mardi, 23 décembre 2008

Attentas multiples en France ?

Aubry.jpgCe scénario virtuel s'inspire des événements de fin novembre à Bombay, en Inde, qui ont fait 179 morts.

Il a réuni des acteurs du ministère de l'Intérieur et de la préfecture de police, ainsi que les directions de la police, de la gendarmerie, de la Sécurité civile et les forces spécialisées d'intervention, a précisé le ministère.

Si "notre pays n'est pas plus menacé que d'autres, nous devons être capables de nous adapter à tous les risques d'attentats", a déclaré à la presse la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

Dans le cadre de l'exercice de lundi, une série de sept attentats, dont un avec détournement d'avion, auraient frappé entre 08h45 et 09h30 la région parisienne, Lyon et Marseille.

Cette vague terroriste fictive débute par des coups de feu dans une tour de La Défense, près de Paris, où dix "terroristes" armés prennent des otages. L'attaque est censée faire huit morts et 35 blessés.

Juste après, une fusillade avec prise d'otages éclate dans la tour de la banque LCL, ex-Crédit lyonnais, à Lyon dans le quartier d'affaires de La Part-Dieu. Deux personnes sont tuées et quatre autres blessées dans le hall. Par la suite, 43 otages sont libérés tandis que deux preneurs d'otages sont tués et deux interpellés.

Cette action est suivie à 08h55, cette fois à Paris, d'un attentat à la gare Montparnasse où une moto semble avoir explosé devant l'entrée du bâtiment. Pour corser la situation, les autorités simulent l'explosion d'une bombe déposée ultérieurement au milieu des secours. Ces deux explosions font 21 morts et de nombreux blessés.

ATTAQUE AU CRILLON

A 09h10, la situation se complique dans la capitale avec une attaque à l'hôtel Crillon, place de la Concorde. Un groupe armé de huit personnes ouvre le feu dans le hall et une cinquantaine de clients, dont des diplomates, sont bloqués dans les étages.

Au total, 30 personnes sont tuées, dont 10 gendarmes et deux preneurs d'otages.

Cinq minutes plus tard, une bombe explose au palais des Congrès, porte Maillot, lors d'une conférence sur la liberté de la presse. Elle fait 25 morts et 200 blessés.

A 09h20, l'action se déplace à Marseille où une femme kamikaze saute avec sa bombe à la gare routière. Outre la terroriste, neuf personnes sont tuées.

Enfin, à 09h30, un avion avec à son bord 85 passagers et cinq membres d'équipage est détourné d'Orly vers l'aéroport du Bourget, près de Paris, par quatre pirates disposant d'armes de poing.

Un otage est abattu à titre d'avertissement mais les quatre pirates sont tués lors de l'intervention d'une unité d'élite.

Les leçons de l'exercice sont à usage interne et ne seront pas rendues publiques, a-t-on souligné au ministère de l'Intérieur.

Cet exercice a pris une dimension particulière après l'alerte de mardi dernier au grand magasin parisien Le Printemps-Haussmann, où le dépôt de bâtons de dynamite, qui ne pouvaient toutefois pas exploser, a été revendiqué par un mystérieux "Front révolutionnaire afghan."

Les enquêteurs ne privilégient pas pour le moment une piste afghane et penchent pour un acte isolé.

La sécurité aux abords des grands magasins et lieux fréquentés par le public en cette période de fêtes a été renforcée à Paris et dans les grandes villes de France.

 

lundi, 22 décembre 2008

Une écologie hummaine, promeut le Pape !

Aubry.jpgDressant le bilan de l’année, le pape est revenu lundi 22 décembre sur les JMJ de Sydney et a précisé sa conception de l’écologie, qui concerne à la fois la nature et l’homme
Comme chaque année, les vœux de Noël que Benoît XVI adresse aux cardinaux et aux responsables de la Curie (l’ensemble des services qui aident le pape dans sa charge pastorale) sont l’occasion pour lui de dresser un bilan de son action pour l’année écoulée.
Certes, pour 2008, il n’a oublié lundi ni le voyage aux États-Unis, ni celui en France, « au cours desquels l’Église s’est rendue visible devant le monde et pour le monde, comme une force spirituelle qui indique le chemin de la vie et, au moyen du témoignage de la foi, porte la lumière au monde ». Mais il a choisi de consacrer l’essentiel de son discours au Synode, et surtout aux Journées mondiales de la jeunesse à Sydney, à la manière dont il a vécu l’événement. L’occasion pour lui de donner sa propre conception de ces journées, et du rôle du pape.
Jamais, a-t-il expliqué, même lors des Jeux olympiques, l’Australie n’a vu autant de jeunes à Sydney. Et, alors que l’on craignait qu’un tel rassemblement de jeunes ne provoque de lourdes perturbations, et des scènes de violences, au contraire, ces journées furent une fête. Non pas, a-t-il souligné, une simple version catholique des grands rassemblements de rock pour les jeunes, mais une vraie fête traduisant aussi un profond cheminement spirituel des jeunes présents.

