jeudi, 05 février 2009

Eric Besson ne laissera pas faire les choses!

Aubry.jpgEric Besson a annoncé mercredi qu'il voulait "déclarer la guerre" aux réseaux d'immigration clandestine, et qu'il allait permettre aux préfets d'accorder des titres de séjour aux clandestins qui dénonceraient leurs passeurs.

"Je veux déclarer la guerre aux passeurs, je veux déclarer la guerre aux filières clandestines, je veux déclarer la guerre à celles et ceux qui exploitent la misère humaine", a lancé le ministre de l'Immigration, sur Europe-1.

M. Besson a déclaré qu'il voulait "absolument doter les préfets de nouveaux outils pour lutter contre les filières clandestines", et annoncé qu'il signerait symboliquement jeudi une circulaire donnant aux préfets "la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoires, et qui peuvent être ensuite renouvelés, aux clandestins victimes de filières clandestines, qui décideraient de coopérer avec la police, et donc, pour parler clairement, de dénoncer ces filières clandestines".

Evoquant une "vaste opération de démantèlement" d'un réseau mercredi matin, Eric Besson a estimé qu'"aujourd'hui il y a une recrudescence de ces filières clandestines d'immigration". "Ce sont des filières mafieuses, des filières criminelles", a-t-il insisté, évoquant un "business tristement mais hautement lucratif".

Onze personnes ont été interpellées mercredi matin en région parisienne dans le cadre d'une enquête sur une filière d'immigration clandestine asiatique, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Huit personnes soupçonnées d'avoir organisé l'arrivée de clandestins d'origine chinoise ont été placées en garde à vue par les enquêteurs de la Police aux frontières. Trois Asiatiques en situation irrégulière ont également été interpellés. Ces arrestations interviennent dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction.

"Je vous donne un ordre de grandeur, ils faisaient payer, ils font payer des ressortissants d'origine asiatique, 3.000 euros pour faire leur sale travail", a précisé Eric Besson.

Le ministre de l'immigration a par ailleurs déclaré qu'il avait un objectif de 27.000 reconduites à la frontière, "chiffres qui m'ont été donnés par le président de la République et par le Premier ministre la semaine dernière", a-t-il précisé.

Nouveau parti d'extrême gauche!

Aubry.jpgOlivier Besancenot a affirmé, jeudi 5 février, qu'il n'avait "aucun regret, que de l'enthousiasme", alors que la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) doit entériner sa dissolution ce jour. Il s'agit d'un dernier congrès de La Plaine-Saint-Denis avant la naissance du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). A la LCR, "on a une histoire, on en est extrêmement fiers, et moi je n'en rougis pas, sans mauvais jeu de mots", a déclaré le porte-parole de la LCR sur France-Inter, indiquant : "On a un héritage politique qu'on veut contribuer à apporter dans le cadre du Nouveau parti anticapitaliste".

"On n'est pas des 'losers'"

"Aujourd'hui ce n'est pas simplement une dissolution, c'est d'abord la veille de la construction d'un nouveau parti", a-t-il lancé. Le NPA a "pour but de changer d'échelle, c'est-à-dire d'assumer qu'on n'est pas condamnés dans la gauche radicale à être éternellement minoritaires". "On n'est pas des 'losers', on a envie que nos idées voient le jour", a ajouté Olivier Besancenot, mais pas "dans le système actuel", qu'il réfute. Les membres du NPA seront "des militants qui ont une autre histoire que la nôtre, qui peuvent venir de la culture libertaire, communiste, socialiste, écologiste" ou "qui ont un engagement syndical, associatif", a-t-il précisé.

