jeudi, 05 février 2009

Journée mondial contre le cancer.

Aubry.jpgAlors qu'il est souvent considéré comme une maladie des pays riches, le cancer fait aujourd'hui plus de victimes dans les pays en développement que le sida, la tuberculose ou le paludisme. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer est après les maladies cardiovasculaires, la deuxième cause de mortalité dans les pays en développement, avec chaque année environ 7,6 millions de morts. C'est dans les pays pauvres qui représentent 82 % de la population du globe que la majorité des morts du cancer (67 %) est répertoriée. Mais en proportion, c'est dans les pays riches (18 % de la population mondiale) qu'il y a le plus de morts du cancer (33 %).

L'alerte est lancée par des experts internationaux à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Le Pr David  Kerr (université d'Oxford) co­fon­dateur d'AfrOX, une organisation aidant les pays africains à mettre en place des programmes de contrôle et de prévention du cancer tire la sonnette d'alarme : «Le taux de sur­vie dans ces pays est exceptionnellement bas.»

Même constat mardi lors d'une conférence de presse du Dr ­Joseph Saba, un ancien infectiologue d'Onu­sida, qui dirige la firme de consultants Axios. «Les prévisions internationales pour 2030 sont de 12 millions de morts par an du cancer. Les raisons sont multiples : le manque de sensibilisation des po­pulations, le manque d'infrastructures et de spécialistes, l'absence de programmes et de politique de lutte contre le cancer, le coût élevé des médicaments et des soins contre le cancer.» Les données fiables manquent aussi : alors que 97 % des cas sont répertoriés dans des registres aux États-Unis et 57 % en Europe, seuls 11 % des cas africains sont enregistrés. Or la mesure efficace de l'incidence, de la prévalence et de la mortalité par cancer est un prérequis indispensable pour connaître l'efficacité des quelques programmes pilotes existants.

Déjà, des progrès simples dans la lutte contre le cancer existent : ainsi dans plusieurs pays d'Afrique du Nord, un test au vinaigre (ou au Lugol, un réactif coloré) appliqué sur le col de l'utérus détecte immédiatement les lésions à risque (dysplasies) et une technique instantanée de destruction locale par le froid (cryothérapie) est appliquée, elle est efficace et peu coûteuse.

À Taïwan, depuis l'introduction de la vaccination contre l'hé­patite B en 1984 pour tous les nouveau-nés, l'incidence des cancers du foie dus à l'infection par le virus est passée de 0,5 cas pour 100 000 enfants nés entre 1974 et 1984 à moins d'un cas par million.

 

Unités pilotes

Autre initiative, celle du Pr Jean Lemerle qui a soigné les cancers d'enfants pendant 19 ans à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif). Il pré­side depuis 1999 le groupe franco-africain d'oncologie pédiatrique. Avec des mé­decins africains, son groupe a ins­tallé des unités pilotes en Algérie, en Tunisie, au Sénégal, au Ca­meroun, au Mali, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. On y soigne, avec des protocoles élaborés avec les médecins locaux, des lymphomes de Burkitt (tumeurs dues à des infections par le virus d'Epstein-Barr) et des cancers du rein. Plus de 1 500 enfants ont été traités sur place à ce jour. «Nous avons observé, après des débuts très difficiles, que le taux de guérison augmentait de près de 10 % chaque année.»

Citons enfin le Programme cancer de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui aide à former des radiothérapeutes et des physiciens et achète quelques machines de radio­thérapie par an.

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Eric Besson ne laissera pas faire les choses!

Aubry.jpgEric Besson a annoncé mercredi qu'il voulait "déclarer la guerre" aux réseaux d'immigration clandestine, et qu'il allait permettre aux préfets d'accorder des titres de séjour aux clandestins qui dénonceraient leurs passeurs.

"Je veux déclarer la guerre aux passeurs, je veux déclarer la guerre aux filières clandestines, je veux déclarer la guerre à celles et ceux qui exploitent la misère humaine", a lancé le ministre de l'Immigration, sur Europe-1.