Une "écologie humaine"

À Sydney, lors de la veillée du samedi soir avec les jeunes, Benoît XVI avait tenu une longue et exigeante catéchèse autour de l’Esprit Saint. Il a choisi lundi d’y revenir, de façon à préciser sa vision de l’écologie, dont il a fait l’un des axes de son pontificat. On sait le pape allemand particulièrement sensible à l’urgence de protéger la nature : « Dans la foi en la Création, se tient le fondement ultime de notre responsabilité envers la terre : la terre n’est pas simplement notre propriété que nous pourrions exploiter selon nos propres intérêts et désirs. » Le Créateur, poursuit le pape, a donné à l’homme des règles intrinsèques qu’il doit respecter comme « administrateur de la Création ».
Benoît XVI ancre cette responsabilité de l’homme pour la nature dans l’Esprit Saint : « La terre, le cosmos reflètent l’Esprit Saint créateur. » Mais l’homme aussi est œuvre de l’Esprit ; ce qui lui permet de renvoyer face à face protection pour la nature et protection pour l’homme, élevées au même rang.
L’écologie pour Benoît XVI est une « écologie humaine », expression qu’il a déjà utilisée à plusieurs reprises et qui vise à respecter une « loi naturelle », commune à tous les hommes. Si l’Église a une responsabilité vis-à-vis de la nature, elle en a donc aussi une vis-à-vis de l’homme qu’elle doit protéger contre ses tentatives autodestructrices.
Parmi celles-ci, le pape range ceux qui contestent que l’homme naisse avec une nature sexuée, à savoir les tenants de la théorie du gender – « genre » en français. C’est la volonté du Créateur, qu’il faut respecter comme telle, que l’Homme soit créé homme ou femme, et le mariage, ajoute-t-il, peut être vu comme « sacrement de la Création ».

Première critique directe de la théorie du gender

C’est la première fois que Benoît XVI critique ainsi directement la théorie du gender dans laquelle il voit la manifestation la plus aiguë de la volonté de l’homme de s’émanciper de son Créateur, et de décider de ce qu’il est, seul. Le succès des thèses du gender dans le monde anglo-saxon, dans les enceintes internationales notamment, est en effet un sujet d’inquiétude à Rome.
Récemment encore, c’est parce qu’elle se référait à « l’identité du genre » que le Saint-Siège s’est opposé à la « Déclaration sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre » – présentée à l’Assemblée générale des Nations unies jeudi 18 décembre, qui vise à interdire toute discrimination à l’encontre des homosexuels.

Avant les vancances de fin d'année, députés et sénateurs adopte le collectif budgetaire 2008

Aubry.jpgLe Parlement a adopté définitivement lundi après-midi le collectif budgétaire pour 2008, qui met en oeuvre le volet fiscal du plan de relance de l'économie présenté le 4 décembre par Nicolas Sarkozy.

Avant de partir en vacances pour les fêtes de fin d'année, les députés et les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur les derniers points en discussion. Le Sénat les a approuvées par 183 voix contre 151.

Ce traditionnel projet de loi de finances rectificative de fin d'année a été enrichi par une série d'amendements destinés à faire entrer en application les premières mesures du plan de relance.

Ces amendements mettent notamment en oeuvre le remboursement anticipé des dettes de l'Etat à l'égard des entreprises. Ce remboursement immédiat du trop perçu par l'Etat concerne le crédit impôt recherche, l'impôt sur les sociétés et la TVA, pour un montant total de 9,2 milliards d'euros.

Le Parlement a également doublé le plafond du prêt à taux zéro au titre des logements neufs acquis en 2009, autre mesure du plan de relance.