Une suite à la journée de mobilisation
Par ailleurs, le leader de l'extrême-gauche a annoncé qu'il attendait de l'intervention radiotélévisée de Nicolas Sarkozy, jeudi soir, "sûrement des motivations supplémentaires à continuer le combat", et rejeté le besoin de pédagogie. "Il faut qu'il comprenne maintenant qu'on est un certain nombre dans ce pays à les connaître, ses réformes, et on n'en veut pas." "La manifestation du 29 janvier, qui a été un gros succès (...), ça marque pas simplement l'exaspération sociale par rapport à la crise économique, ça marque aussi une révolte profonde par rapport à la façon dont le gouvernement traite la crise économique", a-t-il ajouté, formulant le vœu qu'il y ait une suite à la journée du 29 janvier.

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mercredi, 04 février 2009

PECRESSE vs KAROUTCHI

Valérie Pecresse.JPG
Chez les jeunes militants, la compétition s’affiche dès le hall d’entrée du centre culturel : tee-shirt blanc et foulard vert pour les partisans de Valérie Pécresse, tee-shirt et casquette bleus pour les fans de Roger Karoutchi. Hier, ce premier débat entre la ministre de l’Enseignement supérieur et le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement qui se disputent la tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France, se déroule au Raincy (Seine-Saint-Denis). Et les bleus sont manifestement majoritaires. Il est vrai que le maire du Raincy, Eric Raoult, est porte-parole de la campagne de Karoutchi. « Roger président », scandent ses militants. « Ils font du bruit mais on a nos convictions », réplique Alexandre, qui soutient Valérie Pécresse.

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Pas de débat A 20 h 30, c’est au milieu des cris et dans la pagaille que les deux rivaux montent sur scène. Dans la salle où ils sont près de 600, chaque camp essaie de couvrir les acclamations de l’autre. « On n’est pas des groupies, c’est un premier débat, pas un combat », s’exclame Raoult, qui aura bien du mal à rétablir le calme. Les deux rivaux ne débattront pas. Ils vont s’exprimer à tour de rôle pour présenter leur candidature et leurs propositions.

 

Par exemple, le projet de Valérie Pecresse sur l'écologie (l'éco-région):



HPIM5009.JPGLe tirage au sort désigne Pécresse pour commencer. « Quand je vous entends crier, je m’aperçois que notre démocratie interne est encore plus vivante que je ne le croyais », lance-t-elle, se voulant la candidate du renouvellement et de l’avenir : « Cette primaire, voulue par Nicolas Sarkozy, va nous donner un élan pour gagner. » Seuls ses amis applaudissent. Un sourire moqueur aux lèvres, Karoutchi écoute, en regardant sa montre. Il se présente comme le candidat de l’expérience et plaide pour l’unité : « Au soir de la primaire, il faudra se rassembler, alors évitons les anathèmes. » Ni lui ni ses partisans ne semblent y croire.

Régionales en Ile-de-France, premier grand débat!

HPIM5020.JPGDeux ministres pour un fauteuil. Les deux candidats à la primaire UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, s'affrontent mardi soir pour le premier des huit débats programmés avant le vote des militants, entre le 16 et le 22 mars.

Ce premier débat se tiendra au Raincy (Seine-Saint-Denis), ville d'Eric Raoult, porte-parole de Roger Karoutchi. Des débats similaires seront organisés dans les sept autres départements de la région. Les élections régionales sont prévues en principe en mars 2010, si la réforme des collectivités territoriales prévue cette année ne remet pas en cause cette date.

Le duel entre la ministre de l'Enseignement supérieur et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement pour partir à la reconquête de la région capitale, dirigée depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon, est sans pitié.

Favorite selon les sondages, Valérie Pécresse met en avant sa plus grande notoriété, sa jeunesse -41 ans contre 57-, son "expérience de terrain" de députée de la deuxième circonscription des Yvelines depuis 2002 et son regard neuf sur une région où la droite n'a cessé de reculer depuis 10 ans.

HPIM4996.JPGCelle qui se présente comme la "candidate de la vie quotidienne et des préoccupations immédiates des Franciliens" a élaboré son programme à partir des doléances recueillies sur son site Internet via une "agoracarte" permettant aux habitants de signaler leurs problèmes.

