jeudi, 22 janvier 2009

Darcos : «L'absentéisme, un fléau pour l'école»

LE FIGARO. - L'absentéisme est devenu un problème majeur pour l'école, au point que vous l'avez inscrit au rang de vos priorités. Que comptez-vous faire ?
Xavier DARCOS. - Je veux faire de l'absentéisme une grande cause de l'Éducation nationale. De plus en plus d'élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L'absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l'échec scolaire, lequel mine l'insertion professionnelle et sociale des jeunes. Et c'est lorsqu'un jeune n'est plus encadré, qu'il n'a plus de projet, qu'il peut être conduit à tous les échecs. L'absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas. Certains établissements préviennent les pa­rents rapidement via des SMS ou des appels téléphoniques, mais cela ne suffit pas. Que fait-on lorsque les familles ne veulent pas se déplacer ou ne répondent pas aux appels de l'école ? L'école doit alors aller à leur rencontre. Avec Fadela Amara, qui fait un travail admirable auprès de ces jeunes, nous avons décidé de recruter 5 000 «médiateurs de la réussite scolaire», qui feront l'interface entre l'école et les parents.

Qui seront ces médiateurs ?
Ce seront des personnes qui connaissent les quartiers, les fa­milles, mais qui relèveront de l'Éducation nationale. Il s'agit d'emplois aidés dans le cadre du plan de relance. Ont été ciblés 215 quartiers en difficulté dans lesquels le médiateur aura aussi une fonction d'insertion. C'est important, car, géographiquement, les écoles, collèges et lycées de l'éducation prioritaire sont plus touchés que les autres. Ils seront opérationnels dès le mois de mars pour remplir leur mission.

L'orientation est un casse-tête pour les jeunes et leurs familles. Que comptez-vous faire pour les aider ?
L'orientation était, il est vrai, un des thèmes centraux de la réforme du lycée. Actuellement, le système est trop complexe, opaque, et génère de véritables «délits d'initiés». Il ne fonctionne bien que pour ceux qui savent s'y retrouver. Dès la rentrée prochaine, les élèves et leurs parents pourront recevoir des conseils et des informations par le biais d'une plateforme téléphonique accessible tous les jours jusqu'à 20 heures, doublée d'un service de réponses par Internet, qui sera placée sous l'égide de l'Onisep. Elle associera des conseillers d'orientation psychologues, mais également des acteurs économiques. Nous allons faire en sorte, en outre, que les rendez-vous en tête à tête soient plus fréquents dans les établissements les plus défavorisés. Par ailleurs, à titre expérimental, certains établissements vont consacrer une semaine à l'orientation en milieu d'année.

» Les propositions du Conseil d'orientation pour l'emploi

Les parents sont souvent désarmés devant la complexité des programmes. Peut-on démocratiser le système ?
Je veux donner à chacun la possibilité d'accéder à l'ensemble des savoirs dispensés à l'école. C'est pourquoi, dès le mois de juin, nous allons mettre sur Internet tous les programmes du CP à la terminale. Cette «académie en ligne» sera gratuite et reprendra tous les cours dispensés dans le cadre du Centre national d'enseignement à distance.

Vous avez réformé la formation des enseignants en supprimant une année de stage rémunérée. La qualité de leur formation ne risque-t-elle pas d'y perdre ?
Personne ne conteste l'objectif de cette réforme, qui est de recruter des enseignants disposant d'un niveau de qualification plus élevé. Ils auront tous désormais un master (bac + 5), au lieu d'un bac + 3 ou + 4, qui leur permettra d'entrer plus facilement sur le marché du travail s'ils ne sont pas reçus aux concours d'enseignants. Les futurs enseignants seront aussi mieux préparés à leur métier puisqu'ils auront la possibilité d‘accomplir des stages de mise en pratique professionnelle dans les établissements scolaires, avant même de passer le concours. Enfin, cette réforme s'accompagne d'une véritable revalorisation des débuts de carrière. Les enseignants débutants reçoivent déjà, depuis cette rentrée une prime d'entrée dans la carrière de 1 500 euros, mais nous irons plus loin.

À Paris, plusieurs centaines de maîtres refusent d'appliquer le soutien scolaire que vous avez mis en place. Comment jugez-vous leur comportement ?
On parle beaucoup de la centaine d'enseignants militants qui agissent par pure idéologie et pas assez des 380 000 professeurs des écoles qui font leur travail avec un grand dévouement. Quand un professeur refuse d'aider ses élèves, il rompt la confiance que la Nation place dans l'école.