Députés et sénateurs y ont ajouté une mesure exceptionnelle en faveur de l'investissement locatif. Il s'agit de garantir à tous les contribuables acquérant en 2009 des logements neufs destinés à la location la prise en charge par l'Etat de 25% du prix de ces logements, sous la forme d'une réduction d'impôt étalée sur neuf ans. Ce dispositif remplacera le régime dit Robien.

Le Parlement a aussi voté un amendement du gouvernement étendant de 6,39 milliards de dollars (4,95 milliards d'euros) la garantie de l'Etat français sur des actifs détenus aux Etats-Unis par la banque franco-belge Dexia, sauvée en septembre de la faillite par les gouvernements français, belge et luxembourgeois.

Hors plan de relance, la redevance audiovisuelle a été indexée sur l'inflation. Compte tenu de l'augmentation de 1,5% des prix prévue en 2009, son montant sera donc porté de 116 à 118 euros l'an prochain.

Le collectif budgétaire met par ailleurs en oeuvre l'exonération de taxe professionnelle pour les investissements nouveaux, promise par Nicolas Sarkozy le 23 octobre dernier. Cette mesure s'appliquera jusqu'au 31 décembre 2009.

Au total, le collectif réévalue le déficit budgétaire pour 2008 à 51,5 milliards d'euros, en hausse de dix milliards par rapport aux 41,687 milliards prévus l'an dernier lors du vote du budget 2008.

Le plan de relance creusera le déficit à 79,3 milliards d'euros, soit 3,9% du PIB, selon les chiffres annoncés la semaine dernière par le ministre du Budget Eric Woerth, et confirmés lundi matin devant la commission des Finances de l'Assemblée.

Les autres mesures du plan seront mises en oeuvre par le premier collectif sur le budget 2009, examiné à partir du 7 janvier par les députés.

La gauche prédit déjà un nouveau plan de relance. "En avril, vous en aurez présenté un nouveau", a lancé à Eric Woerth le socialiste Michel Sapin.

dimanche, 21 décembre 2008

Chatel dénonce "l'intoxication" du PS sur le travail dominical

A l'Assemblée, le débat sur la proposition de loi sur le travail dominical, une promesse de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, a été reporté au plus tôt à la mi-janvier après une séance houleuse mercredi.

Le texte qui divise la majorité et rencontre l'opposition acharnée de la gauche est le fruit d'un compromis arraché en début de semaine par le chef de l'Etat qui a une nouvelle fois reçu les députés UMP récalcitrants à l'Elysée.

Les députés reprendront l'examen dans la deuxième quinzaine de janvier du texte "tel qu'il a été arbitré" entre le gouvernement, le groupe UMP et le président de la République, a déclaré Luc Chatel sur Europe 1. "C'est un texte équilibré."

"C'est une loi qui va permettre d'assouplir la législation actuelle qui est absolument ubuesque, absurde, où (dans les zones touristiques, les magasins) sur un trottoir sont ouverts mais pas sur celui d'en face", a ajouté le secrétaire d'Etat.

"Contrairement à l'intoxication que j'entends notamment dans les tracts du Parti socialiste, il n'y a pas de généralisation du travail le dimanche", a-t-il assuré.

La proposition de loi, maintes fois remaniée pour tenir compte des réticences d'une soixantaine de parlementaires UMP, "prend en compte la volonté des salariés qui demandent cette nouvelle liberté (...) et prend en compte le fait qu'on ne va pas imposer aux Français de travailler tous les dimanches partout en France", a fait valoir le porte-parole du gouvernement.

"La majorité est fière d'avoir réformé depuis 18 mois le pays comme nous l'avons fait", a-t-il dit, relativisant le retard pris par le texte à l'Assemblée, qui ne serait dû, selon lui, qu'à "l'obstruction totale" de l'opposition.

Il a rappelé que 71 lois avaient été adoptées depuis le début de la législature grâce à la majorité. "A la rentrée, elle aura récupéré l'énergie nécessaire" pour débattre du travail le dimanche, a-t-il prédit.

Référents communication

samedi, 06 décembre 2008

VENEZ RENCONTRER VALERIE PECRESSE

 

Valérie Pecresse.JPG

Chers amis,

Cette semaine, vous pouvez venir à ma rencontre :

 

Lundi 08 décembre 2008, à 20h30

Mairie de Croissy-sur-Seine

8 rue de Verdun

78290 Croissy-sur-seine

L'inscription est obligatoire, nous vous remercions donc de nous communiquer tous les noms des membres de vos comités de supporters qui seront présents.