La ministre de l'Enseignement supérieur propose une "mobilisation anti-crise" en matière d'emploi sous la forme d'un fonds de soutien régional aux PME "stratégiques" et de 10.000 emplois aidés, ainsi qu'un "plan d'urgence" pour les transports, et un plan "premier logement" pour favoriser l'accession à la propriété.

Comme Ségolène Royal dans la primaire socialiste de 2006, Valérie Pécresse utilise les enquêtes d'opinion pour promouvoir sa candidature. Selon un sondage Ifop réalisé pour elle du 6 au 9 janvier auprès de 1.053 Franciliens âgés de 18 ans et plus, 70% des sympathisants UMP lui voient plus d'atouts que Roger Karoutchi pour l'emporter face à la gauche.

Ces sondages dont le cadre dépasse les 70.000 adhérents franciliens de l'UMP ont le don de faire sortir de ses gonds son bouillant adversaire. "Je vais à la primaire et je la gagnerai", répond M. Karoutchi à tous ceux qui lui demandent pourquoi il s'obstine.

Conseiller régional depuis 1992 et président du groupe d'opposition depuis 1998, Roger Karoutchi met en avant sa "passion" de la région. Son projet "révolutionnaire" préconise un abonnement transports au tarif unique de 50 euros par mois (25 euros pour la carte Imagin'R), la construction de deux Ecopolis, d'un ou deux grands campus universitaires, la réalisation d'un grand pôle d'affaires à l'est de la région. Le tout en baissant les impôts de 10%.

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement a comblé une partie de son déficit de notoriété en révélant récemment son homosexualité. Une réponse aux insinuations de sa rivale, qui avait mis ostensiblement en avant son statut de mère de trois enfants.

Mardi soir, les deux rivaux détailleront leurs projets, dans ce débat arbitré par Christian Estrosi, le M. bons offices chargé par l'UMP de veiller à la régularité de la campagne interne, et par le journaliste Paul Wermus.HPIM4980.JPG

La tension était forte à la veille de ce premier débat. Dans un communiqué, Roger Karoutchi a contesté les règles fixées par l'UMP imposant à chaque candidat de répondre à des questions posées à l'avance par les militants. Il souhaite que les débats "permettent aux militants de s'exprimer et d'échanger avec les candidats".

"On respectera les règles fixées il y a une semaine", a répondu l'entourage de Valérie Pécresse. La ministre de l'Enseignement supérieur a en revanche accepté la proposition de son concurrent d'un débat sur France-3 Ile-de-France.

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Barack Obama s'évade de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école

Aubry.jpgPar l'une des journées les plus mouvementées de sa jeune administration, Barack Obama et son épouse Michelle se sont évadés mardi quelques instants de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école élémentaire de Washington.

Alors que Tom Daschle venait d'annoncer qu'il renonçait au poste de secrétaire à la Santé, le président américain et son épouse sont partis, sans prévenir ou presque, à bord de leur limousine blindée. Ils se sont arrêtés dans une école publique de Washington, où ils ont été accueillis par des enfants totalement indifférents aux aléas des nominations.

"On était juste fatigués d'être à la Maison Blanche", a lancé le président devant les élèves de la Capital City Public Charter School. "On est sortis! Ils nous ont laissé sortir!", a renchéri Mme Obama, suscitant les éclats de rire des enfants et leurs instituteurs.

Pendant qu'à la Maison Blanche, le porte-parole Robert Gibbs faisait face aux questions de la presse sur le forfait de Tom Daschle à la suite de problèmes avec le fisc, le président a répondu aux questions d'enfants de l'âge de sa fille Sasha sur ses héros préférés, Spiderman et Batman en l'occurrence.

La présidence a fait savoir que cette visite était prévue, mais n'avait pas été annoncée publiquement à l'avance.

