samedi, 29 novembre 2008
Conférence de Doha: plaidoyer pour l'aide au développement malgré la crise
DOHA (AFP) — L'ONU et l'Union européenne ont plaidé samedi à Doha, à l'ouverture d'une conférence sur le financement du développement, pour que la crise financière ne fasse oublier ni l'aide ni l'environnement, mais peu de résultats sont attendus en l'absence de la plupart des grands leaders mondiaux.
Seul le président français Nicolas Sarkozy a fait le déplacement à Doha, où il a assuré que l'aide de l'Union européenne (UE) aux pays pauvres, notamment en Afrique, ne serait pas "sacrifiée".
En tant que président de l'UE, il a aussi assuré que l'Europe des 27, qui a versé en 2007 61 milliards de dollars d'aide publique au développement (60% de l'aide mondiale), respecterait sa promesse de consacrer au soutien des pays pauvres 0,7% de son produit intérieur brut en 2015.
La délégation française a envisagé de nouveaux moyens, comme des taxes sur les billets d'avion et les émissions de gaz carbonique, pour financer l'aide au Sud.
Pour le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, "la crise financière n'est pas la seule à laquelle nous faisons face". "Nous sommes confrontés aussi à une crise du (processus de) développement et à une accélération du phénomène du changement climatique", a-t-il déclaré à la presse.
"Ces menaces sont inextricablement liées et il faut les traiter comme un seul" et unique problème, d'où la nécessité d'un "plan de relance globale qui puisse répondre aux besoins des économies émergentes et de celles des pays en développement".
M. Ban avait souhaité une réunion vendredi soir à Doha des grands de ce monde dans le sillage du sommet du G20 tenu au milieu du mois à Washington et avant celui d'avril prochain à Londres.
Mais seuls une dizaine de chefs d'Etat et de gouvernement étaient présents et aucune décision n'a été annoncée.
M. Ban a dit espérer que la conférence de quatre jours débouchera sur des mesures concrètes sur l'exécution des Objectifs du Millénaire,
Approuvés en 2000, ces engagements visent à réduire de moitié l'extrême pauvreté à l'horizon 2015, le recul des grandes pandémies, de la mortalité infantile et de l'illettrisme. Comme le suggèrent de nombreux rapports, ils ne seront probablement pas respectés en Afrique.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est attardé sur le défi des changements climatiques, déclarant que ce défi "serait crucial pour les pays en développement".
"Doha et Poznan doivent aller de l'avant ensemble, main dans la main, et bien sûr Copenhague ne réussira pas sans solution sérieuse à la question de l'adaptation" au changement climatique, a-t-il dit, faisant référence à une conférence prévue le mois prochain à Poznan (Pologne) et à un sommet prévu à Copenhague en 2009 sur le changement climatique.
"Il est plus urgent que jamais pour les donateurs d'honorer leurs promesses d'aide", a-t-il dit, notant que 1,4 milliard de personnes dans le monde vivaient avec moins de 1,25 dollar par jour.
Selon lui, l'Union européenne vient d'adopter un programme d'aide alimentaire d'1 milliard d'euros, portant à 1,8 milliard d'euros sa contribution aux pays en développement dans la crise alimentaire.
Les organisations humanitaires ont souligné la nécessité d'honorer les engagements pris et d'augmenter le volume de l'aide.
Christian Aid et Actionaid ont exprimé la crainte que "la présente crise financière ne soit utilisée par les pays riches comme une excuse pour renier leur engagements".
L'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, a quant à lui souligné qu'on attendait trop des pays pétroliers.
"Parfois, nous avons le sentiment qu'on veut placer tout le poids de l'aide au développement sur le dos des pays producteurs de pétrole", a-t-il dit, estimant que cela était "au dessus de leur capacité".
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Source: AFP
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vendredi, 21 novembre 2008
Comment ont voté les "téléspectateurs" pour le gagant de PSacademy?

A quelques exceptions près, Ségolène Royal remporte en région des scores similaires à son résultat national. Revue de détail.
En région Centre, les résultats sont la photocopie conforme du score national: Royal en tête avec 42,22% des suffrages, suivie par Martine Aubry (34,70%) et Benoît Hamon (23,04%).
Dans l'Est, en Moselle, Royal arrive largement en tête avec 820 voix des militants dans le département (56,75 %), contre 375 à Martine Aubry et 267 à Benoit Hamon.
Idem dans le Bas-Rhin: Ségolène Royal remporte 42,5 % des suffrages (386 voix). Martine Aubry suit, avec 43 voix de retard (37,78 %), et Benoit Hamon obtient 179 voix (19,71 %).
Dans le Rhône, fédération de Gérard Collomb, premier signataire de sa motion, Ségolène Royal devient majoritaire. La présidente de Poitou-Charente a réuni hier soir 50,65% des suffrages, soit 22 points de plus que sa seconde, Martine Aubry (28,57%). Celle-ci partait cependant de loin et a bénéficié d'assez bons reports des partisans de Bertrand Delanoë.