Comment gérez-vous désormais la réforme du lycée ? N'avez-vous pas été déstabilisé par son report il y a unmois ?
Xavier DARCOS. Au fond, nous avons obtenu ce que nous voulions, calmer le jeu au plan social, ce qui était essentiel pour sauver une réforme qui reste par ailleurs absolument nécessaire. Sachez que 150 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans aucune qualification ni aucun diplôme et qu'un bachelier sur deux n'a aucun diplôme après trois années passées dans l'enseignement supérieur. Tout le monde était d'ailleurs d'accord sur ce constat puisque je rappelle que j'avais signé avec l'ensemble des formations syndicales et des organisations lycéennes un document relevant les points de convergence sur une réforme du lycée. On nous disait que la réforme allait provoquer un mois de janvier explosif au plan social ; je constate que c'est un mois où l'on parle de dialogue, de concertation, et c'est le meilleur service que nous pouvions rendre à la réforme du lycée.

Le président de la République vous a demandé de travailler sur ce dossier avec le directeur de Sciences Po, Richard Descoings. Comment allez-vous mener ce projet ?
Je vais m'appuyer sur Richard Descoings à qui j'ai confié une mission visant à relancer la concertation sur le lycée. Je lui ai notamment demandé d'élargir le débat à la société civile et je sais qu'il apportera lui-même, dans ce débat, toute sa liberté de parole et de pensée. Lorsqu'on traite d'un sujet aussi important que le lycée, il ne peut y avoir de tabou. C'est un travail immense qui l'attend et auquel il s'est déjà attelé d'arrache- pied. J'ai toute confiance en lui.

Vous avez dit le 13 janvier sur France Info : «Je veux aller jusqu'au bout de ma lettre de mission, elle est presque achevée». Avez-vous l'intention de tourner bientôt la page de l'Éducation nationale ?
Il est vrai que j'ai beaucoup avancé dans les réformes que Nicolas Sarkozy m'avait demandé de mener dans la lettre de mission, mais je suis loin d'avoir épuisé toute l'ambition que son projet présidentiel portait pour l'école ! Le président de la République a toujours rappelé qu'il n'y avait pas de projet de société sans projet scolaire. Avec le nouveau programme de travail que je vous dévoile, j'ai l'intention d'aller encore beaucoup plus loin dans la réalisation de cet objectif.

 

Source: Le Figaro

mardi, 20 janvier 2009

Suivez en direct l'investiture du 44ème Président américain, Barack Obama en cliquant sur l'image

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A 18 heures, Dominique de Villepin, ancien Premier Ministre sera l'invité du Talk Orange-Le Figaro

Posez dès maintenant vos questions à Dominique de Villepin en cliquant ici

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lundi, 19 janvier 2009

Il n'y aura plus d'aides publiques sans contreparties

Nicolas Sarkozy.jpgA l'occasion de la présentation de ses vœux aux partenaires sociaux, lundi 19 janvier à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il n'y aurait désormais en France plus d'aides publiques aux entreprises sans contreparties. Si l'Etat mobilise l'argent du contribuable pour aider des entreprises, "il faut que les usines restent en France", a-t-il déclaré, annonçant qu'il souhaitait "informer et consulter" les comités d'entreprise des sociétés lorsque celles-ci recevront des aides publiques. "On n'a rien à craindre de la transparence. L'idée, c'est qu'on devienne une démocratie sociale mature", a-t-il dit.

A dix jours d'une journée de mobilisation nationale, Nicolas Sarkozy a salué l"'esprit de responsabilité des syndicats" sur des dossiers comme la réforme de la représentativité syndicale, "une des grandes réformes du quinquennat", ou encore celui de la formation professionnelle. "Quand il y a eu la réforme si difficile des régimes spéciaux de retraite, le gouvernement a été bien heureux (...) de pouvoir dialoguer avec des organisations rudes mais qui ont fait que ceci s'est passé sans affrontements et sans drame", a-t-il souligné.

Il a néanmoins dit souhaiter que le projet de nouvelle convention sur l'assurance-chômage puisse être mis en œuvre malgré l'opposition de plusieurs syndicats, ajoutant que "si tel n'était pas le cas, il faudra bien qu'on prenne nos responsabilités". Trois des cinq syndicats gestionnaires de l'Unedic (CGT, FO et CFTC) ont déjà annoncé qu'ils ne signeraient pas cet accord négocié fin 2008 avec le patronat sous les encouragements de l'Etat, la CFDT se retrouvant seule jusqu'ici à l'approuver.