M. Besson a déclaré qu'il voulait "absolument doter les préfets de nouveaux outils pour lutter contre les filières clandestines", et annoncé qu'il signerait symboliquement jeudi une circulaire donnant aux préfets "la possibilité d'accorder des titres de séjour provisoires, et qui peuvent être ensuite renouvelés, aux clandestins victimes de filières clandestines, qui décideraient de coopérer avec la police, et donc, pour parler clairement, de dénoncer ces filières clandestines".

Evoquant une "vaste opération de démantèlement" d'un réseau mercredi matin, Eric Besson a estimé qu'"aujourd'hui il y a une recrudescence de ces filières clandestines d'immigration". "Ce sont des filières mafieuses, des filières criminelles", a-t-il insisté, évoquant un "business tristement mais hautement lucratif".

Onze personnes ont été interpellées mercredi matin en région parisienne dans le cadre d'une enquête sur une filière d'immigration clandestine asiatique, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Huit personnes soupçonnées d'avoir organisé l'arrivée de clandestins d'origine chinoise ont été placées en garde à vue par les enquêteurs de la Police aux frontières. Trois Asiatiques en situation irrégulière ont également été interpellés. Ces arrestations interviennent dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction.

"Je vous donne un ordre de grandeur, ils faisaient payer, ils font payer des ressortissants d'origine asiatique, 3.000 euros pour faire leur sale travail", a précisé Eric Besson.

Le ministre de l'immigration a par ailleurs déclaré qu'il avait un objectif de 27.000 reconduites à la frontière, "chiffres qui m'ont été donnés par le président de la République et par le Premier ministre la semaine dernière", a-t-il précisé.

Appelle aux Présidents d’université pour ne pas paralyser les établissements

Benjamin LANCAR, Président des Jeunes Populaires, appelle les Présidents d’université et les enseignants à ne pas paralyser les établissements, pour ne pas pénaliser les étudiants qui souhaitent se donner les moyens de réussir.

Aubry.jpgBenjamin LANCAR, président des Jeunes Populaires, et l’UMP Campus, branche étudiante des Jeunes Populaires, ne peuvent accepter que les cours soient perturbés dans les universités par les professeurs. Les enseignants jouent un rôle moteur dans la construction de l’avenir de leurs étudiants. Cependant, leurs inquiétudes et leur droit légitime de manifester ne peuvent en aucun cas mettre en péril la réussite académique de leurs élèves.

L’UMP Campus soutient les enseignants et les étudiants qui, conscients de la nécessité de réformer notre université, pour en faire un lieu de recherche valorisée pour les enseignants et un lieu d’apprentissage efficace pour les étudiants, ne cèdent pas à l’immobilisme.

L’UMP Campus en appelle à la responsabilité des enseignants et leur demande de cesser les perturbations de cours, les rétentions de notes et les non-corrections de copie. Les enseignants ne peuvent en aucun cas utiliser le mécontentement actuel pour mobiliser les étudiants contre un projet qui ne les concerne pas.

Dans un esprit d’ouverture et de dialogue, l’UMP Campus invite prochainement l’ensemble des syndicats étudiants à se réunir afin de trouver des pistes de travail communes pour l’avenir de notre système d’enseignement.

Nouveau parti d'extrême gauche!

Aubry.jpgOlivier Besancenot a affirmé, jeudi 5 février, qu'il n'avait "aucun regret, que de l'enthousiasme", alors que la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) doit entériner sa dissolution ce jour. Il s'agit d'un dernier congrès de La Plaine-Saint-Denis avant la naissance du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). A la LCR, "on a une histoire, on en est extrêmement fiers, et moi je n'en rougis pas, sans mauvais jeu de mots", a déclaré le porte-parole de la LCR sur France-Inter, indiquant : "On a un héritage politique qu'on veut contribuer à apporter dans le cadre du Nouveau parti anticapitaliste".