 

vendredi, 05 décembre 2008

Sarkozy devance Fillon

Aubry.jpgPour la première fois depuis janvier 2008, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy passe devant celle de François Fillon dans le baromètre télé. Avec 46 % de confiance (contre 48 % de défiance), le président est en léger recul : 1 % en moins par rapport au mois dernier, tandis que le Premier ministre subit, lui, une forte chute de 6 points.

Les Français lui faisant confiance sont moins nombreux que ceux qui ne lui font pas confiance : 42 % contre 50 %. Début novembre, les deux hommes avaient enregistré une forte hausse, Nicolas Sarkozy gagnant alors sept points et François Fillon cinq.

L’effet de la crise
Aujourd’hui, ils pâtissent différemment de la crise. « Les Français créditent encore le chef de l’Etat de son attitude combative face à la crise, de son activisme sur la scène internationale », explique Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de CSA. Certes, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Mais, pour l’instant, tout se passe comme si les Français exigeaient de Sarkozy « une obligation de moyens, mais pas encore de résultats ». A l’opposé, Fillon paie un mois chargé pour le gouvernement, qui a affronté la grogne des magistrats et celle des enseignants, s’est trouvé contesté par sa propre majorité sur les dossiers sensibles de la réforme de l’audiovisuel, de la retraite à 70 ans et du travail le dimanche ces deux derniers thèmes inquiétant une part de l’opinion. C’est dans les catégories sociales plus fragiles, celles des employés, des ouvriers et plus généralement les classes populaires, que la défiance est la plus forte (seuls 35 % des salariés font confiance à François Fillon). Mais Nicolas Sarkozy doit faire attention. Si son plan de relance n’a pas d’effets rapides, notamment sur le pouvoir d’achat et l’emploi, il sera lui aussi rattrapé par la crise, d’autant qu’à compter du 31 décembre il cédera la présidence de l’Europe à son homologue tchèque et aura moins d’occasions de jouer les premiers rôles sur la scène mondiale…

Référents communication

jeudi, 04 décembre 2008

Plan de relance : Patrick Devedjian réagit

Investir dans l'avenir pour relancer notre économie
Accélérer les investissements publics et alléger la trésorerie des entreprises sont les deux piliers du plan de relance de 26 milliards d'euros prévus sur les deux prochaines années, que le Chef de l'Etat a présenté aujourd'hui. Des mesures particulières concernant les secteurs du logement et de l'automobile ont également été annoncées
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Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, réagit au plan de relance annoncé par le Chef de l'Etat jeudi 4 décembre à Douai.

Un plan ambitieux.

Nicolas Sarkozy a dévoilé à Douai, ce jeudi 4 décembre à la mi-journée, son plan de relance de l'économie qui porte environ sur 26 milliards d'euros, alors que la crise s'installe et que le chômage est à la hausse. Selon le chef d'Etat, le plan se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009.

- 26 milliards engagés au total

Le plan porte sur un montant global "de l'ordre de 26 milliards d'euros". Il se traduira par 15,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2009, ce qui devrait porter le déficit public de la France à près de 4 points de PIB l'an prochain, contre 3,1 prévus initialement.

- 10,5 milliards d
'investissements publics
Le plan de relance de l'économie prévoit 10,5 milliards d'euros d'investissements supplémentaires de l'Etat, des grandes entreprises publiques et des collectivités locales pour accélérer divers programmes d'équipement. "Cette accélération sans précédent permettra de gagner plusieurs années", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le plan prévoit 4 milliards d'euros d'investissements publics, 4 milliards pour les entreprises publiques (EDF, La Poste, etc.) et 2,5 milliards pour les collectivités locales.
Le chef de l'Etat a cité notamment les contrats de plan Etat-région, qui "ont pris un retard considérable", la loi de programmation militaire, "l'entretien et la mise en valeur du patrimoine", les hôpitaux, la rénovation des tribunaux, les moyens de la gendarmerie et de la police, et les infrastructures routières, ferroviaires et fluviales.
La réalisation du canal Seine Nord Europe et l'avance "en parallèle" de quatre lignes de TGV font partie de ces investissements.
Il s'agit, a dit Nicolas Sarkozy, de "réaliser les investissement qui dormaient dans les cartons" et "profiteront à "la compétitivité de la France".

