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dimanche, 23 mars 2008

LES DESSOUS DES EMISSIONS DE POLITIQUE A LA TELEVISION

Sortie exceptionnelle pour événement exceptionnel : la onzième circo se déplace à l’émission du 17 mars de Mots Croisés sur France 2.

Le thème de l’émission : « Municipales : et après ? »

Des deux côtés, des vainqueurs du premier tour : Copé pour l’UMP, facilement réélu maire de Meaux, et François Rebsamen, réélu facilement aussi maire de Dijon.

Et une série de journalistes, experts, commentateurs : Nicolas Domenach, Hélène Jouan, Roland Cayrol, Jérôme Jaffré, Jean Viard.


Le lundi suivant le 2e tour des municipales (17 mars), j’ai eu la chance d’assister à l’enregistrement de l’émission « Mots Croisés » présentée par Yves Calvi.

Premier constat : le plateau sur lequel on enregistre une émission ressemble vraiment à un chantier, loin de l’image qui est renvoyé par la télévision. Et il y a un nombre de techniciens très important !

Deuxième constat : Yves Calvi est vraiment aussi sympa qu’il en a l’air à la télé. Il arrive un peu avant le début de l’enregistrement, salue le public, les invités….raconte quelques blagues pour détendre l’ambiance, enregistre le clip qui sera diffusé juste avant l’émission pour retenir le téléspectateur tenté de zapper à la fin du prime time.

Attention, ça va démarrer !

 

Le thème de l’émission : « Municipales : et après ? »

Des deux côtés, des vainqueurs du premier tour : Copé pour l’UMP, facilement réélu maire de Meaux, et François Rebsamen, réélu facilement aussi maire de Dijon.

Et une série de journalistes, experts, commentateurs : Nicolas Domenach, Hélène Jouan, Roland Cayrol, Jérôme Jaffré, Jean Viard.

 

Deux grands axes à la soirée : quelles conséquences pour la majorité après cette défaite ? Que va faire la gauche avec sa victoire ?

Ce qui est clair d’emblée, c’est qu’on ne va pas « vendre » un rééquilibrage dans cette émission. Les chiffres sont lourds : nombre de villes perdues, ténors KO (Darcos, Perben, Kosciusko-Morizet…). D’ailleurs Copé continue dans sa position affichée la veille : la droite vient de subir une défaite. Il faut en tirer les conséquences…

Là où c’est intéressant, ce sont les conclusions qui en découlent : évidemment, la gauche tire sur la politique injuste et inefficace du gouvernement depuis 1 an, et (presque) tout le monde s’accorde sur la mauvaise image renvoyée par le président depuis quelques temps (président bling-bling, vacances de star, mariage avec le show-biz, en complet décalage avec le malaise des Français sur le pouvoir d’achat entre autres)… Seul Copé le défend, sans doute un peu malhonnêtement quand il prétend que durant toute sa campagne à Meaux, il n’a pas entendu ce genre de remarques…Le militant, que je suis, sent bien qu’il y a un peu de ça aussi dans cette défaite….

Mais l’analyse de Copé est intéressante : les Français ne souhaitent pas que s’arrêtent les réformes, mais qu’elles s’accélèrent ! Et effectivement, c’est confirmé par certains sondages. JFC en profite pour proposer une nouvelle approche qui implique davantage les parlementaires dans les réformes. Pas mal vu de la part du président de groupe UMP.

 

Ensuite, les conclusions à en tirer pour la gauche. Tout d’abord, mon sentiment c’est qu’il n’y a pas trop de triomphalisme chez Rebsamen – et c’est appréciable. Evidemment, c’est un succès, et ils attaquent le paquet fiscal et les franchises médicales…En synthèse, cette victoire s’expliquerait d’abord parce que leurs élus font bien leur boulot au niveau local, et ensuite parce que la droite est sanctionnée. Analyse pas stupide…

Mais ce que tout le monde sent bien tout autour de la table, c’est qu’il ne faut pas que la gauche refasse après cette victoire le même statut quo que suite aux régionales de 2004… Une idée que je trouve intéressante : la gauche ne serait performante que pour les élections locales, et la droite pour les élections nationales. Et pourquoi ? Parce que les élus de gauche ne souhaiteraient pas avoir le pouvoir national, cela rendrait plus dur leur élection au niveau local… Grosso modo, le principe serait : c’est quand on ne fait rien qu’on remonte dans les sondages (cf. Sarko depuis 2 mois ou Chirac en pleine cohabitation) et qu’on gagne une élection. Mais peut-être un peu simpliste.

 

En tout cas, cette victoire est une bonne base pour reconstruire au prochain congrès du PS. Le débat stratégique, c’est le dilemme entre le choix des idées ou le choix des personnes. Tout le monde est d’accord sur le fait que Delanoë sort renforcé de son élection à Paris…

 

Bref, une bonne émission politique qui a abordé pas mal de sujets… A la fin, il reste beaucoup à dire mais les débats ont été intéressants, parfois accrochés avec un Jean-François Copé en pleine forme qui ne se laisse pas impressionné facilement et a souvent une bonne répartie. Evidemment, Rebsamen est plus discret, mais un lendemain de victoire, il n’a pas grand-chose à défendre, son boulot est plus facile. Et une bonne note à Yves Calvi qui anime les débats mais laissent largement s’exprimer ses invités. Ce qui nous change pas mal d’une Arlette Chabot ou d’un Olivier Mazerolle qui apportait la question et la réponse.

 

Enfin, après une bonne émission, tout se finit autour d’un cocktail offert par France Télévision ! Comme dans tous les villages gaulois en somme…

 

Laurent Channon

01:35 Publié dans Paroles de Jeunes Pop' | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mots-croisés, après municipales, analyse, municipales 2008, jeunespop, yvelines, ump