Si les syndicats hostiles à la nouvelle convention décidaient de faire jouer leur droit d'opposition, comme le permettent les nouvelles règles sur les accords majoritaires, le gouvernement pourrait demander aux partenaires sociaux de tenter de trouver un nouvel accord ou fixer lui-même de nouvelles règles, au risque de mettre fin au paritarisme. Nicolas Sarkozy a assuré que la nouvelle convention était plus favorable aux chômeurs et a appelé les syndicats à jouer le jeu du paritarisme, ce qui implique selon lui des responsabilités de leur part. Il ne peut y avoir "plus de pouvoir et moins de responsabilités, c'est impensable", a-t-il assuré.

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, a contesté ces déclarations "sur le fond et sur la forme", déclarant notamment qu'"on ne peut pas dire qu'il n'y a pas des réductions de droits" dans la nouvelle convention. "A la limite, même s'il n'y a pas de signature, il pourra l'agréer si l'on suit bien son raisonnement. Donc on n'a même pas besoin de négocier", a-t-il ajouté en soulignant que FO n'excluait rien quant aux suites à donner à son refus de signer la nouvelle convention. Son homologue de la CGT, Bernard Thibault, a estimé de même que Nicolas Sarkozy avait "une lecture qui n'est pas du tout la nôtre sur le contenu de cette convention". "J'ai compris qu'en dernier ressort, le gouvernement agréerait la convention", a-t-il ajouté.

 Source: Le Monde

Ce soir su Canal +, un film sur les énarques !



Des élites politiques et économiques formées à la même école, c’est « l’exception française ». Une particularité qui intrigue et fascine bien au-delà de nos frontières. C’est sans doute ce qui explique que, lorsqu’il y a trois ans, Arte a invité le réalisateur anglais Peter Kominsky, auteur des Années Tony Blair, à venir tourner une fiction politique en France, celui-ci a choisi sans hésitation d’ausculter le fonctionnement de l’ENA.

Un pari osé. Cette institution, fondée par le général de Gaulle à la Libération, pour doter la France d’un corps de fonctionnaires dévoués au service de l’État, ne livre pas facilement ses secrets. Et comment faire de ses élèves, à la réputation si grise et ennuyeuse, des héros de fiction ? Les Anglo-Saxons, habitués à mêler personnages romanesques et faits réels, n’ont pas ce genre d’interrogations. Et si le réalisateur britannique a dû quitter le projet en cours de route, il a laissé en héritage, à ses successeurs, une ambition et des méthodes de travail.

En l’occurrence, une enquête journalistique de près de deux ans, destinée à servir de base au scénario. Une soixantaine d’entretiens ont été réalisés avec d’anciens énarques passés par l’école, entre le début des années 1970 et la fin des années 1980. « Des entretiens purement factuels, raconte Ghislaine Ribeyre, l’une des deux journalistes chargés de l’enquête. Nous leur demandions de raconter leur passage à l’école, comment ils l’avaient vécu, pourquoi ils y étaient entrés, quel était le meilleur et le pire moment et quel bilan ils en tiraient. »

Petit cercle très fermé

Obtenir ces témoignages dans ce petit cercle très fermé n’a pas toujours été chose aisée. Ceux qui ont accepté de s’exprimer l’ont fait sous le couvert de l’anonymat et, peut-être conditionnés par leur devoir de réserve, ont parfois du mal à se livrer.

Au cours de leur enquête, les journalistes vont s’intéresser particulièrement à deux promotions : celle baptisée « Charles de Gaulle » (1972), la seule à avoir contesté de manière radicale la procédure d’affectation dans les grands corps en fonction du rang de sortie, et « Voltaire » (1980), où se sont croisés Ségolène Royal, François Hollande, Michel Sapin, Jean-Pierre Jouyet, Dominique de Villepin et sa sœur…

C’est finalement « Voltaire » qui sera choisie car elle présente le double avantage d’accueillir dans ses rangs une partie de nos dirigeants politiques actuels et de se situer à une période charnière, peu avant l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, qui signera, pour cette génération, « la fin des espérances ».