- Exonération de charges pour les embauches par les très petites entreprises
Les entreprises de moins de 10 salariés seront exonérées de la totalité des charges patronales pour les embauches réalisées en 2009 de salariés, payés jusqu'à hauteur de 1,6 fois le Smic. Le coût estimé de cette mesure est de 700 millions d'euros. Cette aide de l'Etat, dégressive avec le salaire, sera maximum au niveau du Smic (180 euros par mois) et s'éteindra à 1,6 Smic.

- Un remboursement anticipé de 11 milliards aux entreprises

L'Etat remboursera par anticipation ses dettes aux entreprises à hauteur de 11 milliards d'euros. Le crédit d'impôt recherche sera remboursé par anticipation début 2009. L'Etat remboursera immédiatement aux entreprises de ce que l'Etat leur doit au titre de la perception de la TVA. Restitution plus rapide des excédents d'impôt sur les sociétés. Remboursement immédiat des reports déficitaires d'impôt sur les sociétés. L'État paiera ses factures en retard aux PME industrielles du secteur de la défense.

- Une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du RSA
L'Etat versera à la fin mars 2009 une prime de 200 euros aux bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active (RSA), soit quelque 3,8 millions de ménages, pour un coût de 760 millions d'euros.
"Il serait moralement scandaleux et humainement insupportable de se résigner, sans rien faire, à ce que, ceux qui souffrent quand il y a de la croissance, souffrent davantage quand il n'y a plus de croissance", a affirmé le chef de l'Etat, "c'est une question de solidarité, de justice".
En moyenne, le RSA, qui entre en application au 1er juillet 2009, devrait atteindre entre 100 et 200 euros par mois.

- La Construction de 70.000 logements sociaux
Le plan prévoit la construction ou l'acquisition par l'Etat de 100.000 logements sociaux dans les deux prochaines années et le doublement du prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement neuf. Le coût de la construction et l'acquisition de 100.000 logements neufs, dont 30.000 avaient déjà été annoncés fin octobre dans le cadre du programme de rachat par l'Etat, est estimé à 600 millions d'euros par l'Elysée.
En 2009 pour tous les achats d'un logement neuf, le montant du prêt à 0% sera doublé : la quotité du prêt passera à 30 % du prix du logement et les montants de plafonds de prix des logements sont augmentés, a encore détaillé l'Elysée.
"Cette mesure répond directement aux difficultés d'accès au crédit immobilier des ménages. En particulier ceux qui n'ont pas d'apport personnel", ont expliqué les services du chef de l'Etat.

- Dérégulation partielle des marchés publics
Le seuil en-dessous duquel un marché public peut être conclu "sans aucune procédure" sera porté de 4.000 à 20.000 euros. Cela "permettra aux collectivités publiques de s'adresser de gré à gré à des fournisseurs locaux", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Il faut sortir de cette folie administrative qui s'est emparée de la France sans aucune mesure", a-t-il estimé.
Le chef de l'Etat a également annoncé que "le seuil de publicité à 90.000 euros, propre au cadre des marchés publics, sera supprimé", et que "le seuil au-delà duquel s'applique obligatoirement la procédure d'appel d'offres pour les marchés de travaux sera relevé de 206.000 euros, à la hauteur du seuil européen à 5,15 millions d'euros".
"Les formalités administratives seront considérablement allégées, notamment en ce qui concerne les obligations de publication nationale pour les marchés déjà soumis à des obligations européennes", a-t-il poursuivi. "La Commission d'appel d'offres pour les marchés de l'État sera supprimée".
"Les marchés publics doivent rester encadrés par des règles strictes qui permettent d'éviter les abus et d'offrir une sécurité juridique aux gestionnaires publics", a-t-il estimé. "Mais il faut faire en sorte que ces règles ne rendent pas la passation des marchés publics impossible, compliquée, longue, alors que les événements commandent d'aller vite".

- Assouplissement temporaire des règles d'urbanisme
Les contraintes liées au droit de l'urbanisme seront "temporairement, considérablement assouplies", avec une prorogation d'un an des permis de construire.
"Il est un certain nombre d'opérations qui ne peuvent être engagées parce qu'il y a des problèmes de financement", a affirmé le président en détaillant son plan de relance de l'activité économique.
"Si en plus, les permis de construire ne sont pas prorogés, ça veut dire que pour un certain nombre de collectivités, il faut toute recommencer et c'est cinq ans de retard", a-t-il poursuivi.
"Les coefficients de densité pourront être relevés de 20% dans les communes qui le souhaitent", a dit le chef de l'Etat, ce qui permettra de construire davantage sur une même surface.
"La construction en mitoyenneté ou en contiguïté sera autorisée sur les terrains de taille suffisante", a-t-il annoncé.
Il a également proposé que "le temps laissé aux communes pour manifester leur intérêt pour des terrains publics mis en vente (soit) encadré".