Martine Aubry, maire de Lille, arrive d'ailleurs première dans le Nord avec 62,5% des suffrages (sa motion totalisait 58% des suffrages le 6 novembre). Benoît Hamon progresse de trois points. Ségolène Royal, elle, double carrément son score (elle était à 10,39%).
En Aquitaine, Ségolène Royal fait le plein dans quatre départements sur cinq. La Gironde ne sort pas du rang et a bien suivi la tendance nationale en respectant l’ordre du trio. Ségolène Royal est donc en tête, avec 43% des voix. Mais elle marque ici son avance face à Martine Aubry qui n’affiche que 29% des suffrages, au coude à coude avec Benoît Hamon, fort de 26%. Ce dernier arrive en tête dans les Landes.
Dans les Bouches-du-Rhône, les militants ont voté en masse pour Royal, suivant le choix de leur leader départemental Jean-Noël Guérini. Elle remporte 69% des voix, Aubry est loin derrière avec autour de 20%. La maire de Lille, qui avait fait 9,2% le 6 novembre, a semble-t-il récupéré les 9,3% de Bertrand Delanoë. Quant à Benoit Hamon, il réalise autour de 10%, améliorant son score du 6 novembre (6,6%).
En Bretagne, enfin, Royal est nettement en tête: après avoir voté pour la motion de Bertrand Delanoé pour le congrès de Reims, la majorité des militants socialistes bretons ont reporté leurs voix sur Ségolène Royal. L'ex-candidate aux présidentielles réalise son meilleur score dans le Morbihan avec 52,7% des voix devant Benoît Hamon, 25,6%, et Martine Aubry, 22,7%. Les scores sont plus serrés dans le Finistère où la présidente de la région Poitou-Charente réunit quand même 40% des votants sur son nom, devant Martine Aubry, 35%, et le Brestois Benoît Hamon, 25%.
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jeudi, 20 novembre 2008
Qui restera debout?

Les militants socialistes ont commencé à voter jeudi à 17H00 pour élire leur chef parmi trois postulants, Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal, dans un scrutin à l'issue très incertaine, où se profile en filigrane la bataille pour la présidentielle de 2012.
Après l'échec du Congrès de Reims le week-end dernier, qui a donné le spectacle d'un déchirement du premier parti d'opposition, il appartient aux militants d'arbitrer pour dégager un nom et une ligne politique.
C'est la première fois que trois postulants sont en lice depuis l'instauration du suffrage universel militant chez les socialistes, en 1995.
Compte tenu du rapport de force dégagé au scrutin du 6 novembre - 29% pour Royal, 24,3% pour Aubry, 18,5% pour Hamon- aucun des trois ne semble a priori en mesure de rassembler jeudi plus de 50% des voix. Le nom du successeur de François Hollande risque de n'être connu que vendredi soir, à l'issue d'un deuxième tour opposant les deux candidats arrivés en tête du 1er tour.
Les inconnues majeures du scrutin - 17H00 à 22H00 dans quelque 3.200 sections- concernent le taux de participation et le report des voix des partisans de Bertrand Delanoë (25,2%), qui ne devraient pas tous suivre l'appel de leur champion à voter pour la maire de Lille.
Les trois candidats ont mis à profit la grève des enseignants pour marquer leur ancrage à gauche en participant aux défilés - Hamon à Paris, Aubry à Lille - tandis que Royal recevait des syndicats d'enseignants dans son fief de Melle.
Dans la dernière ligne droite avant le scrutin, les ultimes arguments sont mis sur la table: l'ex-candidate à la présidentielle, 55 ans, a insisté sur l'échéance de 2012. "Les militants savent que parmi les leaders du PS il n'y en pas beaucoup qui peuvent être présents au second tour de la présidentielle", prévient-elle.
Elle s'estime la mieux placée pour cette échéance "grâce au lien direct que j'ai avec le peuple français, au travail que j'ai fourni et à l'équipe que j'ai rassemblé". Elle appelle les militants à lui "renouveler" sa légitimité de 2007.
"La seule personne aujourd'hui capable de battre Nicolas Sarkozy en 2012 est Ségolène Royal", avait lancé la veille son bras droit Vincent Peillon.
Mme Aubry, 58 ans, a interpellé sa rivale: "Il faut arrêter de parler de soi, et je le dis aussi à Ségolène. Nous voulons un parti qui s'engage avec des militants".
Benoît Hamon, 41 ans, a dénoncé, lui, les "12 écuries présidentielles qui font de cette élection au poste de premier secrétaire le moment de choisir un candidat" pour 2012. Il met en garde contre les "tranchées profondes" qui se creusent entre socialistes et voit un "risque de division et donc d'affaiblissement et de déclin d'influence" du PS dans la société française.
Au premier tour, la présidente de Poitou-Charentes, 55 ans, devrait sortir en tête, estime-t-on dans les trois états-majors.
M. Hamon se voit au deuxième tour mais ses chances semblent plus limitées. Il a prévu de donner une consigne de vote pour vendredi. Mme Royal lui a tendu la main: "Benoît Hamon sera dans la direction du parti s'il le souhaite".
