mercredi, 04 février 2009

Barack Obama s'évade de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école

Aubry.jpgPar l'une des journées les plus mouvementées de sa jeune administration, Barack Obama et son épouse Michelle se sont évadés mardi quelques instants de la Maison Blanche pour une visite surprise dans une école élémentaire de Washington.

Alors que Tom Daschle venait d'annoncer qu'il renonçait au poste de secrétaire à la Santé, le président américain et son épouse sont partis, sans prévenir ou presque, à bord de leur limousine blindée. Ils se sont arrêtés dans une école publique de Washington, où ils ont été accueillis par des enfants totalement indifférents aux aléas des nominations.

"On était juste fatigués d'être à la Maison Blanche", a lancé le président devant les élèves de la Capital City Public Charter School. "On est sortis! Ils nous ont laissé sortir!", a renchéri Mme Obama, suscitant les éclats de rire des enfants et leurs instituteurs.

Pendant qu'à la Maison Blanche, le porte-parole Robert Gibbs faisait face aux questions de la presse sur le forfait de Tom Daschle à la suite de problèmes avec le fisc, le président a répondu aux questions d'enfants de l'âge de sa fille Sasha sur ses héros préférés, Spiderman et Batman en l'occurrence.

La présidence a fait savoir que cette visite était prévue, mais n'avait pas été annoncée publiquement à l'avance.

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Le Président de la République "épingle" JK Rowling

Aubry.jpgLa créatrice d'«Harry Potter»aurait-elle ensorcelé Nicolas Sarkozy? Elle recevra aujourd'hui, mardi 3 février à 18 heures, des mains mêmes du président de la République, les insignes de Chevalier de la légion d'honneur. On voit par là que le locataire de l'Elysée n'est pas aussi allergique à la littérature qu'on a pu le prétendre ici ou , et que les procès d'intention qui lui ont été faits sur ce chapitre ne manquaient pas de mauvaise foi.

Récompenser le talent de Mrs J.K. Rowling,  quantifiable en centaines de millions d'exemplaires vendus, en offre une démonstration éclatante. Comment ne pas admirer en effet l'extraordinaire success story de cette mère célibataire devenue, grâce à sa plume, la plus grosse fortune d'Angleterre, et cela avec le souci toujours philanthrope de lutter contre la pauvreté? Rien d'étonnant, en tout cas, à ce qu'elle séduise Nicolas Sarkozy, qui avait confié pendant la campagne présidentielle à Yasmina Reza:

«Moi, je regrette, un type qui vend à des millions d'exemplaires, ça m'intéresse. Si je lis pas Marc Levy, si je regarde pas le Tour de France, je fais un autre métier.»

Au revoir Clémenceau!

Aubry.jpgL'ancien porte-avions Clemenceau a quitté Brest (Finistère) mardi dans le sillage d'un remorqueur, pour gagner sa dernière destination, le chantier de déconstruction d'Hartlepool (nord-est de l'Angleterre), exploité par la société Able UK. Le collectif d'associations mobilisées contre son transfert a pris acte de son départ "sans amertume".

"Nous pensons que la décision du tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) de ne pas suspendre son départ est politique, mais tant pis", a déclaré à l'Associated Press Jean-Paul Hellequin, président de Mor Glaz, association qui milite pour une mer propre et des pratiques respectueuses des hommes et de l'environnement.

En milieu d'après-midi mardi, le Clemenceau désormais appelé Q790 avançait à petite vitesse à l'extrémité nord de la Bretagne, dans le sillage du remorqueur océanique Anglian Earl, affrété par la société d'exploitation du chantier, Able UK. "Selon nos prévisions, il devrait rallier Hartlepool entre quatre et cinq jours", soit samedi ou dimanche, a précisé le capitaine de frégate Bertrand Hudault, officier de relations publiques de la préfecture maritime de l'Atlantique.

Le patrouilleur de la marine nationale Flamant et le remorqueur de haute mer Malabar suivent le convoi. Une présence militaire a été requise, par arrêté du préfet maritime de l'Atlantique, lundi, pour écarter à plus de 300 mètres tout importun sur le parcours du convoi dans les eaux territoriales françaises, de Brest jusqu'au détroit du Pas-de-Calais.

Les opposants prennent acte du départ du Clemenceau, mais ne désarment pas. Même si leurs moyens de contestation sont minces désormais. "Selon les motivations de la décision du tribunal administratif de Rennes de rejeter (lundi) les deux référés suspension que mon client, l'association AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable) avait déposés, je formulerai ou non un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat", a expliqué l'avocat David Rajjou. Elles devront être soit incomplètes, soit critiquables".