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Le Président de la République "épingle" JK Rowling

Aubry.jpgLa créatrice d'«Harry Potter»aurait-elle ensorcelé Nicolas Sarkozy? Elle recevra aujourd'hui, mardi 3 février à 18 heures, des mains mêmes du président de la République, les insignes de Chevalier de la légion d'honneur. On voit par là que le locataire de l'Elysée n'est pas aussi allergique à la littérature qu'on a pu le prétendre ici ou , et que les procès d'intention qui lui ont été faits sur ce chapitre ne manquaient pas de mauvaise foi.

Récompenser le talent de Mrs J.K. Rowling,  quantifiable en centaines de millions d'exemplaires vendus, en offre une démonstration éclatante. Comment ne pas admirer en effet l'extraordinaire success story de cette mère célibataire devenue, grâce à sa plume, la plus grosse fortune d'Angleterre, et cela avec le souci toujours philanthrope de lutter contre la pauvreté? Rien d'étonnant, en tout cas, à ce qu'elle séduise Nicolas Sarkozy, qui avait confié pendant la campagne présidentielle à Yasmina Reza:

«Moi, je regrette, un type qui vend à des millions d'exemplaires, ça m'intéresse. Si je lis pas Marc Levy, si je regarde pas le Tour de France, je fais un autre métier.»

Au revoir Clémenceau!

Aubry.jpgL'ancien porte-avions Clemenceau a quitté Brest (Finistère) mardi dans le sillage d'un remorqueur, pour gagner sa dernière destination, le chantier de déconstruction d'Hartlepool (nord-est de l'Angleterre), exploité par la société Able UK. Le collectif d'associations mobilisées contre son transfert a pris acte de son départ "sans amertume".

"Nous pensons que la décision du tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) de ne pas suspendre son départ est politique, mais tant pis", a déclaré à l'Associated Press Jean-Paul Hellequin, président de Mor Glaz, association qui milite pour une mer propre et des pratiques respectueuses des hommes et de l'environnement.

En milieu d'après-midi mardi, le Clemenceau désormais appelé Q790 avançait à petite vitesse à l'extrémité nord de la Bretagne, dans le sillage du remorqueur océanique Anglian Earl, affrété par la société d'exploitation du chantier, Able UK. "Selon nos prévisions, il devrait rallier Hartlepool entre quatre et cinq jours", soit samedi ou dimanche, a précisé le capitaine de frégate Bertrand Hudault, officier de relations publiques de la préfecture maritime de l'Atlantique.

Le patrouilleur de la marine nationale Flamant et le remorqueur de haute mer Malabar suivent le convoi. Une présence militaire a été requise, par arrêté du préfet maritime de l'Atlantique, lundi, pour écarter à plus de 300 mètres tout importun sur le parcours du convoi dans les eaux territoriales françaises, de Brest jusqu'au détroit du Pas-de-Calais.

Les opposants prennent acte du départ du Clemenceau, mais ne désarment pas. Même si leurs moyens de contestation sont minces désormais. "Selon les motivations de la décision du tribunal administratif de Rennes de rejeter (lundi) les deux référés suspension que mon client, l'association AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable) avait déposés, je formulerai ou non un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat", a expliqué l'avocat David Rajjou. Elles devront être soit incomplètes, soit critiquables".

"De toutes les façons, il me semble peu probable qu'une décision devant le Conseil d'Etat, si elle nous était favorable, fasse revenir le Clemenceau à Brest", a-t-il reconnu. En revanche, les actions juridiques que son homologue anglais, défenseur de l'association "Friends of Hartlepool" ne manquera pas de déposer -en particulier sur la procédure de déconstruction du Clemenceau- nourriront les recours au fond que la justice examinera en France dans les prochaines semaines, a-t-il précisé en substance. "Nous allons mettre en place une veille juridique pour suivre la déconstruction du Clemenceau", a ajouté Me Rajjou.

Le Clemenceau parti, les adeptes de la déconstruction à Brest, un temps sur les rangs pour démanteler sur place l'ancien porte-avions lorgnent d'autres bâtiments à déconstruire. "Nous allons demander à rencontrer rapidement le préfet maritime de l'Atlantique pour lancer une filière à Brest", a souligné Jean-Paul Hellequin. "La page Clemenceau est tournée, mais il reste un livre à écrire".