Mais les positions du champion de l'aile gauche du parti sont considérées comme plus proches de celles de Mme Aubry, qui, au second tour, pourrait y trouver une réserve de voix.
"La chance de Ségolène est de gagner au premier tour, s'il y a un deuxième tour, elle a perdu", prévoit un responsable PS, pour qui l'ex-candidate peut profiter d'un sursaut des absentionnistes, "ces militants à 20 euros qui ont un lien affectif avec elle".
Le successeur de François Hollande sera probablement une femme, mais sa tâche sera ardue pour panser les plaies de Reims, refaire du PS un parti audible, avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2012.
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Auto-entrepreneur, un statut pour gagner plus»
Le secrétaire d'État aux PME explique le mode d'emploi de ce nouveau dispositif.
Le Figaro. - Que signifie être «auto-entrepreneur» ?
Hervé Novelli. - Fondamentalement, cela consiste à offrir à chacun la possibilité de bénéficier d'un gain de revenus supplémentaires, ce qui, en cette période de ralentissement économique, répond à un vrai besoin. Cela devient même une arme anticrise. Tout le monde peut devenir auto-entrepreneur : les salariés qui veulent un complément de revenu, les retraités qui veulent améliorer leur pension, les jeunes qui ont besoin d'un peu d'argent pour leurs études ou encore les chômeurs, pour qui il pourra s'agir d'une chance de rebondir. Par ailleurs, ce statut est ouvert à tout type de métier. En fait, il n'y a qu'une seule limite : pour être auto-entrepreneur, il faut réaliser moins de 80 000 euros de chiffre d'affaires pour une activité commerciale ou moins de 32 000 euros pour ceux qui travaillent dans les services. Ces seuils évolueront chaque année comme le barème de l'impôt sur le revenu.
Comment bénéficier de ce statut et quels sont ses avantages ?
C'est simple : un formulaire à renvoyer au Centre de formalité des entreprises (CFE) ou à remplir en ligne suffira pour lancer son activité, à partir du 1er janvier. L'auto-entrepreneur ne supportera qu'un seul prélèvement fiscalo-social équivalent à 13 % de son chiffre d'affaires mensuel, ou à 23 % pour les activités de service. La somme sera prélevée sur son compte bancaire s'il choisit ce mode de prélèvement. J'insiste sur le fait qu'il n'y a aucune autre taxe à acquitter. Avec ce système, si vous ne faites pas de chiffre d'affaires, pendant un mois ou pendant plusieurs mois, vous ne payez aucune charge, et vous n'avez d'ailleurs pas besoin de faire de déclaration ! Les décrets d'application que nous allons publier d'ici au 15 décembre le précisent clairement. Et si vous arrêtez définitivement votre activité, cela ne vous coûte rien non plus. Pas besoin non plus d'avoir de connaissances particulières du monde de l'entreprise, puisque vous n'avez pas à établir de bilan ou de comptes de résultat. Techniquement, une seule chose vous est demandée : de remplir chaque mois « un livre chronologique des recettes » où vous enregistrez les ventes que vous avez effectuées, et pour les commerçants « un livre des achats ». Sur le plan social s'ajoutent d'autres avantages : l'auto-entrepreneur cotisera au régime social des indépendants, ce qui entrera dans le calcul de la retraite, et bénéficiera de la couverture assurance-maladie dès le premier euro de chiffre d'affaires.
À qui s'adresse ce statut ?
À tout le monde puisque même un salarié aura le droit de devenir auto-entrepreneur en dehors de ses horaires de travail, à la seule condition, toutefois, de ne pas créer une activité qui conduit à démarcher des clients de son employeur sans son accord. Ce régime s'adresse aussi aux professions saisonnières ou intermittentes. Exemple typique, les prestataires de chambres d'hôtes auront intérêt à devenir auto-entrepreneurs pour alléger leurs contraintes. Idem pour les brocanteurs professionnels, ou les commerçants sur Internet, activités qui sont aujourd'hui mal définies juridiquement et fiscalement.
Sur combien d'inscriptions tablez-vous l'an prochain ?
Nous devrions établir un nouveau record cette année, en dépassant les 320 000 créations d'entreprises. Je table sur le fait que 100 000 Français vont devenir auto-entrepreneurs au premier semestre 2009, et 100 000 de plus au second semestre. Au total, si nous continuons sur le même rythme de création d'entreprises « classiques » pour l'an prochain, cela signifie que chaque année, en rythme de croisière, la France comptera 500 000 entrepreneurs nouveaux ! Au-delà des chiffres, il faut bien comprendre que c'est une toute nouvelle philosophie par rapport à notre modèle traditionnel que nous mettons en place. Le but est d'offrir une nouvelle chance à de nombreux salariés, chômeurs ou personnes qui sont en marge du marché du travail. On permet en quelque sorte à chaque Français de réaliser son rêve en créant sa propre entreprise ! Au moment où l'on accuse la société d'être fermée, dure, il s'agit d'une manière d'aider à rétablir l'égalité des chances.
19:35 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, jeune, jeunepopulaire, jeunespopulaires, jeunespop78, jeunepop78, ump