"De toutes les façons, il me semble peu probable qu'une décision devant le Conseil d'Etat, si elle nous était favorable, fasse revenir le Clemenceau à Brest", a-t-il reconnu. En revanche, les actions juridiques que son homologue anglais, défenseur de l'association "Friends of Hartlepool" ne manquera pas de déposer -en particulier sur la procédure de déconstruction du Clemenceau- nourriront les recours au fond que la justice examinera en France dans les prochaines semaines, a-t-il précisé en substance. "Nous allons mettre en place une veille juridique pour suivre la déconstruction du Clemenceau", a ajouté Me Rajjou.

Le Clemenceau parti, les adeptes de la déconstruction à Brest, un temps sur les rangs pour démanteler sur place l'ancien porte-avions lorgnent d'autres bâtiments à déconstruire. "Nous allons demander à rencontrer rapidement le préfet maritime de l'Atlantique pour lancer une filière à Brest", a souligné Jean-Paul Hellequin. "La page Clemenceau est tournée, mais il reste un livre à écrire".

Le porte-avions Clemenceau, admis au service actif en 1961, a été désarmé en 1997. Il va servir de garage de pièces de rechange pour l'autre porte-avions français, le Foch, avant d'être transféré en 2002 sous le nom Q790 à la Direction nationale des interventions domaniales. Il est vendu en 2003 à un chantier espagnol mais l'Etat français casse le contrat quand il voit que le porte-avions est remorqué vers la Turquie. Retour à Toulon fin 2003. Vendue une seconde fois à un chantier indien, la coque Q790 quitte la France fin décembre 2005. Mais en février 2006, le Conseil d'Etat donne raison à des associations écologistes en ordonnant la suspension du transfert de l'ex-Clemenceau vers l'Inde. L'ancien porte-avions rallie Brest le 17 mai de la même année. A l'issue d'un nouvel appel d'offres, Able UK remporte le marché en juillet 2008.

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lundi, 02 février 2009

Retour en force pour Kadhafi.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA), réunis en sommet à Addis Abeba, ont élu, lundi 2 février, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à la tête de l'organisation pour un an, en remplacement du président tanzanien Jakaya Kikwete, a annoncé une porte-parole de l'UA.

Diriger l'UA pendant un an

"Le Guide libyen a été élu, au cours d'une séance à huis clos, par les chefs d'Etat pour diriger l'UA pendant un an", a déclaré à l'AFP Habiba Mejri-Cheikh, porte-parole de l'UA.
"Il s'adresse actuellement, en tant que nouveau président, à l'Assemblée pour présenter son programme et ses intentions", a-t-elle ajouté.
L'Union africaine compte 53 membres.

Début de l'audience disciplinaire

Aubry.jpgAprès deux procès d'assises qui ont révélé le fiasco judiciaire d'Outreau, Fabrice Burgaud, magistrat qui a instruit ce dossier, comparaît devant le Conseil supérieur de la magistrature. Dès lundi matin, et pendant toute la semaine, il devra répondre des fautes qu'il aurait commises en menant cette enquête très critiquée. Son «procès» constitue l'épilogue de l'affaire d'Outreau qui a durablement ébranlé le monde judiciaire et la confiance des Français dans leur justice.

 

 

  • Qu'est-il reproché au magistrat?

Les acquittés et leurs avocats estiment que le juge d'instruction n'a jamais voulu renoncer à des accusations «absurdes», dans cette affaire hors norme où treize personnes ont été acquittées après avoir passé jusqu'à trois ans sous les verrous. Comment un tel drame a-t-il pu se produire ? La commission d'enquête parlementaire a mis à nu une procédure jalonnée de fautes, démontant, notamment, les rouages d'une instruction menée trop à charge. En juin 2006, l'Inspection générale des services judiciaires a elle relevé «de très nombreuses insuffisances» des magistrats, mais sans préconiser de poursuite disciplinaire. Face à ce sujet sensible, Pascal Clément, alors ministre de la Justice, a toutefois décidé de saisir le Conseil supérieur de la magistrature sur la responsabilité du juge d'instruction et du procureur de la république Gérald Lesigne. Quels que soient les manquements en aval, l'instruction elle-même reste au cœur du dossier. Formellement, la Chancellerie a dressé une liste de griefs à l'encontre de Fabrice Burgaud, comme la non-prise en compte d'éléments à décharge, l'absence de réponses aux exigences légitimes des mis en cause, le trop grand crédit accordé aux déclarations des enfants ou les insuffisances dans les interrogatoires.