"On n'est pas des 'losers'"

"Aujourd'hui ce n'est pas simplement une dissolution, c'est d'abord la veille de la construction d'un nouveau parti", a-t-il lancé. Le NPA a "pour but de changer d'échelle, c'est-à-dire d'assumer qu'on n'est pas condamnés dans la gauche radicale à être éternellement minoritaires". "On n'est pas des 'losers', on a envie que nos idées voient le jour", a ajouté Olivier Besancenot, mais pas "dans le système actuel", qu'il réfute. Les membres du NPA seront "des militants qui ont une autre histoire que la nôtre, qui peuvent venir de la culture libertaire, communiste, socialiste, écologiste" ou "qui ont un engagement syndical, associatif", a-t-il précisé.

Une suite à la journée de mobilisation
Par ailleurs, le leader de l'extrême-gauche a annoncé qu'il attendait de l'intervention radiotélévisée de Nicolas Sarkozy, jeudi soir, "sûrement des motivations supplémentaires à continuer le combat", et rejeté le besoin de pédagogie. "Il faut qu'il comprenne maintenant qu'on est un certain nombre dans ce pays à les connaître, ses réformes, et on n'en veut pas." "La manifestation du 29 janvier, qui a été un gros succès (...), ça marque pas simplement l'exaspération sociale par rapport à la crise économique, ça marque aussi une révolte profonde par rapport à la façon dont le gouvernement traite la crise économique", a-t-il ajouté, formulant le vœu qu'il y ait une suite à la journée du 29 janvier.

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mercredi, 04 février 2009

PECRESSE vs KAROUTCHI

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Chez les jeunes militants, la compétition s’affiche dès le hall d’entrée du centre culturel : tee-shirt blanc et foulard vert pour les partisans de Valérie Pécresse, tee-shirt et casquette bleus pour les fans de Roger Karoutchi. Hier, ce premier débat entre la ministre de l’Enseignement supérieur et le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement qui se disputent la tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France, se déroule au Raincy (Seine-Saint-Denis). Et les bleus sont manifestement majoritaires. Il est vrai que le maire du Raincy, Eric Raoult, est porte-parole de la campagne de Karoutchi. « Roger président », scandent ses militants. « Ils font du bruit mais on a nos convictions », réplique Alexandre, qui soutient Valérie Pécresse.

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Pas de débat A 20 h 30, c’est au milieu des cris et dans la pagaille que les deux rivaux montent sur scène. Dans la salle où ils sont près de 600, chaque camp essaie de couvrir les acclamations de l’autre. « On n’est pas des groupies, c’est un premier débat, pas un combat », s’exclame Raoult, qui aura bien du mal à rétablir le calme. Les deux rivaux ne débattront pas. Ils vont s’exprimer à tour de rôle pour présenter leur candidature et leurs propositions.

 

Par exemple, le projet de Valérie Pecresse sur l'écologie (l'éco-région):



HPIM5009.JPGLe tirage au sort désigne Pécresse pour commencer. « Quand je vous entends crier, je m’aperçois que notre démocratie interne est encore plus vivante que je ne le croyais », lance-t-elle, se voulant la candidate du renouvellement et de l’avenir : « Cette primaire, voulue par Nicolas Sarkozy, va nous donner un élan pour gagner. » Seuls ses amis applaudissent. Un sourire moqueur aux lèvres, Karoutchi écoute, en regardant sa montre. Il se présente comme le candidat de l’expérience et plaide pour l’unité : « Au soir de la primaire, il faudra se rassembler, alors évitons les anathèmes. » Ni lui ni ses partisans ne semblent y croire.

Régionales en Ile-de-France, premier grand débat!

HPIM5020.JPGDeux ministres pour un fauteuil. Les deux candidats à la primaire UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, s'affrontent mardi soir pour le premier des huit débats programmés avant le vote des militants, entre le 16 et le 22 mars.