« C’est un film sur le pouvoir et la structure du pouvoir, explique le réalisateur Raoul Peck, qui avait déjà mis en scène avec brio l’affaire Villemin pour France 3, et a repris le projet. Ce qui m’intéressait, c’était de montrer le processus de transformation de ces élites lorsqu’elles sont confrontées à la réalité et comment chacun compose et est amené à faire des choix. » Pour cela, le film s’attache aux pas de cinq étudiants, interprétés par des jeunes comédiens impeccables, depuis leur passage du redoutable « grand oral » en 1977, jusqu’à leurs premières armes au sein des cabinets ministériels de la gauche au pouvoir.

"Sortir dans la botte"

Des archétypes – l’aristocrate, la provinciale, le fils d’ouvrier, le militant… –, inspirés de leurs célèbres modèles, mais qui acquièrent rapidement leur autonomie pour devenir des personnages à part entière, dont l’histoire montre les ambitions, les espoirs mais aussi les blessures et les désillusions. « J’ai été frappée de découvrir dans les entretiens que, pour beaucoup d’anciens élèves, le passage à l’ENA a été vécu comme une souffrance », témoigne Ghislaine Ribeyre.

Le grand oral, le premier stage en administration, l’obsession de sortir « dans la botte » – dans les 20 premiers du classement –, ce qui détermine la carrière : autant d’expériences « quasi traumatiques », selon le réalisateur, qui forment l’ossature de la première partie du film, la plus réussie.

Celle-ci montre avec réalisme, mais sans beaucoup de nuances, comment l’« école » formate, et parfois broie, ses élèves. En leur fournissant un moule intellectuel, mais aussi en les obligeant à accommoder leurs convictions avec les nécessités du service de l’État.

Cette « école du pouvoir » est aussi un film sur le constat d’échec d’une génération qui est entrée à l’ENA, convaincue de pouvoir changer le système de l’intérieur et qui a déchanté. Au fond, conclut Raoul Peck, dont l’expérience d’ancien ministre de la culture en Haïti a sans doute été précieuse, « il permet de comprendre beaucoup de choses sur la façon dont on fait de la politique aujourd’hui… »

Barack Obama tourne une page de l'histoire

Barack Obama.jpgLes festivités entamées samedi, qui culmineront mardi avec la prestation de serment, promettent de pulvériser tous les records d'affluence, de dépenses, de glamour. Et d'inconfort.

Les fans se sont battus pour obtenir des places, les journalistes du monde entier ont joué des coudes pour couvrir l'événement et les stars de Hollywood pour s'y produire. Les dernières estimations, très empiriques, prévoient 2 millions de personnes demain, du jamais-vu dans l'histoire du pays. Des centaines de milliers de fans venus du monde entier ont déjà envahi la capitale, qui a des airs de ville assiégée avec près de 20 000 membres des forces de l'ordre en alerte. Depuis samedi, c'est la fête non-stop à Washington avec des dizaines d'événements et de soirées, qui atteindront leur apogée demain soir. Dimanche, près de 500 000 personnes ont assisté au concert géant donné au pied du Lincoln Memorial.

«Bien que nous soyons habitués aux événements de ce genre, celui-ci va nous forcer à réécrire l'histoire des investitures», prédit Eleanor Holmes, députée de Washington DC.

Le moment est historique : le premier président noir des États-Unis va emménager demain dans une Maison-Blanche construite par des esclaves après avoir prêté serment sur la bible personnelle d'Abraham Lincoln (qui a aboli l'esclavagisme en 1865). Par une incroyable coïncidence, l'investiture d'Obama tombe aussi le lendemain du 80e anniversaire de la naissance de Martin Luther King, célébré aujourd'hui dans tout le pays.

Barack Obama avait promis une investiture «pour tous les Américains». Il a tenu parole. Pour la première fois, le National Mall est entièrement ouvert au public. L'esplanade de trois kilomètres qui s'étend depuis le Lincoln Memorial jusqu'au Capitole peut accueillir jusqu'à 1,7 million de personnes.

La cérémonie d'investiture sera aussi globale, retransmise en direct à la télévision dans de nombreux pays, intégralement sur Internet et même dans des centaines de cinémas à travers les États-Unis. Les chaînes de télévision américaines ont payé plus de 5 millions de dollars pour les droits de retransmission. Jamais des festivités présidentielles n'auront été aussi accessibles.