Le porte-avions Clemenceau, admis au service actif en 1961, a été désarmé en 1997. Il va servir de garage de pièces de rechange pour l'autre porte-avions français, le Foch, avant d'être transféré en 2002 sous le nom Q790 à la Direction nationale des interventions domaniales. Il est vendu en 2003 à un chantier espagnol mais l'Etat français casse le contrat quand il voit que le porte-avions est remorqué vers la Turquie. Retour à Toulon fin 2003. Vendue une seconde fois à un chantier indien, la coque Q790 quitte la France fin décembre 2005. Mais en février 2006, le Conseil d'Etat donne raison à des associations écologistes en ordonnant la suspension du transfert de l'ex-Clemenceau vers l'Inde. L'ancien porte-avions rallie Brest le 17 mai de la même année. A l'issue d'un nouvel appel d'offres, Able UK remporte le marché en juillet 2008.

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mercredi, 24 décembre 2008

Le Brésil achète Français!

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Le Brésil a signé, mardi 23 décembre, l'achat de 50 hélicoptères de transport français EC-725 qui seront assemblés au Brésil, et quatre sous-marins d'attaque Scorpène. Un cinquième sous-marin, à propulsion nucléaire, sera construit avec la coopération française. Ces contrats ont été signés en présence du président français et de son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Selon une source à la présidence française, le contrat sur les sous-marins est de 6,7 milliards d'euros dont 4,1 milliards pour la France, le reste allant à des entreprises brésiliennes.
Celui des hélicoptères se monte à 1,9 milliard d'euros pour les entreprises françaises, a indiqué la même source.
Ces accords s'accompagnent d'importants transferts de technologie, une priorité brésilienne qui veut développer son industrie de défense.

Transferts de technologie
En vertu du transfert technologique, les hélicoptères seront assemblés au Brésil à Itajuba, dans le Minas Gerais (sud-est) par la société Helibras, détenue à hauteur de 45% par Eurocopter, filiale d'EADS, le géant européen de défense et d'aéronautique.
Les premiers appareils pourraient être livrés en 2010, avait indiqué la société en juin.
Avec la technologie française pour la coque, le Brésil construira aussi un sous-marin à propulsion nucléaire mais aura la maîtrise d'oeuvre exclusive du moteur. Une base de sous-marins sera également construite sur la côte, près de Rio de Janeiro.
Ces sous-marins sont construits par les chantiers français DCNS, avec la société espagnole Navantia.
En tout, la France avait prévu de vendre pour 8,6 milliards d'euros d'armes au Brésil, dont 5,2 reviendront directement à DCNS et Eurocopter ainsi qu'à leurs sous-traitants. Une série d'accords bilatéraux entre la France et le Brésil était par ailleurs attendue.
Le Brésil dispose actuellement de cinq sous-marins conventionnels. Le pays a lancé en 1979 un programme de mise au point d'un sous-marin nucléaire, que Lula a relancé l'an passé. Il a annoncé 390 millions d'euros supplémentaires pour ce programme et l'enrichissement d'uranium.
Selon le ministère brésilien des Affaires étrangères, les deux présidents devraient également signer des accords en matière de développement durable, sur la protection de la forêt amazonienne, ainsi que dans le domaine de l'éducation, des sciences et de l'énergie nucléaire.