 

  • Comment va-t-il se défendre?

Fabrice Burgaud s'est entouré de trois défenseurs, deux avocats chevronnés, Patrick Maisonneuve et Jean-Yves Dupeux, ainsi que le haut magistrat Jean-Yves Montfort, qui entendent d'emblée contester la note rédigée fin janvier par la directrice des services judiciaires. Celle-ci dénonce en effet «le caractère systématique voire volontaire» des «manquements» du juge et le tient pour seul responsable du fiasco car, selon elle, ses «pratiques ont compromis, pour les autres magistrats (….), le contrôle d'un dossier rendu confus…». Devant les sages se succéderont les témoignages d'autres magistrats impliqués dans l'affaire ainsi que des collègues de Fabrice Burgaud (après Outreau, il fit un passage à l'antiterrorisme) et les présidents des principaux syndicats de magistrats. Le manque de moyens du tribunal de Boulogne, l'importance accordée à l'époque par tous les spécialistes à la parole des enfants, la jeunesse et l'inexpérience du magistrat, qui a souvent dit avoir agi selon les enseignements qu'il avait reçus, devraient notamment être invoqués.

 

  • Quelle sanctions encourt-il?

L'échelle des peines que peut prononcer le Conseil supérieur de la magistrature va de la simple réprimande à la révocation. Toute la difficulté pour le Conseil sera de déterminer quelles actions de Fabrice Burgaud relèvent de l'«acte juridictionnel», intouchable par nature, ou d'éventuelles fautes, pouvant, elles, être sanctionnées. Par ailleurs, la loi d'amnistie votée en 2002 joue en faveur de Fabrice Burgaud comme elle a protégé le procureur Gérald Lesigne, contre qui les sages n'ont retenu en juillet aucune faute professionnelle. En revanche, le calendrier politique, estiment ses défenseurs, ne lui est pas favorable, puisque le gouvernement veut supprimer la fonction de juge d'instruction. Par la note qu'elle a versée au dossier, la Chancellerie a en tout cas montré qu'elle comptait réclamer une lourde sanction. Fabrice Burgaud symbolise à lui seul le fiasco d'Outreau, qui, aux yeux de l'opinion, estime-t-elle, ne peut rester impuni.

Bug général sur Google.

Entre 14h30 et 15h25 samedi, le moteur de recherche pointait du doigt l'ensemble des sites Web comme dangereux. Google explique ce bug par une erreur humaine interne.

Aubry.jpg"Ce site pourrait endommager votre ordinateur". L'ensemble des résultats de recherche proposés par Google étaient accompagnés de ce message entre 14h30 et 15h25 ce samedi 31 janvier 2009. Une alerte publiée en théorie pour les seuls sites susceptibles de représenter une menace de sécurité pour l'internaute. Et ironie du sort, même le site de Google était affublé de la sorte. Le bug s'est limité au moteur de recherche principal, et ne concernait pas le moteur d'actualités.

Quelques minutes après la résolution du problème, Marissa Mayer, vide-présidente de Google, a publié une note sur son blog expliquant l'incident par une erreur humaine tout en incriminant StopBadware.org : un fournisseur de listes de sites dangereux avec lequel le groupe travaille. 30 minutes plus tard, StopBadware.org dénonçait cette mise en cause. Une heure après, Google publiait un mea culpa, reconnaissant être seul responsable.

Il semble en effet que StopBadware.org ne soit pas à l'origine de l'incident. Explication : Google parcours en permanence le Web par le biais d'agents intelligents pour repérer les sites dangereux, que ce soient les sites de phishing ou les malware – générant l'installation de codes malicieux sur le poste de l'internaute. C'est à partir des données issues de cette opération que Google génère ses alertes de sécurité. Ces informations sont ensuite reprises par StopBadware.org qui les exploite pour publier des rapports d'analyse ciblant les directeurs techniques, pour les aider à nettoyer leur site par exemple.

L'erreur aurait eu lieu lors de la mise à jour de cette liste de sites jugés dangereux dans les bases de Google. Les adresses Internet en question auraient été décochées par erreur, et la fonction d'alerte cochée par mégarde pour l'ensemble des URL du moteur de recherche.