Ce premier débat se tiendra au Raincy (Seine-Saint-Denis), ville d'Eric Raoult, porte-parole de Roger Karoutchi. Des débats similaires seront organisés dans les sept autres départements de la région. Les élections régionales sont prévues en principe en mars 2010, si la réforme des collectivités territoriales prévue cette année ne remet pas en cause cette date.

Le duel entre la ministre de l'Enseignement supérieur et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement pour partir à la reconquête de la région capitale, dirigée depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon, est sans pitié.

Favorite selon les sondages, Valérie Pécresse met en avant sa plus grande notoriété, sa jeunesse -41 ans contre 57-, son "expérience de terrain" de députée de la deuxième circonscription des Yvelines depuis 2002 et son regard neuf sur une région où la droite n'a cessé de reculer depuis 10 ans.

HPIM4996.JPGCelle qui se présente comme la "candidate de la vie quotidienne et des préoccupations immédiates des Franciliens" a élaboré son programme à partir des doléances recueillies sur son site Internet via une "agoracarte" permettant aux habitants de signaler leurs problèmes.

La ministre de l'Enseignement supérieur propose une "mobilisation anti-crise" en matière d'emploi sous la forme d'un fonds de soutien régional aux PME "stratégiques" et de 10.000 emplois aidés, ainsi qu'un "plan d'urgence" pour les transports, et un plan "premier logement" pour favoriser l'accession à la propriété.

Comme Ségolène Royal dans la primaire socialiste de 2006, Valérie Pécresse utilise les enquêtes d'opinion pour promouvoir sa candidature. Selon un sondage Ifop réalisé pour elle du 6 au 9 janvier auprès de 1.053 Franciliens âgés de 18 ans et plus, 70% des sympathisants UMP lui voient plus d'atouts que Roger Karoutchi pour l'emporter face à la gauche.

Ces sondages dont le cadre dépasse les 70.000 adhérents franciliens de l'UMP ont le don de faire sortir de ses gonds son bouillant adversaire. "Je vais à la primaire et je la gagnerai", répond M. Karoutchi à tous ceux qui lui demandent pourquoi il s'obstine.

Conseiller régional depuis 1992 et président du groupe d'opposition depuis 1998, Roger Karoutchi met en avant sa "passion" de la région. Son projet "révolutionnaire" préconise un abonnement transports au tarif unique de 50 euros par mois (25 euros pour la carte Imagin'R), la construction de deux Ecopolis, d'un ou deux grands campus universitaires, la réalisation d'un grand pôle d'affaires à l'est de la région. Le tout en baissant les impôts de 10%.

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement a comblé une partie de son déficit de notoriété en révélant récemment son homosexualité. Une réponse aux insinuations de sa rivale, qui avait mis ostensiblement en avant son statut de mère de trois enfants.

Mardi soir, les deux rivaux détailleront leurs projets, dans ce débat arbitré par Christian Estrosi, le M. bons offices chargé par l'UMP de veiller à la régularité de la campagne interne, et par le journaliste Paul Wermus.HPIM4980.JPG

La tension était forte à la veille de ce premier débat. Dans un communiqué, Roger Karoutchi a contesté les règles fixées par l'UMP imposant à chaque candidat de répondre à des questions posées à l'avance par les militants. Il souhaite que les débats "permettent aux militants de s'exprimer et d'échanger avec les candidats".

"On respectera les règles fixées il y a une semaine", a répondu l'entourage de Valérie Pécresse. La ministre de l'Enseignement supérieur a en revanche accepté la proposition de son concurrent d'un débat sur France-3 Ile-de-France.

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Barack Obama s'évade de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école

Aubry.jpgPar l'une des journées les plus mouvementées de sa jeune administration, Barack Obama et son épouse Michelle se sont évadés mardi quelques instants de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école élémentaire de Washington.

Alors que Tom Daschle venait d'annoncer qu'il renonçait au poste de secrétaire à la Santé, le président américain et son épouse sont partis, sans prévenir ou presque, à bord de leur limousine blindée. Ils se sont arrêtés dans une école publique de Washington, où ils ont été accueillis par des enfants totalement indifférents aux aléas des nominations.