"Cette crise, on s'en sortira"
Aubry.jpgNicolas Sarkozy, qui est arrivé au Brésil pour participer à son dernier sommet en tant que président en exercice de l'Union européenne, a déclaré que le Brésil devrait jouer un rôle plus important dans les affaires internationales, et qu'il devrait occuper un siège permanent aux Conseil de sécurité de l'ONU.
Le président français, qui prendra après ce sommet quelques jours de vacances avec son épouse Carla Bruni, a également félicité son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour ses efforts visant à sensibiliser la communauté internationale à la préservation de l'environnement, et il lui a demandé de jouer un rôle de leader sur cette question.
Le sommet UE-Brésil devait être dominé par la crise économique et financière. Après avoir connu une croissance de 5,6% en 2008, le Brésil devrait encore bénéficier d'une progression de son PIB (produit intérieur brut) estimée à 3,2% en 2009 par la Banque centrale brésilienne.
Nicolas Sarkozy a défendu lundi la nécessité d'un plan de relance pour faire face à la crise. "Cette crise, on en sortira. On en sortira en investissant davantage, en créant les infrastructures dont on a besoin, en investissant dans la recherche et dans l'innovation, en s'interdisant le protectionnisme, en s'alliant les uns aux autres", a plaidé le président français.

"Lula et moi, on s'est toujours compris"
"Nous ne voulons plus un monde de spéculateurs et nous ne voulons pas que ceux qui nous ont mis dans la situation où nous sommes aujourd'hui soient ceux qui nous expliquent comment on s'en sort. Nous ne voulons pas que les mêmes causes produisent demain les mêmes effets. Lula et moi, on n'est pas du même continent, on n'a pas les mêmes histoires, on n'est pas forcément du même courant politique mais (...) on s'est toujours compris", a-t-il assuré.
Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva devaient notamment tenter d'aplanir leurs différences sur les négociations de Doha dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces discussions se trouvent au point mort depuis l'échec des discussions en juillet dernier sur le volet agricole entre pays émergents d'une part, Union européenne et Etats-Unis d'autre part.
Cette visite sera aussi l'occasion de lancer l'année de la France au Brésil, prévue en 2009.
Nicolas Sarkozy devait ensuite rester jusqu'au 29 décembre au Brésil, pour quelques jours de vacances en compagnie de son épouse Carla Bruni.

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Une vraie dame de France!

Aubry.jpgLes services météo prévoyaient de l'orage sur Rio de Janeiro le temps du déplacement présidentiel qui s'est achevé mardi. Le soleil a brillé pendant deux jours sur la ville et, si tempête il y eut, elle fut médiatique. La presse brésilienne n'ignorait pas que la venue du président Sarkozy allait se traduire par la signature d'un partenariat renforcé entre l'Europe et leur pays et la finalisation de plusieurs contrats, notamment d'armement, qui ont été signés mardi.

Mais ce sont les déplacements de son épouse qui ont mobilisé le plus les journalistes et mis les services d'ordre sur les nerfs. «Elle a quasiment plus de travail que son mari», soufflait un membre de la délégation à la lecture du programme de Carla Sarkozy. Alors que le chef de l'État français et son homologue brésilien présidaient une réunion de chefs d'entreprise européens et locaux, la première dame de France visitait lundi une banque du lait, l'institut Fernandes-Figueira, au centre de Rio de Janeiro.

L'établissement, qui appartient au réseau mondial des instituts Pasteur, collecte le lait maternel pour le redistribuer aux mères qui ne peuvent allaiter leurs nourrissons. Il permet notamment aux enfants dont les mères sont porteuses du HIV de bénéficier des qualités nutritionnelles et protectrices du lait maternel en les préservant d'une exposition au virus.

Carla Sarkozy, qui a été nommée ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida au début du mois, s'est fait expliquer près d'une heure durant le fonctionnement de l'institut. Quelque 140 000 enfants bénéficient de ce programme et de la générosité de 115 000 femmes qui offrent leur lait.

 

Défilé pour l'ex-mannequin

Mardi, tandis que Nicolas Sarkozy assistait à la séance de signatures des contrats industriels et commerciaux, son épouse s'est rendue dans la favela Cantagalo qui surplombe la plage de Copacabana, sous escorte de la police militaire brésilienne. La visite a été organisée par une association qui tente de sortir les enfants cariocas de la misère. Au centre éducatif Criança Esperança, Carla Sarkozy a été accueillie par des enfants lui chantant un «tanti auguri a te», un «joyeux anniversaire» en italien pour célébrer les 41 ans de leur invitée.