- Une "prime à la casse" de 1.000 euros
Selon le détail de la mesure communiqué par l'Elysée, cette prime sera accordée pour l'achat d'un véhicule particulier ou d'un utilitaire léger émettant moins de 160 g/km de CO2. Son coût est estimé à 220 millions d'euros.
"Je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à ses concurrents", a déclaré Nicolas Sarkozy. "L'Etat est prêt à tout faire pour sauver l'industrie automobile (qui emploie) 10% de la population active française. Mais je ne suis pas d'accord pour aider des entreprises avec l'argent public si celles-ci continuent de délocaliser à l'étranger", a déclaré le chef de l'Etat.
Parallèlement à cette mesure, le plan de relance prévoit aussi un soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français, sous forme d'un prêt de deux fois 500 M euros (à un taux de 8%), selon l'Elysée.
Le plan prévoit aussi la mise en place d'un fonds d'investissement par les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA, afin d'aider aux restructurations des entreprises automobiles sous-traitante.
"Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d'euros dans ce fonds, ainsi que le fonds stratégique d'investissement. Cette somme de 300 millions d'euros pourra être complétée par la participation d'autres acteurs privés, notamment les grands sous-traitants de premier rang", ont détaillé les services du chef de l'Etat.

- Rappel de mesures en faveur de l'emploi
Nicolas Sarkozy a rappelé les mesures en faveur de l'emploi qu'il avait annoncées à Valenciennes le 25 novembre, pour lesquelles l'Etat contribuera à hauteur de 500 millions d'euros.
Il s'agit d'une part de l'extension des contrats de transition professionnelle (CTP) de 7 à 25 bassins d'emploi en difficulté et l'adoption pour les autres bassins d'un système s'inspirant du CTP.
Nicolas Sarkozy avait annoncé d'autre part un assouplissement des règles concernant le chômage partiel et la mise en place d'un fonds de sécurisation des parcours professionnels. Ces dernières mesures font l'objet des négociations en cours entre partenaires sociaux sur la formation professionnelle et l'assurance chômage.
Le chef de l'Etat a prévenu jeudi que, faute d'un accord entre partenaires sociaux avant le 31 décembre, l'Etat prendra ses responsabilités et légifèrera dès le début 2009.
"Les partenaires sociaux devront trouver les solutions les plus ambitieuses, que les choses soient claires, soit il y a accord au premier janvier, soit il n'y pas d'accord et l'Etat prendra ses responsabilités", a affirmé le chef de l'Etat.

- Suivi du plan de relance par un ministre
Le plan de relance de l'économie sera piloté par un membre du gouvernement chargé spécifiquement "d'en suivre l'exécution". Nicolas Sarkozy n'a pas cité de nom.
Le chef de l'Etat a indiqué à Douai qu'un budget spécifique sera dédié au financement de ce plan, "pour être assuré que l'argent que nous mettons en plus dans les ministères ne servira pas à financer les dépenses courantes et habituelles, mais vraiment le plan de relance qui a été décidé". Un collectif budgétaire sera "soumis au Parlement dès le mois de janvier" a ajouté le chef de l'Etat.
"Ce plan sera mis en oeuvre intégralement. Il sera mis en oeuvre rapidement. Il sera mis en oeuvre totalement , a-t-il assuré. Je veillerai à ce qu'il en soit ainsi avec le Premier ministre, de façon à ce qu'il n'y ait aucun recul, aucune hésitation, aucun renoncement par rapport à ce qui a été décidé".
Référents communication

Une résponsabilité pénale dès 12 ans !