Suite à ce mauvais paramétrage, le bug aurait commencé à apparaître entre 14h27 et 14h40. Dans la foulée de sa résolution, il aurait disparu entre 15h10 et 15h25. "C'était clairement une erreur de notre part, et nous sommes désolés pour la gêne occasionnée pour les utilisateurs", a donc reconnu Google, en promettant de tout mettre en œuvre pour qu'un tel problème ne se reproduise pas, notamment par la mise en place de nouveaux points de contrôle. La société a de plus indiqué qu'une enquête plus approfondie était en cours.

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mercredi, 24 décembre 2008

Le Brésil achète Français!

Aubry.jpg

Le Brésil a signé, mardi 23 décembre, l'achat de 50 hélicoptères de transport français EC-725 qui seront assemblés au Brésil, et quatre sous-marins d'attaque Scorpène. Un cinquième sous-marin, à propulsion nucléaire, sera construit avec la coopération française. Ces contrats ont été signés en présence du président français et de son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Selon une source à la présidence française, le contrat sur les sous-marins est de 6,7 milliards d'euros dont 4,1 milliards pour la France, le reste allant à des entreprises brésiliennes.
Celui des hélicoptères se monte à 1,9 milliard d'euros pour les entreprises françaises, a indiqué la même source.
Ces accords s'accompagnent d'importants transferts de technologie, une priorité brésilienne qui veut développer son industrie de défense.

Transferts de technologie
En vertu du transfert technologique, les hélicoptères seront assemblés au Brésil à Itajuba, dans le Minas Gerais (sud-est) par la société Helibras, détenue à hauteur de 45% par Eurocopter, filiale d'EADS, le géant européen de défense et d'aéronautique.
Les premiers appareils pourraient être livrés en 2010, avait indiqué la société en juin.
Avec la technologie française pour la coque, le Brésil construira aussi un sous-marin à propulsion nucléaire mais aura la maîtrise d'oeuvre exclusive du moteur. Une base de sous-marins sera également construite sur la côte, près de Rio de Janeiro.
Ces sous-marins sont construits par les chantiers français DCNS, avec la société espagnole Navantia.
En tout, la France avait prévu de vendre pour 8,6 milliards d'euros d'armes au Brésil, dont 5,2 reviendront directement à DCNS et Eurocopter ainsi qu'à leurs sous-traitants. Une série d'accords bilatéraux entre la France et le Brésil était par ailleurs attendue.
Le Brésil dispose actuellement de cinq sous-marins conventionnels. Le pays a lancé en 1979 un programme de mise au point d'un sous-marin nucléaire, que Lula a relancé l'an passé. Il a annoncé 390 millions d'euros supplémentaires pour ce programme et l'enrichissement d'uranium.
Selon le ministère brésilien des Affaires étrangères, les deux présidents devraient également signer des accords en matière de développement durable, sur la protection de la forêt amazonienne, ainsi que dans le domaine de l'éducation, des sciences et de l'énergie nucléaire.

"Cette crise, on s'en sortira"
Aubry.jpgNicolas Sarkozy, qui est arrivé au Brésil pour participer à son dernier sommet en tant que président en exercice de l'Union européenne, a déclaré que le Brésil devrait jouer un rôle plus important dans les affaires internationales, et qu'il devrait occuper un siège permanent aux Conseil de sécurité de l'ONU.
Le président français, qui prendra après ce sommet quelques jours de vacances avec son épouse Carla Bruni, a également félicité son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour ses efforts visant à sensibiliser la communauté internationale à la préservation de l'environnement, et il lui a demandé de jouer un rôle de leader sur cette question.
Le sommet UE-Brésil devait être dominé par la crise économique et financière. Après avoir connu une croissance de 5,6% en 2008, le Brésil devrait encore bénéficier d'une progression de son PIB (produit intérieur brut) estimée à 3,2% en 2009 par la Banque centrale brésilienne.
Nicolas Sarkozy a défendu lundi la nécessité d'un plan de relance pour faire face à la crise. "Cette crise, on en sortira. On en sortira en investissant davantage, en créant les infrastructures dont on a besoin, en investissant dans la recherche et dans l'innovation, en s'interdisant le protectionnisme, en s'alliant les uns aux autres", a plaidé le président français.

"Lula et moi, on s'est toujours compris"
"Nous ne voulons plus un monde de spéculateurs et nous ne voulons pas que ceux qui nous ont mis dans la situation où nous sommes aujourd'hui soient ceux qui nous expliquent comment on s'en sort. Nous ne voulons pas que les mêmes causes produisent demain les mêmes effets. Lula et moi, on n'est pas du même continent, on n'a pas les mêmes histoires, on n'est pas forcément du même courant politique mais (...) on s'est toujours compris", a-t-il assuré.
Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva devaient notamment tenter d'aplanir leurs différences sur les négociations de Doha dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces discussions se trouvent au point mort depuis l'échec des discussions en juillet dernier sur le volet agricole entre pays émergents d'une part, Union européenne et Etats-Unis d'autre part.
Cette visite sera aussi l'occasion de lancer l'année de la France au Brésil, prévue en 2009.
Nicolas Sarkozy devait ensuite rester jusqu'au 29 décembre au Brésil, pour quelques jours de vacances en compagnie de son épouse Carla Bruni.

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Une vraie dame de France!

Aubry.jpgLes services météo prévoyaient de l'orage sur Rio de Janeiro le temps du déplacement présidentiel qui s'est achevé mardi. Le soleil a brillé pendant deux jours sur la ville et, si tempête il y eut, elle fut médiatique. La presse brésilienne n'ignorait pas que la venue du président Sarkozy allait se traduire par la signature d'un partenariat renforcé entre l'Europe et leur pays et la finalisation de plusieurs contrats, notamment d'armement, qui ont été signés mardi.

Mais ce sont les déplacements de son épouse qui ont mobilisé le plus les journalistes et mis les services d'ordre sur les nerfs. «Elle a quasiment plus de travail que son mari», soufflait un membre de la délégation à la lecture du programme de Carla Sarkozy. Alors que le chef de l'État français et son homologue brésilien présidaient une réunion de chefs d'entreprise européens et locaux, la première dame de France visitait lundi une banque du lait, l'institut Fernandes-Figueira, au centre de Rio de Janeiro.

L'établissement, qui appartient au réseau mondial des instituts Pasteur, collecte le lait maternel pour le redistribuer aux mères qui ne peuvent allaiter leurs nourrissons. Il permet notamment aux enfants dont les mères sont porteuses du HIV de bénéficier des qualités nutritionnelles et protectrices du lait maternel en les préservant d'une exposition au virus.

Carla Sarkozy, qui a été nommée ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida au début du mois, s'est fait expliquer près d'une heure durant le fonctionnement de l'institut. Quelque 140 000 enfants bénéficient de ce programme et de la générosité de 115 000 femmes qui offrent leur lait.

 

Défilé pour l'ex-mannequin

Mardi, tandis que Nicolas Sarkozy assistait à la séance de signatures des contrats industriels et commerciaux, son épouse s'est rendue dans la favela Cantagalo qui surplombe la plage de Copacabana, sous escorte de la police militaire brésilienne. La visite a été organisée par une association qui tente de sortir les enfants cariocas de la misère. Au centre éducatif Criança Esperança, Carla Sarkozy a été accueillie par des enfants lui chantant un «tanti auguri a te», un «joyeux anniversaire» en italien pour célébrer les 41 ans de leur invitée.

Avant de quitter la ville, l'ancien mannequin a assisté à un défilé de vêtements produits selon les préceptes éthiques proposé par une association franco-brésilienne. Moda Fusion souhaite en effet mettre en valeur le savoir-faire des couturières et des brodeuses locales. Se déclarant «enchantée par l'accueil et la gentillesse des cariocas», la première dame de France a promis de retourner à Rio «en voyage non officiel» pour «mieux connaître la ville».

La visite officielle achevée en milieu de journée, les époux Sarkozy ont quitté Rio par avion pour gagner la région de Bahia, où ils passeront quelques jours de vacances avant de regagner Paris. Durant leur séjour, ils fêteront Noël «avec nos enfants, le père de mon épouse et quelques-uns de ses amis, dans un autre endroit du Brésil», a expliqué Nicolas Sarkozy. Pas question de s'étendre sur la polémique que le PS a lancée, s'inquiétant de la vacance du pouvoir en France alors que François Fillon est en Égypte et Nicolas Sarkozy au Brésil. «Penser qu'on ne peut rien faire d'ici à l'heure des nouvelles technologies est complètement absurde», s'est contenté de préciser un membre de la délégation.

Source: Le Figaro.fr

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arrêt de l'analogique et de réutilisation des fréquences

Aubry.jpgFrançois Fillon a approuvé le schéma d'arrêt de la diffusion analogique et le schéma de réutilisation des fréquences libérées par l'arrêt de l'analogique, a annoncé Matignon mardi.

"La publication de ces deux documents au Journal Officiel du 23 décembre 2008 (...) marque une étape importante dans le processus de modernisation de la diffusion audiovisuelle", déclare Matignon dans un communiqué de presse.

Les fréquences libérées par l'arrêt de l'analogique doivent permettre "un enrichissement important de l'offre de télévision numérique terrestre", indiquent les services du Premier ministre, qui précisent que onze réseaux nationaux de TNT pourront être constitués, ainsi que deux réseaux de télévision mobile personnelle.

La totalité des fréquences de télévision de la bande "III VHF" sera réaffectée au développement de la radio numérique terrestre, ajoute Matignon.

Enfin, une partie des fréquences libérées seront destinées au "lancement sur l'ensemble du territoire de services d'Internet mobile à très haut débit", annonce le communiqué.

En janvier, le Premier ministre tiendra une réunion de ministres consacrée au plan "France numérique 2012", pour accélérer sa mise en oeuvre, précise Matignon.

La diffusion analogique cessera définitivement le 30 novembre 2011, au profit du numérique.

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Grâce présidentielle

Aubry.jpgPartiellement gracié mardi par le président de la République aux côtés d'une trentaine de détenus jugés particulièrement méritants, l'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani pourrait très prochainement quitter la maison d'arrêt de la Santé à Paris en bénéficiant du jeu normal des remises de peines.

Ce proche de Charles Pasqua s'est vu notifier mardi un décret de grâce présidentielle qui réduit de six mois sa peine de trois ans d'emprisonnement dans une affaire de corruption, a-t-on indiqué de source judiciaire. La fin théorique de sa détention est ainsi ramenée au 9 octobre 2009, ce qui lui permet désormais de demander sa libération conditionnelle ou un aménagement de peine, a-t-on expliqué de même source.

Définitivement condamné depuis le rejet de son pourvoi en mars dernier par la Cour de cassation, Jean-Charles Marchiani, 65 ans, est incarcéré depuis le 26 mai dernier. Il avait par ailleurs effectué six mois de détention provisoire dans ce dossier. Si l'on y ajoute les six mois de grâce, il a "effectué" 19 mois de détention, soit plus de la moitié ce qui lui permet de demander une libération conditionnelle.

Dès le mois d'avril, il avait sollicité une grâce présidentielle, invoquant notamment les services rendus à la République lors de la libération des otages du Liban en 1988. Mais Nicolas Sarkozy s'était d'abord montré hésitant, déclarant le 14 avril dans un entretien télévisé: "On me demande de rayer d'un trait de plume ce que la justice vient de décider, ce n'est pas rien"...

L'Elysée n'a pas fait de commentaire sur le cas précis de M. Marchiani mardi mais la présidence a annoncé dans un communiqué que "par décrets de ce jour, (Nicolas Sarkozy) a accordé une grâce individuelle à 27 personnes condamnées". Et de préciser que ce chiffre recouvre "22 grâces partielles et cinq grâces pour le reliquat de peine, soit cinq sorties immédiates". "Les mesures de grâce sont motivées par les actes de courage ou de bravoure dont les intéressés ont fait preuve pendant ou avant leur détention, ou par des efforts exceptionnels de réinsertion", précise le service de presse.

Opposé aux grâces collectives, ayant supprimé celle du 14-Juillet depuis son arrivée à l'Elysée en mai 2007, Nicolas Sarkozy avait demandé en novembre à la ministre de la Justice Rachida Dati de lui fournir une liste de 40 détenus particulièrement méritants qui pourraient bénéficier de grâces individuelles à l'occasion des fêtes de fin d'année. Cette initiative a tout de suite été interprétée comme un moyen déguisé de gracier l'ancien préfet.

Evoquant le 11 décembre dernier la possibilité que M. Marchiani bénéficie d'une mesure de grâce exceptionnelle, la CGT-Pénitentiaire avait estimé que "les critères de méritocratie du pouvoir sont bien particuliers". "Quel acte de bravoure que de séjourner dans le quartier VIP (personnalités, NDLR) de la prison de Paris-la-Santé!", s'indignait le syndicat, dénonçant des "pratiques scandaleuses".

Dans un courrier à la garde des Sceaux rendu public par l'Elysée en novembre, M. Sarkozy expliquait vouloir récompenser les condamnés qui "font preuve d'une détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle, à rechercher un emploi ou à suivre des soins pour que leur sortie se déroule dans les meilleures conditions" ou d'autres qui ont fait "par leur comportement à l'occasion d'une situation particulière, la preuve d'un courage ou d'une solidarité exemplaire".

Jean-Charles Marchiani comparaît par ailleurs actuellement devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de vente d'armes présumée illicite vers l'Angola.