Avant de quitter la ville, l'ancien mannequin a assisté à un défilé de vêtements produits selon les préceptes éthiques proposé par une association franco-brésilienne. Moda Fusion souhaite en effet mettre en valeur le savoir-faire des couturières et des brodeuses locales. Se déclarant «enchantée par l'accueil et la gentillesse des cariocas», la première dame de France a promis de retourner à Rio «en voyage non officiel» pour «mieux connaître la ville».

La visite officielle achevée en milieu de journée, les époux Sarkozy ont quitté Rio par avion pour gagner la région de Bahia, où ils passeront quelques jours de vacances avant de regagner Paris. Durant leur séjour, ils fêteront Noël «avec nos enfants, le père de mon épouse et quelques-uns de ses amis, dans un autre endroit du Brésil», a expliqué Nicolas Sarkozy. Pas question de s'étendre sur la polémique que le PS a lancée, s'inquiétant de la vacance du pouvoir en France alors que François Fillon est en Égypte et Nicolas Sarkozy au Brésil. «Penser qu'on ne peut rien faire d'ici à l'heure des nouvelles technologies est complètement absurde», s'est contenté de préciser un membre de la délégation.

Source: Le Figaro.fr

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3 ans passé, négociations de l'assurance-chômage!

Aubry.jpgLe patronat et les syndicats poursuivaient mardi en fin de soirée leurs négociations sur la nouvelle convention d'assurance-chômage, des pourparlers marqués par une interruption de séance tout l'après-midi en vue de la rédaction d'un nouveau projet d'accord par la partie patronale. Face à la crise, les syndicats veulent aboutir à la rédaction d'une convention permettant d'indemniser mieux un plus grand nombre de chômeurs.

Peu avant 23h, le patronat proposait une indemnisation après quatre mois de travail, contre cinq précédemment, répartis sur les 26 derniers mois, pour une durée maximum d'indemnisation de 24 mois.

Selon les calculs du patronat, cette mesure permettrait d'indemniser 93.000 demandeurs d'emploi de plus qu'avec la convention actuelle.

La nouvelle convention doit déterminer les règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi pour la période 2009-2011, alors que le chômage est en hausse et que la France est repassée au-dessus de la barre symbolique des deux millions de chômeurs en octobre.

Les discussions pour cette septième séance, censée être la dernière, ont commencé mardi à 9h15 au siège du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) à Paris.

La simplification du système, une filière d'indemnisation au lieu de quatre actuellement, semblait acquise mardi soir, de même que le maintien d'une durée de couverture de 36 mois pour les chômeurs à partir de 50 ans.

Pour le reste, les syndicats réclament une indemnisation à partir de quatre mois de travail sur une période de référence de 36 mois, et une indemnisation d'une durée maximale de 24 à 30 mois. Le patronat proposait à l'ouverture des négociations un minimum de cinq mois de travail et une indemnisation d'une durée de 22 mois au plus.

Autre sujet de discorde, le patronat, qui a renoncé à une baisse des cotisations à partir du 1er janvier, souhaite que celle-ci reste actée dans le texte en fonction du montant des excédents de l'UNEDIC.

"Personne ne veut aller sur un texte selon lequel au-delà d'un certain nombre de milliards, on acte une baisse de cotisation. Et ça, c'est un point dur", a ajouté Maurad Rahbi, porte-parole de la délégation syndicale CGT.

Le gouvernement presse les partenaires sociaux d'aboutir avant le 31 décembre, comme pour la négociation sur la formation professionnelle dont une séance s'est tenue lundi. Mais sur ce dernier dossier, le patronat et les syndicats sont passés outre et ont décidé, lundi en fin de soirée, de se donner plus de temps en reportant la fin de leurs discussions au 6 janvier devant la difficulté d'aboutir à un accord.

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