"On était juste fatigués d'être à la Maison Blanche", a lancé le président devant les élèves de la Capital City Public Charter School. "On est sortis! Ils nous ont laissé sortir!", a renchéri Mme Obama, suscitant les éclats de rire des enfants et leurs instituteurs.

Pendant qu'à la Maison Blanche, le porte-parole Robert Gibbs faisait face aux questions de la presse sur le forfait de Tom Daschle à la suite de problèmes avec le fisc, le président a répondu aux questions d'enfants de l'âge de sa fille Sasha sur ses héros préférés, Spiderman et Batman en l'occurrence.

La présidence a fait savoir que cette visite était prévue, mais n'avait pas été annoncée publiquement à l'avance.

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Le Président de la République "épingle" JK Rowling

Aubry.jpgLa créatrice d'«Harry Potter»aurait-elle ensorcelé Nicolas Sarkozy? Elle recevra aujourd'hui, mardi 3 février à 18 heures, des mains mêmes du président de la République, les insignes de Chevalier de la légion d'honneur. On voit par là que le locataire de l'Elysée n'est pas aussi allergique à la littérature qu'on a pu le prétendre ici ou , et que les procès d'intention qui lui ont été faits sur ce chapitre ne manquaient pas de mauvaise foi.

Récompenser le talent de Mrs J.K. Rowling,  quantifiable en centaines de millions d'exemplaires vendus, en offre une démonstration éclatante. Comment ne pas admirer en effet l'extraordinaire success story de cette mère célibataire devenue, grâce à sa plume, la plus grosse fortune d'Angleterre, et cela avec le souci toujours philanthrope de lutter contre la pauvreté? Rien d'étonnant, en tout cas, à ce qu'elle séduise Nicolas Sarkozy, qui avait confié pendant la campagne présidentielle à Yasmina Reza:

«Moi, je regrette, un type qui vend à des millions d'exemplaires, ça m'intéresse. Si je lis pas Marc Levy, si je regarde pas le Tour de France, je fais un autre métier.»

Au revoir Clémenceau!

Aubry.jpgL'ancien porte-avions Clemenceau a quitté Brest (Finistère) mardi dans le sillage d'un remorqueur, pour gagner sa dernière destination, le chantier de déconstruction d'Hartlepool (nord-est de l'Angleterre), exploité par la société Able UK. Le collectif d'associations mobilisées contre son transfert a pris acte de son départ "sans amertume".

"Nous pensons que la décision du tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) de ne pas suspendre son départ est politique, mais tant pis", a déclaré à l'Associated Press Jean-Paul Hellequin, président de Mor Glaz, association qui milite pour une mer propre et des pratiques respectueuses des hommes et de l'environnement.

En milieu d'après-midi mardi, le Clemenceau désormais appelé Q790 avançait à petite vitesse à l'extrémité nord de la Bretagne, dans le sillage du remorqueur océanique Anglian Earl, affrété par la société d'exploitation du chantier, Able UK. "Selon nos prévisions, il devrait rallier Hartlepool entre quatre et cinq jours", soit samedi ou dimanche, a précisé le capitaine de frégate Bertrand Hudault, officier de relations publiques de la préfecture maritime de l'Atlantique.

Le patrouilleur de la marine nationale Flamant et le remorqueur de haute mer Malabar suivent le convoi. Une présence militaire a été requise, par arrêté du préfet maritime de l'Atlantique, lundi, pour écarter à plus de 300 mètres tout importun sur le parcours du convoi dans les eaux territoriales françaises, de Brest jusqu'au détroit du Pas-de-Calais.

Les opposants prennent acte du départ du Clemenceau, mais ne désarment pas. Même si leurs moyens de contestation sont minces désormais. "Selon les motivations de la décision du tribunal administratif de Rennes de rejeter (lundi) les deux référés suspension que mon client, l'association AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable) avait déposés, je formulerai ou non un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat", a expliqué l'avocat David Rajjou. Elles devront être soit incomplètes, soit critiquables".

