécurité du pays.

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