Aubry.jpgÉtablir la responsabilité pénale dès l'âge de 12 ans va dans "le bon sens". C'est en ces termes que la garde des Sceaux a réagi en recevant mercredi le rapport de la commission Varinard, qui a été chargée de réfléchir à la réforme de la justice des mineurs en vue d'un prochain projet de loi annoncé pour juin 2009. "Dire qu'un mineur d'aujourd'hui peut justifier une sanction pénale à partir de 12 ans me semble correspondre au bon sens", a déclaré Rachida Dati faisant écho à une des conclusions de la commission Varinard pour laquelle fixer l'âge de la responsabilité pénale à 12 ans se justifie "au regard de la réalité actuelle de la délinquance juvénile". Actuellement, l'ordonnance de 1945 relative à la justice des mineurs prévoit que la responsabilité pénale doit être établie par le juge en charge du dossier, avec un critère subjectif, celui du discernement.

La ministre de la Justice a tenu à mettre de nouveau les pendules à l'heure. Pour elle, responsabilité pénale ne veut pas dire incarcération, et "sanctionner ne veut pas dire emprisonner". Et de défendre une nouvelle gradation des sanctions qui était l'un des cahiers des charges de la commission composée de magistrats, d'éducateurs et de parlementaires. "Les juges pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées qui vont jusqu'à l'incarcération." Ce dernier propose par exemple la "déjudiciarisation de la première infraction", la responsabilisation des parents par la création d'une infraction de non-comparution, ou encore l'instauration d'un avertissement final à l'issue duquel la saisine du juge des mineurs deviendra obligatoire.

Tollé chez les professionnels
Le durcissement de la justice des mineurs que préconise le rapport, surtout l'avancement en France de 13 à 12 ans de l'âge légal d'un emprisonnement pour un crime, suscite un véritable tollé chez les professionnels. "C'est extrêmement grave, car on se retrouve avec de plus en plus de délits criminalisés en raison de circonstances aggravantes", par exemple les violences contre les forces de l'ordre, explique la psychologue Lysia Edelstein, membre du principal syndicat de la Protection judiciaire de la jeunesse, le SNPES-PJJ, qui a déposé un préavis de grève.

Pour le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard, "on est en contradiction avec la Convention internationale des droits de l'enfant, qui prévoit des institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d'infraction à la loi pénale".

Au 1er octobre dernier, 673 mineurs étaient incarcérés en France. Les condamnations pour des crimes, notamment sexuels, concernent chaque année une poignée d'adolescents de moins de 13 ans et quelques centaines de jeunes âgés de 13 à 18 ans. Concernant l'importance du phénomène de la délinquance des mineurs, l'analyse varie. Le ministère de la Justice fonde son projet sur des chiffres qui montrent, selon lui, que le phénomène a explosé. Alors qu'en 1945, 1 mineur sur 166 était mis en cause dans une affaire pénale, la proportion est passée à 1 sur 30 en 2006, plaide-t-il. Il s'agit à 43 % de vols, à 22 % de violences et à 34 % d'"atteintes à la paix publique", ce qui comprend les affaires de drogue. Des sociologues estiment au contraire que la part des mineurs dans la délinquance globale est plutôt en diminution.

Référents communication

Frédéric BOUSCARLE, Président de Handipop


« J’ai souhaité que les Jeunes se mobilisent à l’occasion de la journée Internationale du Handicap ou encore celle des Droits des Personnes. Je suis heureux de l’écho positif qu’ont réservé les jeunes à cette initiative. De nombreux élus ont également répondu présents et s’associent à l’opération. Je suis heureux que nous puissions nous rendre utiles à cette occasion. Pas moins de 10% de la population française est en situation de handicap. Le Handicap est donc une question nationale qui concerne l'ensemble des français.

Dans le prolongement de cette action, nous travaillons à l’accessibilité des outils de communication des Jeunes UMP et nous lancerons dans le courant 2009 une convention Jeunes sur la question du handicap ».

Élise VOUVET, Déléguée nationale des Jeunes UMP en charge des Relations avec les Associations :
« Alors que les décorations de Noël sont déjà partout, il est de notre devoir d’agir concrètement pour les personnes handicapées et malades que notre société a hélas trop souvent tendance à oublier.  C’est pourquoi, la dizaine « 100% Solidaires » est une magnifique occasion pour les fédérations Jeunes UMP de travailler avec le tissu associatif local. Il nous appartient d’inventer un nouveau partenariat en respectant la neutralité politique des associations, dans un esprit de fraternité afin que l’humanisme qui nous anime ne soit pas un vain mot !

Ce partenariat se traduit déjà  par l’audition systématique des acteurs associatifs lors de nos travaux de réflexion et de proposition ».

Référents communication