"De toutes les façons, il me semble peu probable qu'une décision devant le Conseil d'Etat, si elle nous était favorable, fasse revenir le Clemenceau à Brest", a-t-il reconnu. En revanche, les actions juridiques que son homologue anglais, défenseur de l'association "Friends of Hartlepool" ne manquera pas de déposer -en particulier sur la procédure de déconstruction du Clemenceau- nourriront les recours au fond que la justice examinera en France dans les prochaines semaines, a-t-il précisé en substance. "Nous allons mettre en place une veille juridique pour suivre la déconstruction du Clemenceau", a ajouté Me Rajjou.

Le Clemenceau parti, les adeptes de la déconstruction à Brest, un temps sur les rangs pour démanteler sur place l'ancien porte-avions lorgnent d'autres bâtiments à déconstruire. "Nous allons demander à rencontrer rapidement le préfet maritime de l'Atlantique pour lancer une filière à Brest", a souligné Jean-Paul Hellequin. "La page Clemenceau est tournée, mais il reste un livre à écrire".

Le porte-avions Clemenceau, admis au service actif en 1961, a été désarmé en 1997. Il va servir de garage de pièces de rechange pour l'autre porte-avions français, le Foch, avant d'être transféré en 2002 sous le nom Q790 à la Direction nationale des interventions domaniales. Il est vendu en 2003 à un chantier espagnol mais l'Etat français casse le contrat quand il voit que le porte-avions est remorqué vers la Turquie. Retour à Toulon fin 2003. Vendue une seconde fois à un chantier indien, la coque Q790 quitte la France fin décembre 2005. Mais en février 2006, le Conseil d'Etat donne raison à des associations écologistes en ordonnant la suspension du transfert de l'ex-Clemenceau vers l'Inde. L'ancien porte-avions rallie Brest le 17 mai de la même année. A l'issue d'un nouvel appel d'offres, Able UK remporte le marché en juillet 2008.

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lundi, 02 février 2009

Le Président de la République s'exprimera jeudi à la télévison

Aubry.jpgNicolas Sarkozy devrait s'exprimer jeudi sur la crise économique. C'est ce qu'a indiqué lundi le ministre de la Relance Patrick Devedjian, sans préciser sous quelle forme. L'Élysée n'a cependant pas confirmé sa participation jeudi, sur TF1 et France 2, à "une émission exclusivement consacrée à la crise économique, ses causes, et les solutions envisagées pour en sortir", comme l'a révélé samedi Le Figaro . Outre les deux présentateurs vedettes du 20 heures, Laurence Ferrari et David Pujadas, le Président serait interrogé par des journalistes économiques de RTL et France Inter, précise le quotidien.

"Le président s'est donné le week-end pour réfléchir", a affirmé un de ses conseillers cité par le journal, qui reconnaît toutefois que la logique voudrait qu'il s'exprime "à chaud", c'est-à-dire une semaine après la grève massive de jeudi dernier . C'est également le seul soir de la semaine où l'agenda officiel du président de la République ne mentionne aucune activité. Déjà, au soir de cette journée de mobilisation, le chef de l'État a concédé que la crise économique suscitait une "inquiétude légitime" et imposait aux pouvoirs publics un "devoir d'écoute", de "dialogue" et "une grande détermination à agir".

Le Président confirmait ainsi la volonté de maintenir le dialogue avec les syndicats, mais sans pour autant apporter la moindre concession à leurs revendications. "La France doit sortir plus forte de cette épreuve", poursuivait Nicolas Sarkozy, en prenant soin de remercier "les agents du service public qui ont eu à coeur de faire fonctionner le service minimum". Le locataire de l'Élysée devrait rencontrer courant février les partenaires sociaux "afin de convenir des réformes à conduire en 2009 et des méthodes pour les mener à bien". Il n'est donc plus question de dire, comme le 5 juillet dernier devant des cadres et des militants de l'UMP : "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit."

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