 

Coût : 50 millions de dollars

 

Cela aura sûrement convaincu quelques millions de fans de ne pas se rendre à Washington, au grand soulagement des services de sécurité. Mais la mission de ces derniers s'annonce néanmoins périlleuse. Mardi, les fans n'auront qu'un objectif : s'approcher le plus près possible d'Obama. Ils ont d'ailleurs tout fait pour mettre la main sur l'un des 540 000 tickets pour la cérémonie d'investiture et le défilé, les seuls qui permettront vraiment de le voir de près et qui ont été distribués gratuitement par les membres du Congrès.

La frénésie était telle que le comité présidentiel d'inauguration a été obligé de faire passer une loi exceptionnelle au Sénat en interdisant la revente au marché noir. Le 9 janvier, 5 000 tickets mis exceptionnellement en vente en ligne à 25 dollars ont disparu en moins d'une minute pour être revendus jusqu'à 3 600 dollars. Ces derniers jours, les plus désespérés essayaient encore de faire du troc sur le site Craigslist : un dentiste offrait une nouvelle dentition gratuite contre un billet Obama, un fan de hard rock visiblement optimiste espérait bien échanger son billet de concert pour Metallica.

Cette investiture s'annonce aussi comme la plus chère de l'histoire. Son coût est estimé autour de 50 millions de dollars sans la sécurité (celles de Bush avaient coûté 42 millions). Bien qu'il ait interdit les dons d'entreprises et de lobbyistes, Obama n'a eu aucun mal à lever les fonds. Les financiers de Wall Street, qu'on croyait ruinés, ont été extrêmement généreux, tout comme les patrons d'entreprise (à titre personnel) et les stars de Hollywood. Sharon Stone, Halle Berry, George Lucas et Steven Spielberg ont tous donné le maximum : 50 000 dollars. Jamais une investiture n'aura attiré autant de célébrités. Bono, Sting, Springsteen, Beyoncé, les frères Jonas, Jay-Z, Ne-Yo, Spike Lee, Tiger Woods et des dizaines d'autres stars seront là. La rumeur veut même qu'Obama chante demain avec Aretha Franklin.

Pour faire partie de l'Histoire, il faudra cependant faire preuve de bravoure et d'endurance : attendre entre 3 et 5 heures, debout, par des températures au-dessous de zéro jusqu'à l'heure de l'investiture, à midi. Même les VIP devront être patients.

Mais la plus grosse controverse en ce moment à Washington est plus sérieuse. Seulement 5 000 toilettes portables ont été prévues le long du Mall, ce qui suffirait à moins de 150 000 personnes, selon les standards de l'armée américaine. Et ce qui fait dire à Millicent Caroll, autorité dans l'industrie des toilettes portables, que «cela ne va pas être joli à voir».

Comme l'a dit Malia Obama la semaine dernière à son père, son discours a plutôt intérêt d'être bon.

 

Source: Le Figaro

vendredi, 16 janvier 2009

Invité du Talk Orage Le Figaro, Eric Woerth soutient l'action de François Fillon

jeudi, 15 janvier 2009

Posez vos questions à Eric Woerth

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Posez vos questions à Eric Woerth, Ministre du budget. Il sera invité ce soir à 18 heures au "Talk Orange Le Figaro"

 

Coup de chapeau à Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, dont le nom avait été évoqué pour succéder à Eric Besson au secrétariat d’Etat chargé notamment de l’économie numérique, a déclaré jeudi au figaro.fr que la nomination de Nathalie Kosciusko-Morizet à ce poste était "un bon choix". "Elle a une sensibilité sur ces questions et elle peut compter sur mon soutien".

Le sénateur a souhaité "remercier François Fillon" d’avoir évoqué son nom, confirmant également avoir eu des contacts "au plus haut niveau de l’État". À cette occasion, Bruno Retailleau dit avoir insisté sur trois points : "mon appartenance à la majorité, le fait que je déplore que l’ouverture ne se fasse qu’à gauche et mon souhait de conserver ma liberté". "Le premier ministre était d’accord sur ces points", ajoute-t-il.

Bruno Retailleau estime par ailleurs que le développement de l’économie numérique est indispensable "pour la construction d’une France moderne". "La croissance doit avoir deux dimensions incluant certes la politique industrielle mais aussi le développement du numérique", ajoute-t-il.

Nous pouvons saluer le courage d'un homme qui a su conserver ses convictions en renonçant à un portefeuille ministériel. Qu'on apprécie cet homme politique ou non, nous ne pouvons que souligner cet acte louable.

Source: Le Figaro

Retour sur les voeux du Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy