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mardi, 04 novembre 2008

Quel changement pour les Etats-Unis d'Amérique?

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Rarement une élection présidentielle américaine aura suscité tant d'intérêt. Il faut sans doute remonter au duel Kennedy-Nixon de novembre 1959 pour trouver un tel engouement. L'une des causes de celui-ci est inchangée, malgré le demi-siècle écoulé. Aujourd'hui comme hier, l'un des deux candidats est jeune et doué d'un charisme personnel exceptionnel. Mais, avec Barack Obama, il y a une dimension supplémentaire par rapport au vent de fraîcheur que John Kennedy apportait après huit années de mandat du vieux général Eisenhower. Obama, c'est le monde de demain, la civilisation métisse récemment décrite par Jean-Claude Guillebaud. Son élection ne serait donc pas seulement un changement de génération et un virage politique par rapport aux calamiteuses années Bush, ce serait, du seul fait de ses origines et de la couleur de sa peau, une rupture radicale dans les traditions de l'Amérique et même du modèle occidental. Tout ce que l'Amérique compte de fanatiques du Ku Klux Klan et autres racistes et cinglés des armes à feu ne s'y trompe d'ailleurs pas et commence à rêver d'ajouter Obama à son tableau de chasse, où figurent déjà Lincoln (lui aussi parlementaire de l'Illinois), Martin Luther King et des milliers d'anonymes.

La crise économique et financière constitue évidemment un terrible boulet pour tout candidat républicain qui doit assumer le bilan de son prédécesseur ainsi que l'héritage d'une doctrine libérale en état de catalepsie.
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En France, on ne manquerait pas de ressortir la vieille plaisanterie selon laquelle, dans de telles circonstances, une chèvre avec une étiquette démocrate serait élue. Et, pourtant, de nombreux observateurs qualifiés de la vie politique américaine estiment encore, à la veille de l'élection, que rien n'est joué. Car trois incertitudes demeurent.

La première est « l'effet Bradley », du nom du candidat noir au poste de gouverneur de Californie en 1982 qui fut battu par un Blanc alors que obama_mccain1.jpgles sondages lui donnaient une large avance. De même, à Chicago l'année suivante puis à New York en 1989, il y eut 10 points d'écart entre les sondages et le résultat des votes en faveur du candidat noir à la mairie. Il n'est pas sûr, donc, que les 6 à 8 points d'avance d'Obama dans les sondages constituent une marge suffisante. La deuxième incertitude tient à l'influence du vote religieux : entre l'invraisemblable inexpérience de Sarah Palin et son discours ultrareligieux, lequel des deux facteurs l'emportera ? Il est difficile de le dire. Enfin, la loi électorale et sa fameuse règle « winner-take-all » qui veut que, dans chaque Etat, le vainqueur emporte les voix de tous les « grands électeurs », est aujourd'hui comme hier une forte source d'imprévisibilité. Cette règle, comme on l'a vu en 2000 entre Bush et Gore en Floride, peut faire dépendre le résultat final d'un duel serré dans tel ou tel Etat particulier.

 

NOTA:La grande soirée résultats présidentielle Américaine Jeunes Populaires, ce soir a partir de 22h00 au palais "M" à paris.

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11:25 Publié dans Réactions sur l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, populaires, jeunespop78, ump, ump78, versailles, yvelines

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